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Je viens de lire le billet de recherche d’info (marie ?) sur la serendipité.

 

Elle dit très justement "dans le domaine de la recherche d’information, la sérendipité consiste à transformer en richesse exploitable des données ou des documents glanés au hasard. Autant dire qu’elle est une alliée potentielle, voire providentielle, du chercheur ! Elle permet non seulement de découvrir des informations auxquelles on ne s’attendait pas, mais aussi d’élargir l’horizon de la recherche et, plus globalement, de la connaissance."

 

Qui ne s’est jamais perdu dans les pages d’un dictionnaire à la recherche un mot, et avoir oublié d’en chercher le sens après quelques découvertes magnifiques.

 

Cependant, La dernière phrase du billet de Marie me pose question : "Il n’empêche que la sérendipité ne saurait remplacer une vraie stratégie de recherche, pas seulement fondée sur l’heureux hasard celle-là"

 

J’ai donc laissé un commentaire, en deux points, sur le rapport entre hasard et démarche d’information que je voudrais un peu mieux étayer ici :

 

– Le premier point que j’ai abordé voit la serendipité comme une compétence induite par la maitrise de la recherche d’information et non un hasard merveilleux.

 

"La serendipité ne remplace pas une bonne démarche de recherche, la serendipité ne peut intervenir que chez des personnes formées à la recherche, sinon c’est uniquement de la chance ou pire, de la magie."

 

Je crois que la sérendipité n’est pas du hasard, bien au contraire et même qu’il s’agit d’une compétence supérieure du chasseur d’information.

 

Il ne peut y avoir de sérendipité que parmi les personnes qui ont acquis une démarche struturée, professionnelle (au sens de maîtrise complète et créatrice) de l’ensemble de la démarche de recherche d’information. C’est à dire les personnes qui vont un peu plus loin que mettre un ou plusieurs mots clés, sans réflexion sur leurs pertinences, dans un formulaire de recherche du seul moteur de recherche connu et qui choisissent le premier résultat parcequ’il est le premier et tant pis s’il s’agit d’un lien sponsorisé. En gros nos élèves. Cela ne s’appelle pas chercher, cela s’appelle appuyer sur un bouton.

Il ne peut y avoir de serendipité que parmi les personnes qui sont entrainés dans la spirale d’incertitude que constitue le besoin d’information, tel que défini par André Tricot. Je sais que j’ai besoin parceque je sais que je ne sais pas et ce faisant je ressens un manque à combler. Pour rechercher, je pars de ce que je sais pour arriver à ce que je vais savoir et se faisant, je vais me rendre compte que mon besoin qui a été comblé, s’est déplacé, entraînant un nouveau besoin.

 

Il ne peut y avoir serendipité que par rapport à des besoins peu ou pas du tout exprimés mais sous-jacents chez la personne. Ce qui suppose une curiosité qui n’est possible qu’avec une culture. Je crois que nos élèves ne peuvent faire montre de sérendipité tout simplement parcequ’ils n’ont pas encore (ou plus! mais je veux rester optimiste) une culture au sens classique du terme (reste à définir ce qu’est une culture). J’avoue que ce manque de culture commence à m’effrayer. Ne nous trompons pas, la blogosphère qui est lu par un grand nombre d’abonné est une blogosphère cultivée, adulte (30 – 50 ans) qui a un discours sur le monde sensé. Etre dans le monde du web ne dédouane pas, bien au contraire d’avoir lu ou vu des classiques (balzac ou Dick, Camus ou Ba, peu importe), et d’avoir, sans pour autant parler de diplôme ou d’expérience, construit son intellect.

 

Enfin, il ne peut y avoir de serendipité (et de culture) sans une grande capacité de lecture (litératie). Je suis toujours frappé du formidable coup de frein que nous ressentons chez les élèves, des stratégies d’évitement qu’ils mettent en place, quand il s’agit de passer du moteur de recherche à la lecture. Car, qu’on le veuille ou non, le web c’est encore et surtout du texte, et la vidéo ou l’image ne dédouane pas d’avoir des capacités à les décrypter.

 

Alors oui, sans ces conditions-là, trouver une bonne page revient à s’en fier au hasard, à la chance, à la magie. J’ai mis un mot (ou une phrase) dans un moteur, j’ai appuyé sur le bouton (ma baguette) et me voilà tout d’un coup plus intelligent. Jamais personne ayant ce rapport au web ne trouvera une quelconque pépite, par sérendipité !

 

– Le second point voit la sérendipité comme un élément pertubateur des connaissances établies.

 

"La sérendipité, c’est le grain de sable chez la personne formée à la recherche, c’est ce qui fait dérailler le système et ouvre la porte vers des ailleurs impensés."

 

La sérendipité est une compétence supérieure du chercheur d’information mais, par son aspect cahotique, remet en cause son propre système de connaissances. Rechercher de l’information c’est appliquer une démarche systématique, organisée, réfléchie dont l’objet est l’acquisition de connaissances. C’est mettre de l’ordre dans le monde, c’est faire émerger du chaos, du sens. Et tout à coup, cette systématique déraille, car on se retrouve face à ce que l’on ne cherche pas et qui répond à une question que l’on ne se pose pas, ouvrant des portes insoupçonnées au départ et qui nous force à abandonner notre projet initial.

 

Dans la démarche de recherche d’information, nous sommes dans un projet dont on devine les différentes étapes jusqu’au résultat final. La sérendipité fait exploser ce schéma linéaire, réintroduit du réseau et de la complexité dans sa démarche soutenue de compréhension du monde.

 

Combien de découverte scientifiques ont vu le jour par erreur ?

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Voici la définition que je me donne de ce qu’est un document.

Les dictionnaires renvoient d’abord à une définition juridique. Voici ce que dit le tlfi : "Pièce écrite, servant d’information ou de preuve". Etymologiquement, le tlfi précise "acte écrit qui sert de témoignage, preuve"? Je vous engage d’ailleurs à aller regarder le graphe proxémique de ce mot ou les synonymes du terme. Tout renvoie à la notion de preuve !

Un document est d’abord une preuve !

Dans l’usage que nous faisons du terme, cette aspect est extrêmement présent, notamment quand nous demandons la bibliographie qui a permis aux élèves de constituer leur dossier.

En documentation, le document est un support matériel sur lequel sont inscrits des informations. La fadben, en a fait une notion organisatrice et donne comme définition avancé :

"le document est un ensemble constitué d’un support matériel sur lesquels sont inscrites, par le recours à différents code de transcription, des informations, structurées et organisées, tant du point de vue du contenu intellectuel que de la forme. Il résulte une intention de communication. Le document formalise et fixe, de façon plus ou moins stables, des informations dont il permet la transcription, le stockage, la reproduction et le traitement. En tant qu’objet documentaire, il est leproduit d’une création par un ou plusieurs auteur(s). Il est référençable et indexable. [les termes en gras sont partie prenante de la définition de la Fadben et renvoient à d’autres notions définies dans les savoirs scolaires en information-documentation (mediadoc – mars 2007) – nda]

Je souscris à cette définition mais je vais tenter de préciser certaines choses. Pour moi, le document c’est un support d’information : un tablette d’argile, un livre, une vidéo, un mur taggué, lascaux, un flux numérique sont des documents.

Un document nécessite un intermédiaire technique pour l’écrire : stylo, clavier, doigts ; et pour le lire : tous les lecteurs possibles, y compris la main qui ouvre le livre. La main est un intermédiaire technique dans le sens où elle est, selon Leroi-Gourhan, l’une des trois conditions qui ont permis le développement de l’intelligence humaine. L’outil en devenant le prolongement.

Il nécessite également une intentionalité d’écriture. Un document a un auteur qui a une autorité – Les deux termes dérivent d’auctoritas, dont la définition de wikipedia indique notamment que "L’auctoritas exprime à son tour l’idée d’augmenter l’efficacité d’un acte juridique ou d’un droit" et conclue sur le sujet "sans elle, pas d’action ; devant elle, pas d’inaction". Nous retrouvons donc associé à l’auteur, ce que nous avons vu comme premier principe d’un document : le champs du juridique ! C’est aussi pour ça que nous allons travailler sur ces deux notions en première.

Un document est toujours quelque chose d’intentionnel. Ce qui importe le plus est donc moins le contenu que de découvrir derrière le contenu l’intention qui a présidé à sa constitution.

L’exemple le plus flagrant est pour moi celui du silex taillé qui n’a aucun intérêt pour un préhistorien s’il n’est pas en contexte avec son nucleus. Mais encore faut-il reconnaître qu’il s’agit d’un silex, puis d’un silex taillé. Ce qui nous amène à l’autre volet, côté lecture : un document n’en est que s’il est reconnu comme tel par un lecteur, ce qui nécessite de savoir lire et d’avoir la culture adéquate pour le lire (cf. Champollion et le décodage des hiéroglyphes).

Cette culture n’est pas seulement allogène, comme le laisse supposé l’exemple de Champollion, mais aussi ici et maintenant. Pour lire un document, il faut apporter sa propre culture et c’est souvent le hic quand nous travaillons avec des élèves. C’est que la culture nécessaire à la lecture du document est souvent bien plus grande que la leur. Ceci étant, il faut se frotter à l’inconnu pour grandir. Mais cet inconnu ne doit pas être trop éloigné sous peine d’en rendre impossible l’établissement des passerelles nécessaires à la lecture.

Un document n’est plus un document s’il n’est pas accessible intellectuellement. Il ne l’est pas plus s’il ne l’est pas matériellement. un document à une adresse, qu’il soit appréhendable matériellement ou virtuellement. Bien plus que cette distinction, qui prête à confusion, un document est hors ligne ou en ligne.

Et pour conclure, un document est référençable. C’est à dire que je peux le décrire. Décrire un document c’est en donner l’adresse d’une part et ensuite avoir un discours sur le document qui permette à un potentiel chercheur de juger de la pertinence du document eu égard à son propre besoin.




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