Archive for the ‘management de formations’ Category

J’ai racconté comment j’ai cru voir dans un accident que j’ai vécu un peu de sérendipité. Ce même accident m’a aussi interrogé sur une autre fonction importante, celle de prescripteur.

Je viens d’enlever le pare-brise. la camionnette est sur le côté droit. Quand j’ouvre, le conducteur est au dessus d’une pile  de deux autres jeunes gars. Il essaie de s’extirper vers le haut (la fenêtre conducteur) sans succès. Une fois la stupeur de mon apparition passée, il détale comme un lapin. Il a juste une profonde entaille sur l’avant-bras.

En dessous, un deuxième gars gémit, sonné. On va l’extirper de là avec le conducteur et d’autres personnes arrivées sur les lieux de l’accident. Le troisième est conscient, n’a aucune lésions, mais il est coincé. Impossible de le sortir par l’avant.

Il me dit alors qu’il y a suffisamment d’espace entre la fenêtre passager et le sol pour qu’il puisse sortir seul. il me demande alors l’autorisation de sortir par là.

Stupeur ! Quel est donc ce grand pouvoir qui m’habite pour décider cela ? Après tout il est majeur, il peut prendre ses décisions tout seul ! Mais c’est à moi qu’il demande car je suis celui qui à enlevé le pare-brise et est venu les sauver !

Me voici investit d’une immense expertise ! Me voilà ainsi devenu l’alpha et l’omega du traitement de l’information ! Je sais, lui non ! Ou du moins ce qu’il sait (je n’ai pas vu qu’il pouvait sortir par là) a besoin d’être validé par celui à qui on prête une connaissance supérieure. Immense pouvoir !

Sur cet accident je suis devenu le prescripteur, celui qui dit et qui valide.

Cette fonction, on la retrouve dans le prof de discipline dans la légitimité qu’il a acquis comme détenteur du savoir. Il est celui qui prescrit le savoir, considéré comme une alchimie obscure et initiatique. Et sa légitimité sera d’autant plus grande que sa discipline est prestigieuse (histoire, philo) et que sa réputation est fameuse.

C’est aussi ce qui explique à mon avis que des professeurs ne puissent pas se reconnaître dans le terme de formateur (cf. une application professionnelle que je suis en ce moment pour l’université de Limoges). Un professeur est celui qui détient le savoir, un formateur est celui qui transmet des compétences. Il n’y a pas de magie dans le second.

Cette fonction, on la retrouve aussi quand il s’agit de monter une communauté virtuelle avec la figure du parrain (cf CEFRIO). il est celui qui donne les grandes lignes de la communauté et qui veille de loin à sa mise en oeuvre. Son charisme est suffisant pour que chacun accepte la ligne tracée, ce qui va faciliter grandement le travail des coaches et animateurs de la communauté, ainsi adoubée. C’est cette main posée associée aux talents particuliers des animateurs qui les rends prescripteurs dans leur domaine.

On pourrait aussi parler du pharmacien ou du médécin ou du prêtre à qui on remet si facilement nos vies et nos âmes.

Pour qu’il y ait prescription, il faut qu’il y ait un contrat, une relation établie dans laquelle les deux parties reconnaissent "naturellement" et souvent de manière implicite la prépondérance, par la connaissance, de l’une sur l’autre. L’un sait, l’autre ne sait pas.

Mais il faut aussi qu’il y ait une part mystique chez le prescripteur qui lui est conféré par le temps ou par l’âge (la sagesse des anciens), ou délégué par un parrain charismatique ou par la nature alchimique des connaissances à transmettre.

Dans le cadre de mon accident, le changement dans la routine (la longue file de voiture qui vrille quand une dérape et part dans le talus) a conféré au premier arrivé une légitimité circonstancielle que l’acte magique d’enlever le pare-brise a renforcé.

Et nous, pauvres documentalistes de quoi sommes-nous prescripteurs, confondu avec un lieu, sans légitimité de connaissance, sans soutien institutionnel …?

Après avoir indiqué la bibliographie que j’ai utilisé pour mettre en oeuvre cette formation et comment j’ai procédé, j’en viens à la première formation, scénario et animation.

Les besoins exprimés par les enseignants, à mettre en lien avec la commande institutionnelle, tourne autour du besoin de maitriser la recherche avancée d’un moteur de recherche.

Comme objet d’étude, j’ai hésité entre le logiciel documentaire et plusieurs moteurs web, voire en faisant une étude comparative sur plusieurs moteurs. Et puis finalement j’ai opté, sur les conseils de Frédéric rabat pour une formation centrée sur Google. C’est à dire, partir de l’existant exclusif de 90% des re-chercheurs français, et élargir vers des problématiques sociétales liées à ce moteur.

Les outils choisis

J’ai déjà indiqué comment j’ai procédé. J’ai une page web qui me sert de page d’entrée dans la formation pour les enseignants, un mindmap qui m’a servi à la charpenter.

Le diaporama est le fil conducteur alors que le bureau symbaloo est l’outil de travail des enseignants.

 


Introduction à la formation

Je reviens d’abord sur la commande, le B2I à mettre en place l’année prochaine et le domaine 4, savoir rechercher. J’en profite également pour rappeler les pratiques liées à Internet. la recherche d’information n’est qu’un des possibles et représente autant de requêtes sur les moteurs de recherche que les pratiques sociales (Je n’ai jamais trouvé le chiffre des pratiques sur le web. Si quelqu’un l’a, me le dire en commentaire svp). Je présente enfin la manière de procéder et les outils.

Pourquoi Google ?

Je reviens en premier lieu sur l’enquête belge de la maîtrise de la recherche d’information des étudiants : 7,65/20. Donc rechercher sur internet ne va pas de soi. Cela nécessite un apprentissage. une enquête britanique précise les choses "leur rapidité et leur dextérité n’est pas pour autant synonyme d’une plus grande efficacité."

Ensuite, je présente la situation hégémonique de Google via le panel secret2moteurs

Je présente enfin, à partir d’une diapo d’Alexandre Serres pourquoi sortir de Google :

– Briser le monopole de Google. une situation de monopole absolu, surtout dans un domaine touchant à la connaissance est dangereuse d’autant plus que Google est avant tout une régie publicitaire

– Résister à la googlisation des usages. C’est à mon avis l’argument le plus important, car c’est une vision du monde qu’impose Google comme en son temps microsoft. Pour les élèves Google est le web !

– Adapter les outils aux besoins. pourquoi utiliser une dégrossisseuse quand on a besoin d’une perceuse de précision ?

– Suivre l’innovation techniques des moteurs. Et Dieu sait si ça innove. Le fait que Google soit en position hégémonique en est peut être la cause aussi !

Des bons usages de Google en particulier et de la recherche en général

Je demande ensuite aux participants de faire une recherche sur google en lien avec leurs besoins. Je leur demande alors combien ils ont employé de mots clés pour préciser que trois mots clés sont souvent nécessaires pour arriver à un résultat intéressant.

je leur présence ensuite la notice d’un résultat de Google en comparaison d’une notice BCDI. J’attire particulièrement leur attention sur la notion de mot en contexte (KWIC). A partir de là, je leur indique les différences entre indexation automatique et indexation manuelles. J’aborde juste la notion de metadonnées comme l’avenir où la notice documentaire est embarqué avec le document.

On passe ensuite à la recherche avancée de Google. Je parle principalement des opérateurs boobléens (à ce propos, j’ai été étonné d’apprendre là quelque chose d’inconnu aux personnes présentes). On travaille aussi un peu sur la commande "site:", sur la date, sur les formats que l’on peut retrouver via un moteur web…

A partir des requêtes des enseignants, j’attire leur attention sur l’écriture d’une équation de recherche dans le mode de recherche simplifié. S’il faut retenir quelque chose :

– utiliser les guillemets pour une expression,

– utiliser avec parcimonie le OR qui ne peut s’employer qu’avec des mots clés du même registre sémantique,

– le "-" qui permet utililement dans un deuxième temps d’éliminer les références hors propos par exclusion du contexte (l’exemple d’une recherche sur Laval avec, en ce qui nous concerne l’utilisation du "-québec").

Effectivement, on arrive ainsi à bien circonscrire une demande. Mais, et j’insiste là dessus, les résultats obtenus sont probablement intéressant. Il y a surement mieux mais, en regard de sa demande, ce qu’on obtient est suffisant. Ce n’est certainement pas le plus pertinent !

Ensuite, on travaille un peu sur la notion de mots clés avec quatre schémas maison que je trouve rigolo (mais je crois que je suis le seul – je suis bon public avec moi-même) : la distinction sens / forme, les mots inutiles dans une recherche, l’emploi des guillemets pour rechercher une expression, et les différentes raisons pour lesquels les mots clés posent problème dans une recherche.

J’ai été étonné de la difficulté pour certain de s’abstraire du sens dans l’utilisation des mots clés. Travailler sur une pure forme est pour certain un obstacle conceptuel.

Qu’y a-t-il derrière la lucarne ?

Je passe ensuite à l’explication du fonctionnement d’un moteur de recherche. j’utilise alors les diapos d’Alexandre Serres, bien que certaines ne me conviennent qu’à moitié (je ne vais pas faire la fine bouche en plus 8-). Comment un moteur constitue sa base de données ?

Ce qui permet de travailler sur le gigantisme de ce qu’est une base de données d’un moteur comme google. Je parle alors des data centers et du googleplex dont le coùt de construction est de 2,5 milliards de dollars, ainsi que les besoins énergétiques des data centers (2% de la consommation électrique des Etats Unis) pour bien faire prendre en compte que le web et google sont des entités physiques matérialisables.

On parle également des modes d’affichage avec le fameux pagerank. Après une explication sommaire, c’est l’occasion d’aborder l’opacité qui entoure cet algorithme comme par exemple pourquoi il n’est pas le même en Chine par exemple. La technique n’est pas neutre !

Une réflexion sur la recherche d’information

J’aurais aimé ensuite travailler sur qu’est-ce qu’une recherche d’information, mais comme j’avais déjà bien chargé la mule, je n’ai pas beaucoup travaillé sur cette partie.

j’aurais aimé montré que la recherche d’information est confondue avec la recherche plein texte. Hors, ce n’est pas la seule, et encore moins la meilleure manière de chercher. A voir comment procéder à l’avenir sur cette question qui est en elle-même un objet de formation à part entière.

Dans la même idée, j’aurais bien aimé aussi aborder les notions de classement et d’indexation qui sont aussi au coeur du web. Histoire d’aborder également des notions de folksonomie, d’ontologie etc. Là aussi, probablement trop ambitieux.

Je pense de toute manière que ces parties n’étaient pas suffisamment travaillées.

Il n’y a pas que Google dans la vie

J’ai ensuite rapidement indiqué qu’il n’y avait pas qu’un moteur de recherche mais des centaines et que beaucoup se créaient chaque jours.

J’ai abordé rapidement les différents moteurs en fonction des questions que l’on se pose. Sur le bureau symbaloo, j’en avais mis quelques uns et j’ai laissé les enseignants jouer avec un peu avec ce que j’avais sélectionnés.

Il m’a manqué une diapo que je n’ai finalement trouvé que le lendemain et que j’aurais probablement mise à cet endroit de la formation, c’est le taux de recoupement entre les principaux moteurs de recherche, moins de 12%.

http://graph.benchmark.fr/journaldunet/solutions/0/4/9/0/0/0/940_369677.png

J’ai terminé rapidement cette partie en abordant le web invisible avec la traditionnelle représentation de l’iceberg.

Google est le web

Je conclue cette formation sur ce qu’est google, à savoir plus de 150 services dont l’objectif est de garder captif les internautes avec un seul objectif vendre de la pub. Car Google est avant tout une régie publicitaire.

Je termine par la vidéo de Googleinside et par l’aspect totalitaire de google, en précisant bien que le problème est avant tout la position dominante du moteur. Car tous les petits copains de Google aimeraient bien être à sa place, et tous ont le même objectif.

En ce qui concerne la pertinence, Google est un bon moteur.

http://graph.benchmark.fr/journaldunet/solutions/1/9/4/3/0/0/3491_186365.png

Et en clap de fin, je dis aux enseignants : "vous êtes des prescripteurs, quand vous donnez une recherche à faire à vos élèves, par pitié, ne leur dites pas d’allez chercher sur google mais d’aller chercher sur le web avec plusieurs moteurs de recherche".

Je viens de faire, dans le cadre de la mise en place du B2I en lycée, l’année prochaine, une formation aux enseignants sur le domaine 4, rechercher, se documenter.

Pour cela, j’ai fait un gros travail bibliographique préalable qui m’a permis, à moi aussi, de me remettre les idées au clair. En voici donc le résultat avant la présentation des deux formations.

Une première source

Une des sources essentielles dont je me suis servi est le diaporama d’alexandre serres de l’urfist bretagne sur sortir de google : http://www.uhb.fr/urfist/sortir_de_google

Dans cet objet il aborde aussi bien le fonctionnement d’un moteur de manière approfondie (je lui ai piqué quelques slides) que des démarches de recherche que des outils. A consommer sans modération.

Aspects techniques de la recherche

Par rapport à la construction de cette formation, J’ai d’abord travaillé sur les critères de sélection en recherche avancée, les opérateurs et commandes etc. J’ai utilisé les modes d’emploi de google ainsi que quelques tutoriaux sur le web comme celui-ci ou celui-ci et celui-là.

J’ai également travaillé sur la notion de mots clés avec cet article sur docsdocs et aussi celui-ci sur les mots vides. J’ai aussi balisé du côté des modes de recherche avec ce schéma chez techcruntch qui met bien perspectives modes de recherche revisités par l’innovation technologique. J’ai aussi lu cet article de Nicole Boubée sur l’accès des élèves à la recherche par l’image. Enfin cet article chez Mondeca que je trouve exhaustif des modes de recherche. Et pour introduire sur la problématique totalisante, le scrapping chez affordance.

les algorithmes de recherche et d’affichage et notamment le pagerank qu’explique bien Hubert Wassner de l’ESIEA Laval. Un article ici sur l’utilisation du robot.txt.

Sur les services google, je me suis servi, entre autre, de billets de webrankinfo et du dossier de depannetonpc.

Google ô Dieu

J’ai travaillé ensuite sur Google comme moteur hégémonique et entreprise dominante. Je me suis servi des articles de googleinside sur la nébuleuse google. C’est d’ailleurs dommage que le blog ne soit plus actif, il était de toute première qualité.

Sur l’entreprise Google, les vidéos de la curiosphère et cet article sur l’empire google en chiffres, auquel il faut ajouter quelques articles sur le modèle économique de Google comme ici et ici et notamment son emprise sur la publicité en ligne. L’aspect tentaculaire est bien montré par cet article sur le nouveau googleplex.

Google comme nouvel OS du web et les atteintes à la vie privé sont parmi les sujets les plus sensibles comme cet article sur "google santé" et sur la cardinalité du web comme l’appelle Olivier Erschield. Egalement un article d’abondance sur le recoupement des traces que nous laissons et notamment des recherches dans les moteurs de recherche. Pour finir sur le sujet la nouvelle (pas très bonne) de Cory Doctorow et la vidéo (excellente) de googleinside.

Alors, Peut-on vivre sans Google ?

Des usages

Concernant les usages du moteur, j’ai pris en compte l’enquête belge sur la recherche d’information des étudiants qui corrobe une enquête britannique. Et bien sûr, je me suis servi des précieux conseils de frédéric Rabat alors qu’une enquête montre un taux de résultat unique par moteur de 88%.

A voir également le travail de Jean Veronis et de ses étudiants sur les indices de satisfaction entre moteur et la critique d’activeille.

Voir aussi le coût économique d’une information non trouvée.

Sources complémentaires

Pour plus d’information sur les sources utilisées ou collectées lors de ma veille

http://del.icio.us/jadlat/recherche_d’information

http://del.icio.us/jadlat/moteur_de_recherche

http://del.icio.us/jadlat/google

http://del.icio.us/jadlat/information

http://del.icio.us/jadlat/modele_économique

Quelques données générales sur la recherche d’information sur le web dont je me suis servi :

Sur educnet

Conseils chez Guy Pastres

Quelques sources dont je me suis servi sur les moteurs de recherche :

– Chez Mary Ellen Bates

– Chez apprendre-en-ligne

– Chez Guy Pastres

– sur le fonctionnement de Doona, un moteur "solidaire"

– sur quelques moteurs très spécialisés

– et abondance pour toute son oeuvre

– le premier et toujours utile guide du RiSi

Quelques sources dont je me suis servi sur le web invisible :

99 ressources chez Jessica Hupp

– le classique de Christophe Asselin, bien qu’un peu vieux (merci Olivier)

J’en ai peut-être oublié quelques uns mais je pense avoir balayé une grande part des sources dont je me suis servi, à l’exception de tout ce que je connaissais auparavant et qui n’est plus exprimable sous cette forme-là.
 

Cela fait quelques temps déjà que j’y travaille. Difficile exercice que de faire correspondre ce que l’on est dans une page de papier A4, même virtuelle.

C’est fait désormais et c’est ici.

J’ai essayé de lui donner un style 2.0 et comme c’est la deuxième version depuis que j’ai eu le DESS, on va dire que je fais un peu de marketting. En même temps, 2.0 c’est d’un commun désormais.

La logique, une première partie identité / adresse très succinte qui prouve que j’existe quelque part sur cette planète. Comme tout le monde le sait, seul Dieu n’a pas d’adresse !

Ensuite la classique définition de soi-même par le prisme des diplômes et des expériences. J’ai beaucoup épuré ces deux parties pour ne retenir que l’essentiel. Pourtant, je suis persuadé que cette partie devrait refléter la dimension sociale d’un individu et pas seulement son identité professionnelle. C’est comme ça !

Ensuite les 4 compétences qui me caractérisent professionnellement et qui me permettent de dire "je suis…" Lors de l’ue 174, le prof, Jean-Pierre Noubel, nous avait fait prendre conscience de l’abération de dire "je suis…" pour se qualifier professionnellement. Les italiens, eux préfère dire "fai" / "je fais".

Enfin, le mindmap, représente mes compétences de travailleur du savoir. Beaucoup peuvent se reconnaître dans ces quatre branches principales : Personnel Knowledge management, travail à distance, collaboration, communication.

A vos commentaires, s’il vous plaît !

Dans un précédent billet, j’ai présenté ce que nous comptions faire cette année selon 5 axes. J’en ai déjà présenté un, celui qui consiste à analyser ce que nous devons enseigner du point de vue des démarches. Ici, je vais revenir sur les compétences que nous devons faire acquérir à nos élèves.

Entrée par les compétences

Accessibilité

  • Visualiser les différents espace du CDI

  • comprendre une cote

  • trouver le document correspondant au CDI

  • Lire une référence documentaire

  • Repérer une adresse web dans la zone d’adresse d’un navigateur

  • Décrypter une adresse web – nom du site – nom de domaine – répertoire – fichier – type de fichier

  • identifier quand on change de site web

  • accéder au réseau en utilisant le couple identifiant / mot de passe – enregistrer un fichier dans son espace perso – transférer un fichier vers un espace prof – Repérer les outils documentaires (le monde – bcdi) et y accéder

  • Différencier les 3 modalités d’accès au CDI

  • Différencier les deux usages des moyens informatiques défini par le règlement

  • accéder au thesaurus

Utiliser un moteur de recherche

  • Naviguer dans les onglets

  • faire une recherche par champs (titre – auteur – collection – mode expert)

  • faire une recherche avec le début du champs / faire une recherche avec des mots contenus dans le champs

  • utiliser les listes

  • Faire une recherche simplifiée

  • utiliser les opérateurs booléens – utiliser la troncature –
    utiliser les opérateurs de proximité – utiliser les expressions ou les unitermes

  • Utiliser un thesaurus – accéder au thesaurus

  • Faire une recherche dans le thesaurus

  • utiliser le mode inversé

  • repérer l’usage des différentes fenêtres

  • repérer sur quel descripteur on est positionné

  • Capturer un descripteur

  • Utiliser les aperçus

  • utiliser le clustering

  • utiliser la présentation en nuage de mot

Démarche de recherche

  • Questionner un sujet : faire un brainstorming en groupe – classer les mots clés – les représenter sous la forme d’une carte mentale

  • définir le vocabulaire – utiliser les dictionnaires

  • définir le qqocqp du sujet

  • Débroussailler le sujet : une recherche sur le thème

  • Traduire une question en mot clé

  • traduire des mots clés en descripteur

  • représenter un brainstorming sous forme

  • débroussailler un sujet

  • Problématiser un sujet de recherche

  • rechercher dans des bases de données

  • lire, sélectionner, trier

  • prendre des notes en reliant toujours aux documents lu et aux connaissances acquises

  • faire un plan

  • réaliser une production sous différentes formes

  • évaluer son travail

  • faire un retour sur son travail

  • tenir un carnet de bord

  • communiquer sur son travail

Document et media

  • noter la référence d’un document

  • validation externe d’un document : qqocqp

  • recouper les sources

  • Demander l’autorisation de reproduction pour un document

  • droit de citation

  • Se repérer sur une page web

  • Siter ses sources : la bibliographie

Mener un projet en groupe

Cette séance pédagogique s’inscrit dans les apprentissages en classe de seconde.

Elle s’inscrit en milieu d’année entre les deux séquences d’ECJS. Cela fait 5 ans que je la fais, bien que le diaporama ait évolué formellement.

Elle part du constat que les élèves utilisent internet sans vraiment comprendre ce que c’est. Il suffit pour eux de cliquer pour avoir accès à quelque chose qu’il suppose être la réponse attendue.

 

Non, Internet, c’est pas magique !

 

 

Il s’agit d’un diaporama en trois parties sur la notion de réseau mondial, sur les notions d’hypertexte et de multimedia et enfin sur la notion de validité de l’information.

le diaporama est ici

Avant de commencer, je demande aux élèves de remplir ce document, fait par des collègues provençaux. L’objectif est d’introduire les élèves sur ce sujet en partant de leurs pratiques et de leurs représentations.

Les élèves lisent le diaporama et font les exercices prévus qui me permettent d’intervenir et de recadrer si nécessaire en même qu’ils introduisent dans la lecture de l’élève une pause nécessaire.

 

Il y a deux exercices :

– l’augmentation exponentielle des informations (attention les deux pages sont inversées dans le fichier joint) permet de mesurer le rapport entre innovation technologique et production de connaissances. Avant de continuer la lecture du diaporama, je conclus sur les unités de mesure (diapo 8.) en affirmant que nous avons changer d’échelle. "Auparavant l’unité de mesure que nous employons est le kilo je pèse 80 kg (véridique), je bois 1 litre d’eau (et un peu de ricard), j’habite à 5 km de mon lieu de travail etc. Je consomme combien de mega-octet par mois ? L’échelle de mesure n’est plus humaine mais universelle"

– l‘approche croisées médias / accès me permet de revenir sur la notion de document et de formaliser un savoir inconscient chez les élèves, celui de l’accès aux documents (accès séquentiel, accès hiérarchique, accès hypertexte). C’est je pense, en l’état, un exercice à retravailler car il n’est pas assez fluide. (Cet exercice est à la base un document d’un prof d’info du CEPEC)

Dans notre établissement, on a mis en barète les TPE de S (70 élèves) et les TPE de L et ES (70 élèves). Ce deuxième regroupement est plus arbitraire et tient plus de l’arrangement administratif que de l’intérêt pédagogique de l’élève.

 

Dans ces deux regroupements, le fonctionnement est similaire au niveau du planning comme des outils (carnet de bord – synthèse écrite – mode d’organisation – sortie des élèves etc.) à quelques variantes comme l’introduction dès le départ en S d’une pochette par groupe qui reste au CDI.

 

La grande différence s’est située, dès le départ, dans la définition de la problématique. Car se terme complexe se heurte aux démarches des différentes disciplines réduite à deux grands types : démarche heuristique / historique contre démarche expérimentale / scientifique.

 

Et justement, le coeur de l’exercice au capes interne à l’époque est l’analyse critique comparative, un truc un peu dingue qui vise à mettre en regard deux textes, à les opposer afin d’en extraire les débats sous-jacents. Et le coeur du coeur est la construction de la problématique de cette ACC.

 

 

A Lyon, on a eu une prof d’enfer qui nous a bien formés sur le sujet. Désormais, pour la vie, Monique, je sais qu’une problématique est une matrice, un contexte, une situation qui ouvre vers des questions à débattre et d’où émergera la lumière. J’ai toujours oeuvré vers cette définition et je pense qu’elle est désormais partagée par tous.

Les travaux personnels encadrés se termine dans le lycée dans lequel je travaille, l’occasion pour moi de revenir sur une une innovation majeure en pédagogie ces dernières années.

Il s’agit pour des élèves de mener à terme un projet à plusieurs, sur un temps éducatif long (5 mois). Le projet consiste, à partir d’un thème de travail défini, à cerner un sujet de recherche, à le problématiser et à répondre à cette problématique en expérimentant et en recherchant des informations. L’objectif final est de faire un document dont le support peut prendre toutes les formes possibles et inimaginables (pièce de théâtre, panneaux, diaporama etc.)

Si vous voulez en savoir plus sur ce qu’est un TPE, je vous conseille un album jeunesse qui retrace parfaitement la démarche. Il s’agit de L’Ogre de Mouflette Papillon de Magali Bonniol.

Cette innovation a fait partie des réformes Allègre qui ont vu également l’introduction de l’ECJS (éducation civique, juridique et sociale), des PPCP (projet professionnel à caractère pluridisciplinaire), le conseil de vie lycéenne etc. En 15 ans d’exercice, cela a été la seule réforme de fond de l’éducation nationale que j’ai vécue.

Cette réforme a été importante pour les documentalistes, car elle les a mis au centre du jeu. Mener une recherche d’information était une activité périphérique auparavant. Il s’agissait souvent d’une solution ready made à la démotivation des élèves. Cette réforme l’a rendue centrale comme elle a rendu centrale la gestion de projet, surtout dans l’enseignement général.

D’un point de vue personnel, cette réforme coïncide avec l’obtention du CAPES. Au CEPEC, l’organisme formateur, dans lequel j’ai suivie la formation préparatoire, les deux semaines de préparation à la venue de l’inspecteur (2e année) furent clairement du bourrage pour faire de nous de gentils petits moines soldats de la réforme.

C’est fort de cette légitimité nouvelle que me donne le CAPES, que nous allons discuter dans l’établissement sur le contenu de cette réforme et sur la méthode à construire. Car tout est à construire.

Les premières réunions vont être des parties de manivelles où chacun va vouloir imposer son point de vue et tirer le nouvel espace vers sa discipline et ce qu’il connaît le mieux. Je ne suis pas en reste et certains échanges, lors de réunion préparatoires, seront très chaud avec quelques collègues, notamment une prof de SVT, aujourd’hui à la retraite, avec qui finalement j’ai travaillé pendant les 7 années qui ont suivi, période durant laquelle une estime réciproque très forte s’est construite et qui aujourd’hui me manque professionnellement. Comme quoi se crêper le chignon n’est pas forcément mauvais.

Premier bilan de ces réunions : les TPE auront lieu au CDI et je fais partie des équipes, du moins je suis accepté pour l’instant, car tout est toujours à recommencer dans ce métier.

Ce billet est la suite de

-"la première séquence d’apprentissage…"

– "un brainstorming en seconde"

"Apprentissage de la recherche documentaire ou apprentissage d’un logiciel"

– "Face à un moteur de recherche, le mot clé"

– "Première consigne pour une prise de note"

– "C’est la fin de la première séquence en ECJS"

La suite de l’activité consiste à accompagner les élèves dans leurs recherches et prises de note. Je suis moins actif dans la partie prise de notes, où il me semble que les enseignants sont mieux armés que moi pour ce passage de la lecture à l’information à la transformation en connaissance. Cette posture est juste un point de vue personnel.


 

Deux choses sont à signaler :


  • Concernant la prise de notes, j’insiste pour que les élèves relient leur prise de notes et leur prise de références. Concrètement, qu’il indique sur leur page la référence du document qu’il traite. Il s’agit des fonctions PREUVE / MISE EN RELATION de la référence (cf. carte conceptuelle).


  • Pendant l’activité, nous sommes amenés à utiliser les archives numériques, hors ligne, du journal « Le Monde ». Les élèves peuvent y accéder par la date, s’ils ont déjà une référence d’article à lire ou par une recherche par mots clés sur le titre ou en texte intégral (on utilise aussi le moteur en ligne).

     

    C’est l’occasion de réemployer les termes du brainstorming ou ceux trouvés en cours de recherche et c’est l’occasion de montrer le bruit d’une recherche avec des mots du langage de tous les jours.

     

    Sur une base de 80 000 références (le logiciel documentaire), le bruit est vraiment visible sur les mots clés généraux d’usage courant (« famille » seul par exemple donne 886 résultats alors que sur le moteur des archives du monde, cela donne le double de résultat – sur le moteur du site, c’est apparemment bloqué à 500 résultats).


    C’est l’occasion de créer un point d’ancrage pour l’avenir, qui va être l’utilisation d’un thesaurus pour approfondir le questionnement. Ce sera la seconde séquence d’ECJS.

     

Ici s’arrête l’apprentissage des compétences informationnelles et mon intervention dans cette activité. Il reste aux élèves à finir leur prise d’informations, suivre les consignes de l’enseignant pour faire une fiche de synthèse qui est le préalable au débat.

Ce billet est la suite de

-"la première séquence d’apprentissage…"

– "un brainstorming en seconde"

"Apprentissage de la recherche documentaire ou apprentissage d’un logiciel"

– "Face à un moteur de recherche, le mot clé"

– "Première consigne pour une prise de note"

– "C’est la fin de la première séquence en ECJS"

Les élèves attaquent enfin leurs recherches avec le logiciel documentaire en utilisant les mots clés qu’ils ont sélectionnés lors du brainstorming.


Face à la notice nous leur rappelons de juger de la pertinence du document référencé et ensuite de prendre les informations nécessaire pour accéder au document.

Pour cela nous nous serons de l’outil élaboré par savoir-CDI. sur la prise de référence au collège. C’est Claudie qui a suggéré cette innovation cette année.

Claudie a TOUJOURS raison Smiley.


EN MËME TEMPS, nous leur demandons de repérer et de noter, sur leur prise de note, les descripteurs qui sont sur la notice, en rouge ET qui n’apparaissent pas comme étant des mots clés déjà trouvés.

Il s’agit ensuite de les agréger à la carte heuristique construite pendant le brainstorming.


Nous avançons une première définition pour un descripteur : un mot clé qui renvoie à un thème unique. L’ensemble des descripteurs indiquent les thèmes abordés par le document. Nous passons imperceptiblement de la notion de mot clé à celle de thèmatique, de la notion de forme à la celle de fond.

Dans le même temps, nous disons aux élèves, que ces descripteurs leur permettent de trouver de nouvelles idées. nous sommes dans l’approfondissement du questionnement.

Enfin, Ils leur permettront, dans une deuxième temps de lancer un questionnement / recherche sur ces nouvelles idées. Et là, c’est les introduire, imperceptiblement, aux processus de recherche qui sont souvent itératifs.

 





  • twitter jadlat

    • Say aquientants not friends then you would be ok 2 years ago
    • When every thing is over all you have is your friends and family 2 years ago
    • Friends Jesus say hypocrites all of you. Please don't be like that we love you all it's nice to see you all doing your thing 2 years ago
    • By me want to see me succeeded even if it's a measely 10 percent and I should stand by you wanting you to ale it so don't use the word frie 2 years ago
    • Are you saying we women of color just hate each other or is this just a show to make money. If you call mea friend I expect you to stand b 2 years ago
    • Hating each other I call you friend but we are all hypocrites what's the message you sending to the young girls coming 2 years ago
    • That is why we have nothing you ever sit and watch you all the message you send is that sisters can't be friends but enemies 2 years ago
    • I don't know if they make you Georgia peach act like that cut throat but we all sisters stand by each other 2 years ago
    • What do I need for me to get what I buy the police 2 years ago
    • Now call express white glove urgent delivery they say they can't find it 2 years ago
  • RSS Bookmarks (Jadlat sur diigo)

    • Erreur, le flux RSS est probablement en panne. Essayez plus tard.