Archive for the ‘Système d'information’ Category

Beaucoup de monde parle aujourd’hui de la génération Y, des digitales natives, de la génération x etc. C’est à dire les différentes générations qui se retrouvent sur le web aujourd’hui et qui s’échelonnent de 12/13 ans à 45 ans ++.

J’ai vu ces trois générations passer dans le CDI où je travaille et j’ai donc vécu les difficultés et les débats liés à l’intrusion de l’informatique et surtout d’internet depuis 15 ans.

Aujourd’hui ces générations sont objets de discours. Ce discours est porté par un groupe de personnes, qui pour la plupart sont de la génération x. Et ce discours s’articule autour de deux axes : une révolution en cours ou un manque de méthodes.

Les digitales natives vont-il révolutionner le monde ou alors sont-ils une inconscience à venir ?

Moi, ce qu’il me semble surtout, c’est que l’école a abandonné ce terrain à la fois dans l’usage des outils mais aussi et surtout dans la formation culturelle et citoyenne de ces générations.

De qui parle-t-on ?

On en parle beaucoup de ces generation x, generation y, digitales natives… Les premiers, pour les plus vieux sont nés en 1967 (comment faire pour ne pas paraître trop largués). Ceux sont les enfants de la télé. Dans une fête, quand on chante capitaine flam, c’est eux (enfin nous, moi surtout)! Ils ont découvert Internet, ont useneté et listedediscuté comme des dingues, ont viré geek quand c’est devenu l’époque. Ils ont encore des réseaux et des câbles pleins les yeux, des serveurs, des protocoles…

Les Y ont 20-25 ans pour les ancêtres. Ils sont napsterien,s tendance WoW. Ils ont retenu le meilleur du peer (facile). Ils sont multimedia même IRL. Ils se foutent de l’effondrement de la bulle de 2001 et sont google addict. Ils ont des dreads (enfin certains) des pantalons qui bouffent…

Les digitales natives ne savent pas qu’internet a été inventé. Ils sont sur Facebook… Tous ! Mais aussi sur MSN, sur e-bay, sur…

… En même temps !

Et dans nos formations

Pendant ces 15 années où j’ai vu passer ces trois générations, l’évolution des pratiques a été flagrante. Il y a quinze ans il fallait passer son temps à expliquer le fonctionnement d’un logiciel (appropriation des outils) avant de se préoccuper de démarche. Le B-A BA consistait à indiquer que le carré gris en bas à droite était un bouton et que si on cliquait…

L’évolution technologique intuitive des outils en même temps que des pratiques multiples ont complètement changé l’optique la donne. Aujourd’hui, tout l’aspect commande du logiciel (ou du service) est intégré, par contre nous nous heurtons à un autre problème. Nous ne sommes pas légitime auprès des lycéens (et aussi un peu des étudiants que j’encadre à Limoges) pour proposer des formations autour d’internet. 

J’ai l’impression que ce n’est pas un objet d’apprentissage, c’est une immanence et un lieu réservé ! Les formations que nous proposons sur la recherche d’informations ne conduisent pas à grand chose. Une fois la formation terminée, ils reprennent leurs anciennes pratiques. Alors que se passerait-il si nous proposions une formation qui s’appuie sur facebook !

Nous manquons de vocabulaire

Je crois que cet écart est du au fait que nous ne parlons pas de la même chose quand nous abordons l’internet. Internet, ça ne sert pas à rechercher de l’information, ou alors de manière anecdotique ! Internet, c’est comme la cour de récréation, les adultes n’y ont pas leur place !

En même temps les pratiques établies le sont en dehors de l’école. Difficile alors pour l’éducatif de se réapproprier quelque chose qui échappe très largement à son domaine de compétences.

En même temps, nous n’abordons pas internet avec le même prisme. Là où nous parlons méthodes et démarches, eux évoluent dans des espaces multiples, à très haute vitesse. Voir les plus et les moins chez Christophe ; voir aussi le témoignage de père de famille de Philippe Martin quand il observe son dernier enfant.

Donc pas étonnant que les diverses enquêtes (l’enquête belge sur la recherche d’information, l’enquête bretonne sur les doctorants) nous avertissent sur les difficultés à avoir une pratique réflexive sur l’outil.

Et dans le même temps, beaucoup de blogueurs voient en eux l’avenir radieux des organisations. Ils nous les décrivent positivement comme multitâches, désinvoltes, ne voulant pas s’ennuyer, mettant au premier plan leur travail… (du pain béni pour les DRH à condition de prendre en compte leurs besoins).

Oui mais… Dans tous ces discours (et je suis complètement d’accord avec le premier), il y a quelque chose qui me gêne. C’est nous qui parlons, et nous c’est la génération x. Et quand nous parlons, nous le faisons en enfant de la télé qui avons analysé comment nous nous sommes approprié puis désintéressé de cette lucarne pour jouer sur de nouveaux écrans. nos discours oscillent donc entre fascination et analyse critique référant au monde documentaire dont nous sommes issus.

J’ai parfois l’impression que le web, et particulièrement le 2.0, du
moins ses commentateurs avertis, est aujourd’hui la propriété d’une
classe intermédiaire qui vient du monde du livre et qui a la culture nécessaire pour pouvoir évoluer dans ce monde là.

Mais cette génération va être balayée par quelque chose qui arrive, ce que les contempteurs appelle la génération Y. Et personne ne peut prétendre savoir ce qui va se passer. Cela me fait penser aux textes de lovecraft comme la couleur tombée du ciel. Quelque chose arrive mais on n’a pas le langage pour le décrire, alors on utilise imparfaitement des images connues mais qui sont fausses.

Et maintenant une intuition : un besoin de culture

Il y a quelques temps j’ai commenté un billet de Jérôme Bondu intitulé Internet participatif : aussi intelligent que le cerveau d’une mouche commentant lui-même les arguments d’Andrew Keen sur le "mythe de l’amateur".

Il revient notamment sur l’absence de culture que démontre le web. C’est un argument que je trouve très juste. ma veille me conduit à suivre des fils rss de gens qui ont une culture. Et beaucoup de ces gens défendent parfois l’idée de l’inutilité de la culture (ce n’est absolument pas ce que dit Jérôme dans son billet). Mais pour pouvoir faire ce que ces gens font, il faut une culture importante.

Revenons sur la récente enquête belge : cette génération aurait 7,65/20 en recherche d’information. Et faire une recherche d’information requiert une culture nécessaire et pas seulement de savoir manipuler une interface technique ou sociale. On ne peut pas faire une recherche si on n’a pas identifié un besoin d’information et pour identifier un besoin d’information, il faut une matrice culturelle.

Pour moi cela revient à avoir un terreau de connaissances sur le sujet de recherche et une vision globale de ce qu’est l’information, une réflexion sur le monde qui conduisent cette recherche et qui permette notamment de faire le tri, un regard critique sur le monde qui nous entoure, une éthique et une vision politique de soi, des autres, de la Cité.

Alors que penser ? Est-ce que les critères proposés sont obsolètes et inapplicables à cette nouvelle génération ? Cette note de 7,65 ne représenterait alors que le mode de pensée du vieux monde ?

Et maintenant une intuition : un besoin de citoyenneté

Pour dépasser ce clivage entre usage réflexif vs fluidité d’usages je crois qu’il faut revenir à l’éducatif. Et qui dit éducation, dit vision politique de la société que nous voulons, nous parents (et non plus génération x) pour nos enfants. Arrêtons de segmenter et reprenons la main que nous avons laissé aux medias.

J’ai aussi l’impression que les enjeux qui priment aujourd’hui nous conduisent à privilégier l’efficacité au détriment de l’éthique. C’est un fait que l’école tend à devenir un lieu d’apprentissage centré sur le couple compétence/connaissance et contre celui du savoir/culture. Ces apprentissages-ci étant renvoyés dans la sphère familiale et donc renforçant l’héritage culturel.

Il ne peut y avoir d’éthique sans une solide culture personnelle, alors qu’on peut avoir des travailleurs efficaces sans culture.

Je ne sais que penser ! Réflexions en cours.

Webographie

http://www.vaninadelobelle.com/Analyse-sur-la-generation-X_a1067.html

http://philippemartin.soup.io/post/7177221/Les-digital-natives-la-g-n-ration

http://www.enseignons.be/actualites/2008/05/25/les-jeunes-incapables-de-sinformer-sur-le-net

http://www.jobetic.net/Sur-le-web-2-0,-les-de-30-ans-parlent,-les-de-30-ecoutent-_a1627.html

http://bibliothecaire.wordpress.com/2008/10/07/google-generation

http://www.newzy.fr/management/cadres-lemergence-de-la-generation-dolto.html

http://www.epn-ressources.be/dominique-pasquier-sociabilites-adolescentes-et-technologies-numeriques

http://urfistinfo.blogs.com/urfist_info/2008/05/digital-natives.html

http://www.lemondeinformatique.fr/dossiers/lire-digital-natives-ils-vont-bouleverser-l-entreprise-68-page-1.html

http://www.cluster21.com/blog/christophe_deschamps/les_digital_natives_inventent_le_web_qui_leur_ressemble

 http://www.inter-ligere.net/article-20815657.html

http://knowledgemouv.blogspot.com/2008/06/un-billet-de-jrme-bondu-intitul.html

http://culturedel.info/grcdi/wp-content/uploads/2008/10/seminairegrcdi_2008_aserres_stiegler-et-culture-info.doc

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Un jour que nous rentions de vacances, sur l’autoroute, du côté d’Auxerre, j’ai vu un accident de voiture. Il y avait beaucoup de monde et nous roulions sur deux files, à une bonne vitesse néanmoins.

 

C’est une image assez déroutante. Nous étions dans notre file quand tout à coup, une camionette de déménagement qui était deux voitures devant nous s’est mise à divaguer sur la route, à gauche, à droite, à gauche, à droite, talus latérale, choc frontal violent ! La camionette rebondit sur le talus et s’immobilise sur son côté droit, sur le bas-côté.

Et là il faut intervenir ! Choqué ! Courir et se dire combien de mort ? Pas de suspens, plus de peur que de mal !

Si je parle de cet accident c’est qu’il m’a interrogé sur deux choses qui se sont passées. La première est l’objet de ce billet et la seconde le suivra dans un autre billet.

Comme dans un rêve, j’ai su exactement quoi faire. Un type à l’intérieur appellait à l’aide, et intuitivement, j’ai pris le  pare-brise morcelé avec deux doigts de chaque main (pour ne pas me couper) et sans forcer, je l’ai retiré et je l’ai jeté, à la grande surprise du conducteur qui appelait et qui malgré toute la gravité de la situation s’est arrêté net devant tant de magie !

Pourquoi j’ai fait ça, moi qui ne suit pas secouriste, ni pompier. Je rapproche cette action de la sérendipité dont j’ai déjà parlé par ailleurs.

J’ai toujours été sensibilisé (mon histoire personnelle) à la sécurité et je suis très réactif. j’ai aussi fait mon service militaire dans une spécialité de surveillance. J’ai donc tout un arrière plan mental imprégné par cette fonction. Sans cet arrière plan mental, pas d’intervention possible. La seule réponse  possible que j’aurais pu apporter aurait été "oh ! Les pauvres !"

Et c’est parce que je suis sensibilisé à cette fonction qu’un jour, en regardant la télé ou en écoutant la radio, ou je ne sais trop,  j’ai pris note de cette information : les nouveaux pare-brises (nouveau par rapport à quoi j’en sais rien – nouveau depuis quand j’en sais pas plus !) sont prévus pour ne pas voler en éclat lors d’un choc violent et peuvent être enlever avec deux doigts.

C’est après l’intervention que j’ai analysé pourquoi j’avais agis ainsi et pas sur le coup. Sur le coup j’ai fait et puis c’est tout !

En quoi est-ce que cela relève de la sérendipité  ou de quelque chose d’approchant, pour moi ?

J’ai un arrière plan cognitif préparé qui me permet de sélectionner dans le flux de données des informations qui se transforment instantanément en connaissance, par infusion, par filtrage et non par construction. C’est quasi inconscient ! Survient un élément déclenchant qui me permet d’agir.

Un arrière plan préparé, un filtrage imprégnatif, une changement surprenant dans l’ordre du monde, une action innovante! Je dirais que la sérendipité s’exprime entre le filtrage et la surprise et que l’action déclenchée c’est ce qu’on appelle l’intuition !

A discuter !

Cela fait quelques temps déjà que j’y travaille. Difficile exercice que de faire correspondre ce que l’on est dans une page de papier A4, même virtuelle.

C’est fait désormais et c’est ici.

J’ai essayé de lui donner un style 2.0 et comme c’est la deuxième version depuis que j’ai eu le DESS, on va dire que je fais un peu de marketting. En même temps, 2.0 c’est d’un commun désormais.

La logique, une première partie identité / adresse très succinte qui prouve que j’existe quelque part sur cette planète. Comme tout le monde le sait, seul Dieu n’a pas d’adresse !

Ensuite la classique définition de soi-même par le prisme des diplômes et des expériences. J’ai beaucoup épuré ces deux parties pour ne retenir que l’essentiel. Pourtant, je suis persuadé que cette partie devrait refléter la dimension sociale d’un individu et pas seulement son identité professionnelle. C’est comme ça !

Ensuite les 4 compétences qui me caractérisent professionnellement et qui me permettent de dire "je suis…" Lors de l’ue 174, le prof, Jean-Pierre Noubel, nous avait fait prendre conscience de l’abération de dire "je suis…" pour se qualifier professionnellement. Les italiens, eux préfère dire "fai" / "je fais".

Enfin, le mindmap, représente mes compétences de travailleur du savoir. Beaucoup peuvent se reconnaître dans ces quatre branches principales : Personnel Knowledge management, travail à distance, collaboration, communication.

A vos commentaires, s’il vous plaît !

Je viens de découvrir symbaloo qui se présente comme une page à la netvibes (ou aussi à la pagesflakes, découvert via Frédéric Soussin et qui me paraît aussi pas mal).

Jusque là, rien de transcendant !

Sauf que je peux y faire quelque chose de totalement intuitif que je ne peux pas faire avec netvibes. Avoir en quelques onglets rassemblé tous mes outils en ligne. Voici par exemple la page de mes blogs.

symbaloo1

Cela se présente donc comme une grille sur laquelle je pose de petits boutons que j’ai créés. Quand je clique sur un bouton, il m’envoie directement vers la page voulue. Petit bémol, que je n’ai pas encore résolu, comment faire pour que cela s’ouvre sur un onglet et non dans une nouvelle page de mon navigateur. Il y a déjà des boutons dans une base accessible par une recherche mais relativement peu. Est-ce que les boutons sont UGC ? No so !

Trois types de page sont éditables. Une page bureau, c’est l’image précédente. Le service propose une grille vide ou une grille pré-remplie.

On peut aussi avoir une page actualité ou radio ou cinéma qui propose, à partir de sources d’information pré-sélectionnées, un mur d’image. Pour chaque image, le passage de la souris donne un aperçu de la source. Dès qu’on pourra choisir ses sources d’informations, ça risque de faire mal.

symbaloo2

Enfin, il existe la traditionnelle page rss pour faire de la veille. Là j’ai netvibes mais si jamais il évolue dans le bon sens, je ne suis pas sûr de changer pour symbaloo. Est-ce qu’on peut importer un fichier OPML ? A voir !

Pour accéder à sa page, Donc soit on accepte un cookie sur son poste, avec les risques que cela comporte (accessibilité unique, effacement intempestif etc.), soit on passe par le classique identifiant/password.

Chaque onglet est partageable individuellement uniquement sur un autre espace symbaloo, pas l’ensemble, ce qui est pour moi le gros point faible. Car ainsi, il n’y a pas de page publique et vue cette logique de partage, qui tend à garder captif les utilisateurs, je me demande si la fonctionnalité existera un jour. Je leur ai envoyé un mail, j’attends.

Pour mon usage, une page publique me permettrait de montrer, dans une logique identité numérique, les outils que j’utilise. J’ai déjà prévu l’onglet mes outils dans mon univers netvibes.

L’outil est en développement. Beaucoup de petits trucs à dire mais que le temps et une grosse communauté aideront à régler.

Si vous voulez voir une de mes pages en partage, c’est ici.

Outre les fonctions centralisation et identité numérique, je pense qu’on pourrait utiliser cet outil pour faire des séquences de formation. Notamment, quand il s’agit d’ouvrir plusieurs pages web différentes sur un même temps de formation. Et là, le fait qu’il ouvre les outils sur une autre page serait presque un avantage.

Il suffirait pour une formation, d’indiquer sur un onglet tous les outils prévus. Plus besoins de faire une page web, plus besoin d’attendre que les apprenants tapent laborieusement l’adresse dans leur barre d’adresse ou pire dans le formulaire de recherche d’un moteur quelconque. Comme je dois faire dans pas longtemps une formation à la recherche avec des profs, je vais l’essayer.

J’ai déjà eu l’occasion de parler des travaux en collaboration que j’ai mené, soit pour le DESS, par exemple ici, soit dans le cadre des TPE ; ici par exemple.

 

Je vais revenir sur les multiples personnes avec qui j’ai travaillé au CDI. Jusqu’à cette année, j’ai travaillé avec des enseignants pour qui le demi poste que nous avons au CDI était un pis aller, un poste en attendant mieux. Toutes les personnes étaient de bonne composition et ont travaillé honorablement. Nous étions alors en situation de déséquilibre. J’étais celui qui sait et celui qui reste et de ce fait celui qui dirige. Connaissance + pérénité + expérience =
management du service.

 

C’était un discours implicite mais réel.

 

J’ai donc connu des profils divers avec qui j’ai énormément appris, ne serais-ce que sur ma manière de me comporter et de diriger. Je suis devenu plus conciliant avec le temps car j’ai appris à prendre en compte les tempéraments des uns et des autres. Avec tous nous avons mené à bien des projets très intéressants et tous ont amené quelque chose au CDI.

 

Cette année à déroger à la règle car la personne avec qui j’ai travaillé, Claudie au beurre noire ;-), était une femme, une doc, fraichement issue de l’IUFM, nouvellement capétienne, et 10 ans de moins, à savoir le profil que j’avais défini il y a dix ans quand j’avais demandé la création d’un poste supplémentaire.

 

Cela a été une expérience très intéressante, car elle arrivait avec des attentes qui n’étaient pas les mêmes que les personnes déjà connues. Elle était véritablement une collègue. Ccum legere = partager une même loi et aussi une même pratique.

 

Cela a été une remise en cause en même temps qu’un coup de fouet. Il a fallu une période de mise en place de notre collaboration pendant laquelle nous avons construit, dans l’action, la confiance nécessaire.

 

C’est vraiment avec le travail sur l’exposition sur les murs où chacun à apporter sa pierre (facile), ses idées et ses contributions qui a permis que nous sachions ce que l’autre est capable de faire. A cela, on rajoute une ou deux enguelades pour savoir quelles étaient les limites à ne pas dépasser, quelques francs fous rires et quelques confidences et on arrive à une relation intéressante et finalement a du bon boulot.

 

On est devenu Co-Doc !

Un service documentaire, tel un CDI est un système d’information. On peut voir un système d’information comme la structure informatique d’un organisme quelconque, la colonne vertébrale. C’est la définition de l’informaticien qui a en charge de gérer un réseau, un intranet, un portail quelconque. On peut aussi la réfléchir comme la formalisation de tous les échanges et de toutes les interactions possibles dans ce système, c’est la définition qui prend en compte, non plus seulement l’outil, mais l’usager qui devient prioritaire sur l’outil mis en oeuvre. La vision devient globale et prend en compte l’ensemble de l’organisme.

 

Le système d’information CDI, c’est des usagers, élèves, enseignants ; des documents et des supports différents, matérialisés, dématérialisés ; des espaces aux fonctions différentes, lecture, travail de groupe etc. ; des outils de recherche d’information, locaux ou distant ; des méthodes pour accéder à l’information.

 

Le système doit être piloté, c’est le rôle du documentaliste-manager (Le management est une des 5 grandes compétences définies par l’euro-référentiel de compétence). Piloter un système d’information revient à avoir défini au préalable une politique qui vise à permettre l’articulation la plus harmonieuse entre les différents éléments pour la plus grande réussite des usagers.

 

Cela suppose donc une politique d’achat, une réflexion sur l’usage de l’espace, sur la politique de formation, sur les outils à utiliser et les méthodes à employer, sur le langage, sur les conditions d’accessibilité et une évaluation de cette politique et des actions, donc la définition des indicateurs de fonctionnements ce qui suppose une démarche qualité (cf. rapport) etc.

 

J’ai donc réfléchi sur les déplacements des élèves dans un espaces aux fonctionnalités hétérogènes (formation en groupe classe, travail de groupe, lecture silencieuse, recherche d’information, sociabilité, apprentissages) ce qui a supposé de rationaliser et de formaliser l’accès aux documents, l’accès aux espaces, l’accès au réseau mondial etc.

 

Les outils dont je me sers sont les rapports d’activités, les enquêtes de satisfaction, les analyses fonctionnelles que j’ai mené pour l’aménagement du CDI ou pour la mise en place de la politique documentaire.

Dans le même temps, en 2003, j’ai aussi réfléchi à une évolution de l’espace CDI. J’ai alors proposer un plan de réaménagement qui prennent en compte les besoins en informatiques ainsi qu’une réaffectations des espaces.

 

En gros la grande salle deviendrait le lieu de consultation privilégié des documents, la salle dite de lecture deviendrait une salle de recherche d’information et de formation associé à la salle informatique. A côté, une salle de formation multimedia spécifique serait créée.

 

A partir de ce plan, j’ai commencer à réaffecter certains espaces. Le BDI a été remis en ordre de marche, dans la grande salle, j’ai changé de place certaines étagères et un kiosque d’actualité a été créé.

J’ai enfin proposé l’achat de nouvelles étagères pour terminer le travail. Nous en sommes là en 2007.

J’ai déjà indiqué le moteur de recherche documentaire dont je rêve
pour un CDI. Simplicité de l’interface, primauté au thesaurus pour chercher sur tous les index, primauté de la recherche sur la base CDI sur les bases mondiales.

 

Je pense en effet que le coeur du système d’information de l’établissement devrait être le logiciel documentaire qui jouerait alors le même rôle que Google / wikipedia, à savoir un portail d’accès à l’information avec une préférence pour le modèle wikipedia car ce dernier véhicule de l’information qui fait autorité.

 

C’est la raison pour laquelle, on va trouver dans la base actuelle l’ensemble des livres et les articles dépouillés mais aussi des sites internet, mais aussi des revues numériques en ligne, mais aussi des centres ressources accessible localement ou via le réseau, mais aussi de la documentation qui se trouve ailleurs dans l’établissement, qu’au CDI.

 

C’est la raison pour laquelle j’ai particulièrement réfléchi à la notice documentaire, en définissant une lecture séquentielle qui passe d’abord par l’évaluation de la pertinence du document et ensuite par l’accessibilité au document, avec notamment un plan du CDI qui récapitule les lieux de stockage documentaire.

 

Aujourd’hui nous sommes encore loin de cet usage mais je pense vraiment que cet outil doit être la porte d’entrée de tout usager de l’établissement à l’information et à l’avenir à la connaissance explicite produite en son sein.

J’ai désormais une vision claire de l’utilisation du CDI et j’ai forgé les outils de ma politique. Désormais, je vais travailler à mettre en
ordre l’espace et à le rendre plus fonctionnel : pour cela, deux leviers vont être activés : celui de l’accès aux documents et celui de l’espace.

J’ai commencé l’informatisation du fond en 1995. En 2002 elle est quasi achevée. En 2004, je vais refaire la cotation, jusqu’alors manuscrite et changer toutes les étiquettes alors même que deux ans plus tôt, j’ai commencé à équiper les documents d’étiquettes à code-barre.

Je vais également créer des normes de cotation afin de pouvoir avoir les documents aux thématiques identiques mais pouvant être coté, en dewey, à des endroits différents. Un exemple ici avec la cotation de la littérature.

J’ai enfin ramené les archives vers un lieu central, alors qu’auparavent, elles étaient au CDI dans des lieux éclatés. Les archives vont être rangés selon un ordre thématiques (littérature, actualités, sciences humaines, technologie, sciences, sciences humaines, sciences économiques et sociales et langues).

Je vais aussi m’ateler à faire un inventaire annuel des documents. Les périodiques en janvier, avec report dans la base de données des manquants, mis au pilon et disparus ; les livres en juin. Je maîtrise le fond.

Dans le cadre de la réflexion engagée sur l’utilisation du CDI, et après la mise en place du fonctionnement CDI / étude, j’ai également, avec ma collègue de l’époque, mené une enquête sur l’utilisation du CDI par les élèves des classes terminale. L’objectif de l’enquête était d’avoir un retour sur les changements déjà opérés et d’avoir une base de réflexion sur l’avenir. Les résultats sont ici. Cette enquête a permis de mettre à plat les pratiques des lycéens, ce qui nous a permis d’adapter notre politique aux besoins  exprimés.

L’année suivante, j’ai proposé une autre enquête auprès des enseignants avec l’objectif de mettre en place une commission CDI permettant une meilleure communication entre les enseignants et les documentalistes. Les résultats sont ici.

Après cette dernière enquête, on a mis en place une commission. L’objectif était d’institutionnaliser et de rendre visible aux yeux de l’institution, un travail bien souvent implicite de relations. Cette commission, pendant deux ans, a pu donner quelques réponses intéressantes : nouveaux abonnements, bibliographies à acheter, menus aménagements de l’espaces.




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