Posted on November 22, 2009
Filed Under 2009, auteur-autorité, connaissance en cours de construction, didactisation | |

A partir d’une page publiée par un auteur sur un site web, on peut questionner les liens entrants et sortants, repérer et consulter les liens qui conduisent à des informations de profils. On peut aussi interagir avec l’auteur. Cette interaction incarne l’auteur qui n’est plus seulement son texte ou un profil mais qui devient alors un sujet, un individu, une personne. Il perd aussi son caractère d’anonyme ou de non signataire du texte.

Cette interaction pose la question implicitement du site de publication sur lequel est publié le texte : un blog, un site collaboratif, un site institutionnel etc. A noter que je ne prends pas en compte s’il s’agit d’un forum ou d’un webservice ou d’archives de listes etc. mais uniquement des sites qui permettent la publication et pas seulement l’interaction et la communication.

Laisser un moyen de communication visible sur la plateforme de publication c’est implicitement s’engager à y répondre dans un temps acceptable qui est différent selon le mode de communication.

Les moyens d’interaction sont connus : le mail, les formulaires de contact, les commentaires, les réseaux sociaux. Laisser l’un plutôt que l’autre est un choix de l’auteur ou de l’éditeur. Chacun de ces outils renvoie à des modes de communications différentes.

Une adresse mail renvoyant à l’auteur lui-même induit un contact personnel direct et donc une communication privée asynchrone. Mais un mail personnel peut aussi renvoyer au propriétaire du site (qui peut ne pas être l’auteur), à l’administrateur (celui qui en assure le bon fonctionnement en backend), voire à la maintenance, voire à l’hébergeur.

Une adresse mail peut aussi renvoyer à un collectif qui répondra au nom du collectif ou se chargera de faire transiter le mail. Il y a donc, entre l’auteur et le lecteur un filtrage du message.

Enfin une adresse mail a un nom de domaine :

-Il peut renvoyer à un domaine professionnel ou non ce qui renvoie au cadre dans lequel est publié le texte. Il s’agit d’un texte professionnel sur un site professionnel par un professionnel.

– Il peut renvoyer à un domaine lié au site ce qui renvoie à la professionnalité du site.

– Il renvoie à un domaine grand public (gmail, laposte, hotmail etc.) ce qui implique donc une plus grande proximité de l’auteur mais le rend tributaire de l’iimage véhiculée par ce domaine.

Outre le mail, il peut y avoir également un formulaire de contact, voire plusieurs selon la nature des messages à envoyer. Il s’agit là aussi d’un intermédiaire entre l’auteur et le lecteur, un intermédiaire technique. L’auteur peut être le premier à le lire mais il peut se cacher derrière le processus technique pour différer ou ne pas répondre. C’est une souplesse qu’il s’accorde.

L’auteur peut aussi laisser une adresse postale, ce qui va renvoie au mail sauf pour l’instantanéité de la réponse. Il faut acheter un timbre, une enveloppe et l’amener à la boite, ce qui est désormais plus mal vécu en ces temps d’immédiateté.

Il peut aussi laisser un numéro de téléphone portable ou fixe ou un identifiant de messagerie instantanée (skype, msn ou autre). L’usage de l’un ou de l’autre ou les deux n’est pas anodin.

Cela dépend de la connexion au service et La synchronicité absolue n’est finalement envisageable qu’avec le seul téléphone fixe. Laisser un identifiant skype ne garanti pas que l’auteur s’y connecte tous les jours, tout le temps.

On retrouve dans ce type de communication les distinctions entre professionnel et personnel vu à propos du mail.

Le blog a généralisé un autre type de contact, le commentaire. C’est un échange entre l’auteur et le lecteur à propos d’un texte en particulier.  L’aspect le plus important à noter est que la communication devient publique et se déroule selon des règles publiques marquées par une plus grande distance. Cette publicité de la publication pourra permettre des échanges entre commentateurs. Certains commentaires ou échanges sont parfois plus intéressant que le texte lui même.

Il peut être intéressant de noter en premier lieu s’il y a beaucoup de commentaires en général (reconnaissance, influence, audience au choix)

Il peut aussi être intéressant de noter la fréquence de réponse de l’auteur qui va aussi dépendre de la quantité de commentaires qu’il reçoit (allez voir les billets de maître Eolas, la quantité de commentaires, et l’engagement professionnel de son auteur). Est-ce que l’auteur répond à tous dans un commentaire individualisé ou grappé ; à quelques uns ;  rarement ; jamais.

Quand il répond, l’auteur fait plutôt des commentaires phatiques ou de convenance ou alors cela lui permet-il de préciser sa pensée ou de débattre avec un commentateur.

Dernier mode de communication proposé sur un site, le renvoie vers des status sociaux (twitter, facebook) qui demandent une inscription et une réciprocité de relation pour permettre de prendre contact avec l’auteur. Alors que le commentaire centre sur le texte, les status centrent sur l’auteur et sur la relation que l’on veut établir. On passe d’un temps court à un temps long.

Tous ces modes de communication permettent de connaître un peu mieux qui est l’auteur. ils permettent également d’approfondir avec lui  le texte ou ce qu’il sait. ils ne sont pas un élément de validation d’un texte mais ils permettent d’avoir une idée de la personne avec qui on échange.

Posted on December 2, 2009
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Après la première séance sur les moteurs du web, nous travaillons la séance suivante sur la mise en place de ce que nous attendons de la prise de notes des élèves (Une quinzaine de minutes). Le reste de la séance est consacré au travail de recherche. La séance suivante est la continuation de ce travail. Je ne m’étends pas sur cette activité pour l’instant.

Le quatrième temps fort (brainstorming et questionnement, choix d’un moteur, prise de note) est consacré au retour au CDI. C’est ainsi que nous l’annonçons aux élèves. Désormais, ils pourront aller sur internet mais sans utiliser les moteurs du web. Donc soit en utilisant le moteur de recherche du CDI que nous allons présenter, soit parce qu’ils ont l’adresse d’une page précise à consulter, soit pour une source identifiée (par exemple un journal).

Sur l’usage du terme ‘moteur’

Dernier point, nous utilisons bien le terme de moteur de recherche du CDI  et non celui de logiciel documentaire. La différence de vocabulaire est importante :

– en terme d’identité d’outils (cf. plus bas)

– en terme d’identité de l’espace de ressource appelé CDI , considéré comme un espace de ressources construit intellectuellement alors que google interagit
également sur un espace numérique qu’il construit automa-tiquement. cette conception renvoie à l’idée que chaque espace a son outil de recherche et s’appuie sur une politique de construction de l’espace ;

– en terme d’image renvoyé par le mot logiciel. Le terme de logiciel renvoie à un usage ancien statique alors que celui de moteur renvoie plutôt à un service dynamique (statique/dynamique au sens de langages informatiques). La différence est importante car le second sens renvoie à l’idée centrale de base de données.

– en terme d’image renvoyé par le mot documentaire qui renvoie à des fonctionnalités de gestion du CDI et non à des fonctionnalités de recherche. Là aussi le couple statique / dynamique peut s’appliquer, au sens courant de ces deux termes.

Point de formation

Ensuite, en salle info, avec un vidéo projecteur, nous présentons le moteur de recherche du CDI en parallèle avec Google. Les deux outils sont ouverts ensemble. Nous voulons par ce moyen leur montrer l’identité des deux outils (base de données, données, mots clés, requête, moteur, page de résultats, notices) pour arriver à montrer les avantages d’une recherche locale.

Nous allons naviguer de l’un à l’autre pendant la durée de la présentation.

– Premier point, les différents onglets sont autant de modes de recherche comme on peut en trouver dans google entre la recherche standard et la recherche avancée ;

– nous montrons ensuite les trois opérateurs booléens ET OU SAUF en écrivant la requête dans les deux moteurs de recherche. Nous utilisons classiquement les ensembles pour montrer la différence entre les différents opérateurs ainsi que l’histoire du sac de billes. Au final, nous obtenons une requête identique que nous allons tester.

– nous lançons la recherche sur le moteur du CDI et nous présentons la page de résultat obtenue avec le nombre de résultats, le rappel de la requête formulée sous forme d’équation et les notices.

– nous comparons ensuite cette page de résultats avec celle de google. Le nombre de résultats n’est pas à la même échelle, l’occasion pour nous de rappeler que nous ne travaillons pas sur la même base de données, ni sur le même espace : espace du CDI contre web de surface.

– vient ensuite l’analyse d’une notice en deux temps, celui de la pertinence et celui de l’accessibilité.

En ce qui concerne la pertinence, Nous insistons sur trois points :

* la facilité de trouver des informations sur l’auteur et la date de publication – ceux sont deux points importants sur lesquels nous avons mis l’accent dans la prise de notes. Il s’agit aussi de deux informations difficiles à trouver sur une page web immédiatement quand elles ne sont pas absentes ;

* la mise en avant du résumé comme résultat d’une production humaine fruit d’un processus intellectuel opposé à la construction formelle faite par un robot. la marque de cette construction automatique, c’est les points de suspension ;

* enfin les descripteurs que nous définissons comme des mots clés qui disent la même chose que le résumé. Nous insistons auprès des élèves pour repérer et noter les descripteurs dont ils pourraient se resservir soit pour ajouter soit pour exclure dans leurs recherches.

Sur l’accessibilité, nous indiquons d’abord qu’il vont devoir se lever pour accéder aux archives et non cliquer sur un lien. Manière comme une autre de marquer que le clic renvoie à l’accès au document (pas inutile à rappeler, je pense).

Ensuite, nous indiquons biens aux élèves qu’il faut bien noter toutes les informations d’accessibilité et nous prenons comme exemple l’histoire du monde. De toutes manières, ils comprennent vite quand ils se cassent le bec devant les archives.

Point d’activité des élèves

Ce point a duré une vingtaine de minutes. Nous laissons alors les élèves chercher en posant deux contraintes : avoir un document à lire dans les 10 minutes et commencer la prise de notes. nous intervenons si nécessaire.

Point de formation

Les cinq dernières minutes les élèves sont regroupés et nous leur demandons alors la différence qu’ils ressentent entre l’usage google et l’usage du moteur du cdi.

Les réponses que nous n’avons pas inventé même si elles n’apparaissent pas forcément de cette manière :

– plus grande facilité pour trouver quelque chose

– plus grande pertinence

– plus grande fiabilité

Nous concluons alors sur la fonction prescription qui est lié à ce moteur de recherche du CDI.

– Nous achetons ces notices ou nous les construisons et ce ‘nous’ c’est les documentalistes

– Nous achetons les abonnements, les livres, nous sélectionnons les pages web selon les élèves (lycées, 15-20 ans, disciplines etc.) dans le cadre d’un établissement scolaire et donc d’une politique. Nous prescrivons ainsi ce qui peut être lu. La marque de cela, c’est la notice que propose la page de résultat du moteur de recherche du CDI.

Et pour conclure nous finissons sur l’histoire du malade et du médecin.

Posted on December 7, 2009
Filed Under liens | |

Vous le savez surement, le Bouillon est passé en mode collaboratif. Grâce à l’exceptionnel Étienne, nous avons un outil unique et gratuit permettant une veille collaborative décentralisée, sans changer les habitudes des veilleurs, à base d’agrégateurs et de fils rss ! Une vingtaine de veilleurs (merci à eux!) fait donc l’effort de trier tous les jours dans le foisonnement des informations liées à l’info-doc et au numérique (voir les thématiques et l’équipe des veilleurs). Seulement voilà, c’est bien connu : trop d’info tue l’info, l’infobésité guette les bibliothécaires gourmands que vous êtes ! C’est pour ça que nous avons proposé conjointement à la version intégrale du Bouillon une version allégée logiquement nommée le NECTAR. Après quelques semaines de rodage, la formule nous semble très bien fonctionner ! Concrètement, le Nectar c’est les liens les plus partagés par l’équipe des veilleurs du Bouillon dans les 2 derniers jours. Pour chaque article, vous saurez qui l’a recommandé et vous pourrez cliquer sur son nom pour en savoir plus sur le veilleur. Vous pouvez suivre le Nectar de 2 manières :

Fil rss Courriel

Attention si vous êtes déjà abonnés au Bouillon par mail, vous devez vous en désabonner puis vous réabonner au Nectar par mail. N’hésitez pas à combiner vos modes de veille, par exemple en prêtant un regard occasionnel et ponctuel au Bouillon intégral par twitter, (twitter est très bien pour çà, surtout avec un echofon sur firefox) ET une attention plus forte au Nectar! (normal c’est du concentré ! ;-)

Bibliobsédés


Bouillon 2.0Le Bouillon des Bibliobsédés a pour objectif de contribuer à l’information et la formation de tous ceux qui s’intéressent au métiers de l’information documentation et souhaitent en suivre les évolutions et mieux comprendre les mutations engendrées par le numérique. Le Bouillon des bibliobsédés entend susciter pour les thèmes qui entrent dans sa ligne éditoriale des conversations par une très large dissémination des liens jugés pertinents par les veilleurs, pour un usage personnel ou collectif. Le Bouillon c’est une vingtaine de veilleurs attentifs à diffuser des articles de qualité, pour vous. Le Bouillon a été diffusé pendant un an par Silvère Mercier, alias Silvae, alias le Bibliobsédé avant de devenir un projet collectif. Le Bouillon s’adresse à la communauté de l’information documentation et à tous ceux que ces thèmes intéressent. Notre devise : « le bouillon, c’est bon, et ça se sait ! » :-) Le Bouillon est un concept, ce n’est pas un site, mais un service, un flux, une conversation. Le Bouillon est gratuit et proposé dans un but non commercial, il repose sur la libre volonté des participants. Pour tout savoir sur le Bouillon, connaître les thèmes de veille, savoir comment suivre le bouillon consultez cette carte ! ScreenShot007

Posted on January 9, 2010
Filed Under centres d’intérêts, compétences & savoirs être, pratiques web | |

Petite réflexion qui m’est venu d’une discussion que j’ai eu avec la formatrice de Nantes, cette semaine. Attention billet nostalgique ; suicidaire, passer votre chemin !

Je me sens comme Moïse ! Et ce « je » est celui de ma génération, pas uniquement un moi individuel : celle des geek digitals migrants qui imprime le web actuellement.

J’ai vraiment l’impression que nous sommes une génération charnière entre deux mondes, deux cultures fondamentalement différentes, celle du livre écrit et celle du digital hyper-méta-médiatique.

Je suis du livre et toute ma vie, malgré les évolutions technologiques, malgré mon empathie avec les technologies de l’information, malgré mon envie d’être toujours du dernier cri je resterai de ce monde là. Tout simplement parce que ce monde, c’est Stevenson et Camus ; London et Tolstoï et Buzzati, Dick et tous les autres ! Des gens que j’ai aimé !

Je suis comme Moïse, je suis égyptien. Derrière moi, je sens les chars de mes anciens amis tiré par leurs chevaux hadopi. Je comprends ce qu’ils disent même si je ne le supporte plus, tout simplement parce que je sens confusément que c’est le passé qui me poursuit ! Non pas ce passé sublimé des écrivains mais celui du contrôle social lié à la rareté de l’information : le monde du livre.

Les gens que j’accompagne, des enfants. Je voudrais  qu’ils soient libre et pour cela, il faut qu’ils aient des lois. Ces lois, je pense, sont la quintescence de ce monde du livre que je porte en moi (distance, critique, évaluation…) Je crois que c’est notre devoir de génération de leur transmette ça. Même si en descendant de la montagne, je les verrai adorer Google !

c’est dingue comme les deux oo rappelle les aa de Baal !

Et je suis là devant la terre promise que je ne foulerai pas. J’en sens les odeurs, je devine les forme, mais cette culture qui est en train de se construire, je n’y participerais jamais vraiment.

Je viens d’un monde ancien et je découvre un monde nouveau. Je suis un passeur, Moïse !

Posted on June 7, 2009
Filed Under 2009, Formation, animation, info-documentation, métier, portfolio | |

La dernière formation de cette année 2009 à l’URFIST de Rennes (veille, identité numérique, évaluation de l’information) était consacré sur la conception et l’animation d’une formation à la recherche d’information.

Elle était animée par Hervé Le Men sur deux jours. Il s’est présenté comme bibliothécaire, formateur et acteur de théâtre : « en tant que formateur, il faut aimer le regard des autres sur soi » (citation approximative).

J’apprécie que quelqu’un du métier énonce de manière aussi franche ce qui fait finalement la spécificité d’un enseignant : le regard des autres. Un bon enseignant est donc d’abord un professionnel qui sait occuper l’espace avec son corps et qui sait gérer l’usage de l’outil, le groupe, l’espace, et son discours dans le même temps.

Il ne faut pas le répéter mais on fait un boulot physique !

Cette formation a été l’occasion d’une rencontre inattendue pour moi, enseignant documentaliste (et aussi pour les autres DOCCDI) , celle des BIBSCD (biblitohécaires de Service commun de documentation). Elle a aussi été l’occasion de prendre conscience, dans l’action, de qui nous sommes finalement, nous les documentalistes.

La rencontre inattendue : nous étions avec des cousins BibSCD pour qui cette formation étaient finalement prévues. Nous étions quelques DOCCDI, dont MaSoSoàMoi et la première partie de la formation nous a géné un peu.

Pour Hervé Le Men, l’entrée devait se faire par le service et par la valorisation du fond alors que nous nous positionnons clairement, DOCS CDI, dans l’apprentissage. Ce sentiment d’incompréhension a été levé quand nous avons discuté lors de la pause de nos spécificités respectives. Finalement deux mondes se découvraient.

Les SCD se préoccupent depuis peu de pédagogie car ils ont un service à rendre à des étudiants (apparemment peu attentifs). Et l’enjeu pour eux, dans un contexte de LRU, est clairement de survivre ! Car désormais, rien n’empêche un directeur de récupérer des locaux, voir de supprimer la bibliothèque s’il a besoin d’espace ou de postes (si j’ai bien compris). Alors que nous, nous devons nous battre (pour l’instant mais je n’ai aucune illusion sur l’avenir de notre métier) pour conserver et améliorer cette spécificité pédagogique qui fait notre force. Car c’est une force, nous nous en sommes rendu compte pendant cette formation !

Le point commun à nos deux publics : un manque de crédibilité et de légitimité. Nous n’avons pas l’histoire derrière nous et nous ne pouvons qu’espérer une légitimation institutionnelle locale et nationale. Ce qui incite le formateur a clairement travailler l’aspect marketting du métier. Tout est donc dans la mise en scène à destination de l’institution. Pour le reste nous ne sommes pas si éloigné que ça !

La question finalement qui se pose : doit-on ruser, aller dans le discours institutionnel du service à l’usager avant tout, au détriment d’y perdre notre âme pour pouvoir affirmer un rôle pédagogique ou au contraire doit-on revendiquer un statut pédagogique (nous l’avons en docscdi mais que vaut-il exactement ?) avec un programme, des qualifications scientifique (sciences de l’information, de la communication, de la documentation), des temps définis et des élèves ? Cette problématique étant à moduler selon nos deux publics.

J’ai parlé de rencontre inattendue mais aussi de prise de conscience. Elle est d’une banalité sans fond : nous sommes des enseignants (DOCSCDI). Nous construisons des séquences, des séances, avec des objectifs, et nous scénarisons l’animation de nos séances. Nous savons, tous, puisqu’on est tous passé présenter une séance, faire une formation à la recherche d’information.

Nous avons donc une compétence pédagogique que  les BIBSCD recherchent. L’impression que j’ai eu est qu’il se trouve face au même dilemne qui nous a agité il y a une quinzaine d’année, au moment de l’informatisation du fonds. Comment faire en sorte que les élèves (étudiants) accèdent, via le logiciel documentaire, au fonds documentaire ? Nous n’avons pas résolu cette question, loin de là, mais au fur et à mesure de nos essais (et en grande partie de nos échecs) d’autres questions se sont greffées du genre que peut-on faire avec Internet ?

Alors les CDI doivent-ils devenir des services ou les SCD doivent-ils acquérir une compétence pédagogique affirmée et un contenu disciplinaire ?

Il y a probablement des choses à inventer entre nos deux publics et des interconnexions à faire.

Posted on December 18, 2009
Filed Under animation, politique documentaire | |

Nous avons fait une activité assez sympa en cette veille de Noël avec Claudie.

Nous avons proposer à des élèves de secondes de s’offrir les uns aux autres des plaisirs de lecture. Il s’agissait, après un tirage au sort, de faire échanger deux élèves autour de leurs attentes et de leurs goûts. Il s’agissait donc de faire de la relation. Après ces échanges, ils devaient s’offrir un livre, issu du CDI, sous forme de prêt, avec cet objectif de faire plaisir  au camarade. Nous pouvions bien entendu les guider dans leurs choix.

7 classes sont passés au CDI. On ne pouvait pas faire plus. Il doit bien exister une exponentielle quelconque qui est le résultat d’une règle invisible qui doit postuler que on ne peut pas prêter plus d’un certain pourcentage du fond. Voire !

Alors effectivement, on pouvait s’attendre à tout, y compris des détournementsde l’activité. Certain avaient prévenu, ils allaient s’offrir d’énormes pavés illisibles.

Sauf que, tous on joué le jeu ! Et quand vous voyez une classe, réputée dure, lire pendant une demi heure, en silence, les cadeaux offerts, c’est que quelque chose est passé. Mais quoi exactement ?

Revenons sur cette notion « offrir un plaisir de lecture » et sur ce qui motive cette activité.

En premier lieu, Noël est aujourd’hui le temps de l’overdose d’objets (si vous avez des enfants, vous allez comprendre rapidement). L’objet est devenu synonyme de dire ‘je t’aime’. Mais ce qui importe c’est la relation que crée l’objet, pas l’objet en lui-même. C’est comme si l’objet était devenue le réceptacle de l’affection et non celui à qui on l’offre !

Ensuite les étagères des CDI sont couvertes d’objets qu’on appelle livres, qui sortent parfois mais qui surtout prennent la poussière gentiment. Peut être un problème d’offre et de demande. On a commencé à remédier à cela. Dans tous les cas, la valorisation du fonds devient un impératif.

Enfin, nous sommes entré, en partie avec internet, dans une société de service et de flux qui va à l’encontre de la possession d’objet. L’objet devient un moyen pour réaliser un service.

Et puisqu’on parle de service, le CDI aussi est un espace de services, dont fait, entre autres, partie le prêt. L’objectif est alors d’agréger autour de ces services des communautés d’usagers. Le prêt peut alors un considéré comme un moyen pour faire du lien.  Et pour fédérer une communauté, rien de mieux qu’un temps festif.

Pour en arriver à cette conclusion qui peut paraitre évidente : un livre est fait pour être lu et quand on offre un livre, ce n’est pas un objet que l’on offre, c’est une relation entre deux personnes. L’objet n’est plus le centre de la relation, il en est le moyen. La possession n’a donc plus de lieu d’être !

Ce que l’on offre dans un livre c’est un plaisir de lecture et une obligation, celle d’essayer de le lire !

Posted on February 21, 2009
Filed Under Acquisition de connaissances, Veille, pratiques web | |

keymi oeil place gaillard tramway

Les billets de cette série s’inscrivent dans un atelier que je prépare. Ils sont le fil directeur de la formation que je vais animer.

Pour moi, il n’y a pas de veille qui ne s’appuie sur un socle de connaissances établi. Donc, si une nouvelle question, éloignée de ses propres connaissances surgit, la première démarche est d’acquérir une culture de base du sujet.

En règle générale, un bon livre ou plusieurs, des articles de périodiques, des recherches en bibliothèque ou des recherches sur un moteur généraliste vont permettre d’acquérir cette connaissance de base. La consultation d’une encyclopédie est également de cet ordre. L’objectif est d’acquérir rapidement un savoir de base.

Nous ne sommes pas encore dans la veille à ce stade-là mais plus dans un moment d’apprentissage « initial » par opposition à un apprentissage continu que serait la veille.

Temps court et intense de l’acquisition d’une culture initiale et temps long de l’apprentissage continu se complètent et interagissent l’un avec l’autre.

Veille et apprentissage sont donc intimement lié au temps. Le temps incontournable de l’apprentissage et le temps consenti à veiller en rapport aux autres temps (professionnels, personnels).

Ce qui découle également pour la veille, c’est une dimension métier » incontournable. On veille sur un sujet, une thématique, un domaine que l’on connait. Et dans le cadre professionnel, c’est typiquement le métier que l’on fait. Un veilleur est donc un spécialiste métier.

Ce qui découle également, c’est que la veille est un processus individuel puisqu’il s’appuie sur une histoire singulière (un apprentissage est toujours individuel). Deux collègues d’une même structure, d’un même métier, ne veille pas de la même manière et ne collectent pas la même information au même moment. D’où l’importance de relier les individus.

On peut donc être un veilleur averti, maitriser compétences et outils mais on ne peut veiller que sur ce que l’on connaît et ce que l’on connait est le résultat d’un processus individuel unique.

Enfin, si la veille est un apprentissage continu qui a une dimension métier, alors, de tous temps, les personnes ont fait de la veille.

Posted on June 6, 2009
Filed Under 2009, Formation, portfolio | |

Cette année, pour la première fois, j’ai participé aux formations dispensées par l’URFIST de Rennes.

Une URFIST (Unité régionale de formation à l’insformation scientifique et technique) a “pour mission la  formation des usagers aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Ils déploient  également une activité de veille et de recherche…” (blog des urfist)

Cette URFIST est animée par Alexandre Serres et Marie-Laure Malingre  et elle propose pour les  professionnels de l’info-doc des formations gratuites et d’une très grande qualité pédagogique et  scientifique.

Cette année j’ai eu la chance de participer à quatre d’entre elles, ce qui a été l’occasion, en plus des apports, du dispositif et de l’expérience proposée de twitter certaines d’entre elles.

Avant d’en faire le descriptif, un petit mot  sur le Sauna de l’URFIST, la salle de formation où la température, l’après midi doit dépasser les trente  degré en toute saison. Un désagrément sans conséquence eu égard aux apports.

à suivre…

Bonne année 2010

Je me joins au grand René pour vous présenter mes meilleurs voeux 2010.

Le grand rené est l’éphémère réalisation d’élèves du lycée où j’officie. Il était tellement touchant, tendre et plein de grâce que je vous offre sa photo, dernier témoignage de sa vie de bonhomme de neige !

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