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J’ai fait cette formation en juillet 2008 à destination des profs de mon établissement. Elle porte sur la recherche d’information et dure une heure trente. Il s’agit du "niveau 2" de celle que j’ai faite en juin, et que j’ai améliorée d’ailleurs grâce aux commentaires du réseau apprendre2.0.

Si la première avait pour objectif de découvrir "de manière raisonnée" Google, celle-ci est plus centrée sur la démarche de recherche et sur "comment commencer une recherche ?"

Pour cette formation, j’ai utilisé ce bureau symbaloo.

Elle commence par un diaporama(accessible sur voicethread – toujours aussi problématique les medias embarqués sur wordpress – gestion des <div> délicate maj je ne peux toujours pas en mettre deux en même temps mais ça à l’air de tenir pour celui-ci – majmaj eh bé non !

Après cette présentation, je rebondis donc sur les mots clés. Une recherche plein texte, c’est du langage à maîtriser.

J’impose une recherche sur "les syndicats en France" qui est une recherche faite en seconde cette année. Je demande à deux ou trois participants de me dire 3 mots clés évidents pour la recherche : syndicats, france, syndicalisme etc.

Je leur dit ensuite : on ne va pas les utiliser pour la recherche. Il y a un froid dans l’assistance.

Alors lesquels utiliser ? C’est parti pour un brainstorming en groupe de 5 minutes. A l’issu, je pointe pour cet exercice la difficulté rencontrée par tout un chacun qui n’est pas spécialiste, et surtout par les élèves : le manque de connaissances sur le sujet. On ne peut commencer une recherche qu’à partir de soi. Et si on ne connaît rien, le brainstorming, comme la recherche vont rester au niveau le plus bas.

D’où l’importance d’aller débroussailler, défricher le terrain en utilisant des encyclopédies ou des annuaires ou des portails de ressources déjà identifiés. L’occasion de découvrir, pour les participants Larousse.fr, l’Agora, DMOZ. L’intérêt avec ce dernier est de montrer la différence entre une indexation humaine sur des sites par opposition à une indexation automatique sur des pages.

Le deuxième problème auquel on se heurte est le choix des mots clés à employer dans la recherche. C’est aussi l’occasion de découvrir le portail lexical du CNRS qui est basé sur le TLFI. Découverte et travail sur cet outil.

La proxémie permet de passer à un troisième niveau qui est le croisement entre concepts et mots clés : c’est à dire le réseau de liens qui existent entre les idées et qui est représenté dans le langage. C’est l’occasion de travailler sur le thesaurus et de faire une navigation dans cet outil en suivant les liens de hiérarchie et d’association.

On peut ainsi montrer la différence qu’il y a entre une recherche plein texte et une recherche s’appuyant sur des descripteurs : une recherche par tag. Cette dernière permet de retrouver tout type de media. Cela aurait été bien ici de travailler avec un outil comme del.icio.us ou flickr. Mais le manque de temps et les conditions locales d’usage des outils l’ont rendu impossible.

On passe ensuite, rapidement, sur des moteurs de recherche web qui utilise des "termes associés", en fait du clustering que je définis. J’utilise uniquement yahoo car il permet aussi de voir une recherche par "mots en contexte". Il y a aussi Exalead, Grokker, Quintura

Il est bien évident que cette formation devrait durer le double de temps et permettre une véritable recherche, mais là encore, le temps donné est restreint.

Et pour conclure, le traditionnel diaporama (toujours aussi inaccessible sur wordpress)

 

Voici un outil que j’ai créé sur le droit de l’information à destination des enseignants. Il est loin d’être exhaustif.

C’est un mindmap que j’ai exporté en mode présentation.

J’ai pris le parti d’essayer de regrouper les points communs qui me semblaient essentiels pour chaque média. C’est très certainement un outil imparfait et l’évolution juridique risque de le rendre rapidement obsolète.

Je m’en suis servi pour une formation à destination des enseignants. J’ai fait défilé l’arbre, en commentant chaque branche.

C’est ici.

Après avoir indiqué la bibliographie que j’ai utilisé pour mettre en oeuvre cette formation et comment j’ai procédé, j’en viens à la première formation, scénario et animation.

Les besoins exprimés par les enseignants, à mettre en lien avec la commande institutionnelle, tourne autour du besoin de maitriser la recherche avancée d’un moteur de recherche.

Comme objet d’étude, j’ai hésité entre le logiciel documentaire et plusieurs moteurs web, voire en faisant une étude comparative sur plusieurs moteurs. Et puis finalement j’ai opté, sur les conseils de Frédéric rabat pour une formation centrée sur Google. C’est à dire, partir de l’existant exclusif de 90% des re-chercheurs français, et élargir vers des problématiques sociétales liées à ce moteur.

Les outils choisis

J’ai déjà indiqué comment j’ai procédé. J’ai une page web qui me sert de page d’entrée dans la formation pour les enseignants, un mindmap qui m’a servi à la charpenter.

Le diaporama est le fil conducteur alors que le bureau symbaloo est l’outil de travail des enseignants.

 


Introduction à la formation

Je reviens d’abord sur la commande, le B2I à mettre en place l’année prochaine et le domaine 4, savoir rechercher. J’en profite également pour rappeler les pratiques liées à Internet. la recherche d’information n’est qu’un des possibles et représente autant de requêtes sur les moteurs de recherche que les pratiques sociales (Je n’ai jamais trouvé le chiffre des pratiques sur le web. Si quelqu’un l’a, me le dire en commentaire svp). Je présente enfin la manière de procéder et les outils.

Pourquoi Google ?

Je reviens en premier lieu sur l’enquête belge de la maîtrise de la recherche d’information des étudiants : 7,65/20. Donc rechercher sur internet ne va pas de soi. Cela nécessite un apprentissage. une enquête britanique précise les choses "leur rapidité et leur dextérité n’est pas pour autant synonyme d’une plus grande efficacité."

Ensuite, je présente la situation hégémonique de Google via le panel secret2moteurs

Je présente enfin, à partir d’une diapo d’Alexandre Serres pourquoi sortir de Google :

– Briser le monopole de Google. une situation de monopole absolu, surtout dans un domaine touchant à la connaissance est dangereuse d’autant plus que Google est avant tout une régie publicitaire

– Résister à la googlisation des usages. C’est à mon avis l’argument le plus important, car c’est une vision du monde qu’impose Google comme en son temps microsoft. Pour les élèves Google est le web !

– Adapter les outils aux besoins. pourquoi utiliser une dégrossisseuse quand on a besoin d’une perceuse de précision ?

– Suivre l’innovation techniques des moteurs. Et Dieu sait si ça innove. Le fait que Google soit en position hégémonique en est peut être la cause aussi !

Des bons usages de Google en particulier et de la recherche en général

Je demande ensuite aux participants de faire une recherche sur google en lien avec leurs besoins. Je leur demande alors combien ils ont employé de mots clés pour préciser que trois mots clés sont souvent nécessaires pour arriver à un résultat intéressant.

je leur présence ensuite la notice d’un résultat de Google en comparaison d’une notice BCDI. J’attire particulièrement leur attention sur la notion de mot en contexte (KWIC). A partir de là, je leur indique les différences entre indexation automatique et indexation manuelles. J’aborde juste la notion de metadonnées comme l’avenir où la notice documentaire est embarqué avec le document.

On passe ensuite à la recherche avancée de Google. Je parle principalement des opérateurs boobléens (à ce propos, j’ai été étonné d’apprendre là quelque chose d’inconnu aux personnes présentes). On travaille aussi un peu sur la commande "site:", sur la date, sur les formats que l’on peut retrouver via un moteur web…

A partir des requêtes des enseignants, j’attire leur attention sur l’écriture d’une équation de recherche dans le mode de recherche simplifié. S’il faut retenir quelque chose :

– utiliser les guillemets pour une expression,

– utiliser avec parcimonie le OR qui ne peut s’employer qu’avec des mots clés du même registre sémantique,

– le "-" qui permet utililement dans un deuxième temps d’éliminer les références hors propos par exclusion du contexte (l’exemple d’une recherche sur Laval avec, en ce qui nous concerne l’utilisation du "-québec").

Effectivement, on arrive ainsi à bien circonscrire une demande. Mais, et j’insiste là dessus, les résultats obtenus sont probablement intéressant. Il y a surement mieux mais, en regard de sa demande, ce qu’on obtient est suffisant. Ce n’est certainement pas le plus pertinent !

Ensuite, on travaille un peu sur la notion de mots clés avec quatre schémas maison que je trouve rigolo (mais je crois que je suis le seul – je suis bon public avec moi-même) : la distinction sens / forme, les mots inutiles dans une recherche, l’emploi des guillemets pour rechercher une expression, et les différentes raisons pour lesquels les mots clés posent problème dans une recherche.

J’ai été étonné de la difficulté pour certain de s’abstraire du sens dans l’utilisation des mots clés. Travailler sur une pure forme est pour certain un obstacle conceptuel.

Qu’y a-t-il derrière la lucarne ?

Je passe ensuite à l’explication du fonctionnement d’un moteur de recherche. j’utilise alors les diapos d’Alexandre Serres, bien que certaines ne me conviennent qu’à moitié (je ne vais pas faire la fine bouche en plus 8-). Comment un moteur constitue sa base de données ?

Ce qui permet de travailler sur le gigantisme de ce qu’est une base de données d’un moteur comme google. Je parle alors des data centers et du googleplex dont le coùt de construction est de 2,5 milliards de dollars, ainsi que les besoins énergétiques des data centers (2% de la consommation électrique des Etats Unis) pour bien faire prendre en compte que le web et google sont des entités physiques matérialisables.

On parle également des modes d’affichage avec le fameux pagerank. Après une explication sommaire, c’est l’occasion d’aborder l’opacité qui entoure cet algorithme comme par exemple pourquoi il n’est pas le même en Chine par exemple. La technique n’est pas neutre !

Une réflexion sur la recherche d’information

J’aurais aimé ensuite travailler sur qu’est-ce qu’une recherche d’information, mais comme j’avais déjà bien chargé la mule, je n’ai pas beaucoup travaillé sur cette partie.

j’aurais aimé montré que la recherche d’information est confondue avec la recherche plein texte. Hors, ce n’est pas la seule, et encore moins la meilleure manière de chercher. A voir comment procéder à l’avenir sur cette question qui est en elle-même un objet de formation à part entière.

Dans la même idée, j’aurais bien aimé aussi aborder les notions de classement et d’indexation qui sont aussi au coeur du web. Histoire d’aborder également des notions de folksonomie, d’ontologie etc. Là aussi, probablement trop ambitieux.

Je pense de toute manière que ces parties n’étaient pas suffisamment travaillées.

Il n’y a pas que Google dans la vie

J’ai ensuite rapidement indiqué qu’il n’y avait pas qu’un moteur de recherche mais des centaines et que beaucoup se créaient chaque jours.

J’ai abordé rapidement les différents moteurs en fonction des questions que l’on se pose. Sur le bureau symbaloo, j’en avais mis quelques uns et j’ai laissé les enseignants jouer avec un peu avec ce que j’avais sélectionnés.

Il m’a manqué une diapo que je n’ai finalement trouvé que le lendemain et que j’aurais probablement mise à cet endroit de la formation, c’est le taux de recoupement entre les principaux moteurs de recherche, moins de 12%.

http://graph.benchmark.fr/journaldunet/solutions/0/4/9/0/0/0/940_369677.png

J’ai terminé rapidement cette partie en abordant le web invisible avec la traditionnelle représentation de l’iceberg.

Google est le web

Je conclue cette formation sur ce qu’est google, à savoir plus de 150 services dont l’objectif est de garder captif les internautes avec un seul objectif vendre de la pub. Car Google est avant tout une régie publicitaire.

Je termine par la vidéo de Googleinside et par l’aspect totalitaire de google, en précisant bien que le problème est avant tout la position dominante du moteur. Car tous les petits copains de Google aimeraient bien être à sa place, et tous ont le même objectif.

En ce qui concerne la pertinence, Google est un bon moteur.

http://graph.benchmark.fr/journaldunet/solutions/1/9/4/3/0/0/3491_186365.png

Et en clap de fin, je dis aux enseignants : "vous êtes des prescripteurs, quand vous donnez une recherche à faire à vos élèves, par pitié, ne leur dites pas d’allez chercher sur google mais d’aller chercher sur le web avec plusieurs moteurs de recherche".

Contexte

Dans le cadre d’une formation que j’ai fait aux enseignants sur le B2I, la commande était la suivante :

– le domaine 4 du B2I,

– liberté de proposer le contenu de la formation,

– inscription libre des enseignants,

– deux créneaux de formation, un créneau "débutant" et un créneau "approfondissement"

– une dizaine d’inscrits par module de formation

– sur une heure et demi.

Un work in contexte (MAJ n’importe quoi!) progress (/MAJ)

En même temps que j’ai fait la recherche bibliographique, j’ai aussi dans un premier temps mis à plat ce que je pouvais proposer. Je l’ai groupé sous forme de pavés, dans une progression de difficultés.

Ces blocs sont soit des blocs compétences, soit des blocs connaissances. Il s’agit d’un mode de classement arbitraire puisque dans la réalité il y a interpénétration des deux mais qui me permet de poser mes idées.

C’est une sorte de work in progress toujours à recommencer. Ce n’est certainement pas exhaustif et c’est très contextualisé. C’est quasiment un brainstorming qui aurait été réalisé par une seule personne et c’est ici.

Mise en place des bureaux symbaloo

En même temps que je travaillais sur la recherche bibliographique et sur ce work in progress, j’ai travaillé à la construction de mes bureaux symbaloo dans lesquels je comptais mettre tous les outils de recherche que j’utilise et plus si affinité.

J’ai donc désormais :

– un bureau outils de recherche classiques

– un bureau archives scientifiques (ouvertes en général)

– un bureau deep web

– un bureau encyclopédies et portails

– un bureau outils linguistiques

– un bureau catalogues de bibliothèques

– un bureau outils de formation

Partir des besoins pour les traduire en actions

J’ai ensuite pensé à faire une enquête sur les compétences informatico-internet des personnes qui voulaient s’inscrire en leur proposant au dos de l’enquête quelques possibilités de formation. Finalement j’ai été voir chacun des participants et je leur ai demandé ce qu’ils en attendaient.

Finalement, j’ai décidé de centrer la première formation, conformément aux conseil de Frédéric Rabat, sur l’usage de Google avec deux parties, une partie technique de recherche et une partie démystification de l’outil.

La seconde formation a plus été centrée sur l’usage d’internet pour l’enseignant avec un module outils pouvant être utilisés, un module veille et un module Droit. Ces trois modules répondant aux demandes des enseignants.

Les outils de la formation

Une fois cela déterminé, j’ai commencé à construire mes séquences, sous forme de mindmap en parallèle avec la construction du diaporama d’accompagnement qui m’a également servi de fil directeur du scénario de formation.

A partir de mes bureaux symbaloo, j’ai aussi construit un bureau symbaloo spécial pour chaque formation. L’objectif est de permettre aux participants d’avoir accès à tous les outils prévus à partir d’un seul outil, le symbaloo. C’est aussi un des grands avantages que je vois à cet outil.

J’ai aussi préparé une page HTML classique dans laquelle il y avait l’adresse d’un bureau symbaloo, le rappele du diaporama et une ou deux autres informations très succintes. L’objectif de cette page est d’être la porte d’entrée dans la formation des participants.

La construction de cette page m’a permis de découvrir et de travailler avec Amaya qui est un éditeur web construit pas le W3C et qui respecte donc les standards édictés par cet organisme. Je le trouve très intuitif et très souple à utiliser.

Pour finir j’ai construit un diggest des informations recueillies à donner aux participants pour leur permettre d’aller plus loin. Tous les outils et documents produits étaient à emporter à la fin de la formation.

Je viens de faire, dans le cadre de la mise en place du B2I en lycée, l’année prochaine, une formation aux enseignants sur le domaine 4, rechercher, se documenter.

Pour cela, j’ai fait un gros travail bibliographique préalable qui m’a permis, à moi aussi, de me remettre les idées au clair. En voici donc le résultat avant la présentation des deux formations.

Une première source

Une des sources essentielles dont je me suis servi est le diaporama d’alexandre serres de l’urfist bretagne sur sortir de google : http://www.uhb.fr/urfist/sortir_de_google

Dans cet objet il aborde aussi bien le fonctionnement d’un moteur de manière approfondie (je lui ai piqué quelques slides) que des démarches de recherche que des outils. A consommer sans modération.

Aspects techniques de la recherche

Par rapport à la construction de cette formation, J’ai d’abord travaillé sur les critères de sélection en recherche avancée, les opérateurs et commandes etc. J’ai utilisé les modes d’emploi de google ainsi que quelques tutoriaux sur le web comme celui-ci ou celui-ci et celui-là.

J’ai également travaillé sur la notion de mots clés avec cet article sur docsdocs et aussi celui-ci sur les mots vides. J’ai aussi balisé du côté des modes de recherche avec ce schéma chez techcruntch qui met bien perspectives modes de recherche revisités par l’innovation technologique. J’ai aussi lu cet article de Nicole Boubée sur l’accès des élèves à la recherche par l’image. Enfin cet article chez Mondeca que je trouve exhaustif des modes de recherche. Et pour introduire sur la problématique totalisante, le scrapping chez affordance.

les algorithmes de recherche et d’affichage et notamment le pagerank qu’explique bien Hubert Wassner de l’ESIEA Laval. Un article ici sur l’utilisation du robot.txt.

Sur les services google, je me suis servi, entre autre, de billets de webrankinfo et du dossier de depannetonpc.

Google ô Dieu

J’ai travaillé ensuite sur Google comme moteur hégémonique et entreprise dominante. Je me suis servi des articles de googleinside sur la nébuleuse google. C’est d’ailleurs dommage que le blog ne soit plus actif, il était de toute première qualité.

Sur l’entreprise Google, les vidéos de la curiosphère et cet article sur l’empire google en chiffres, auquel il faut ajouter quelques articles sur le modèle économique de Google comme ici et ici et notamment son emprise sur la publicité en ligne. L’aspect tentaculaire est bien montré par cet article sur le nouveau googleplex.

Google comme nouvel OS du web et les atteintes à la vie privé sont parmi les sujets les plus sensibles comme cet article sur "google santé" et sur la cardinalité du web comme l’appelle Olivier Erschield. Egalement un article d’abondance sur le recoupement des traces que nous laissons et notamment des recherches dans les moteurs de recherche. Pour finir sur le sujet la nouvelle (pas très bonne) de Cory Doctorow et la vidéo (excellente) de googleinside.

Alors, Peut-on vivre sans Google ?

Des usages

Concernant les usages du moteur, j’ai pris en compte l’enquête belge sur la recherche d’information des étudiants qui corrobe une enquête britannique. Et bien sûr, je me suis servi des précieux conseils de frédéric Rabat alors qu’une enquête montre un taux de résultat unique par moteur de 88%.

A voir également le travail de Jean Veronis et de ses étudiants sur les indices de satisfaction entre moteur et la critique d’activeille.

Voir aussi le coût économique d’une information non trouvée.

Sources complémentaires

Pour plus d’information sur les sources utilisées ou collectées lors de ma veille

http://del.icio.us/jadlat/recherche_d’information

http://del.icio.us/jadlat/moteur_de_recherche

http://del.icio.us/jadlat/google

http://del.icio.us/jadlat/information

http://del.icio.us/jadlat/modele_économique

Quelques données générales sur la recherche d’information sur le web dont je me suis servi :

Sur educnet

Conseils chez Guy Pastres

Quelques sources dont je me suis servi sur les moteurs de recherche :

– Chez Mary Ellen Bates

– Chez apprendre-en-ligne

– Chez Guy Pastres

– sur le fonctionnement de Doona, un moteur "solidaire"

– sur quelques moteurs très spécialisés

– et abondance pour toute son oeuvre

– le premier et toujours utile guide du RiSi

Quelques sources dont je me suis servi sur le web invisible :

99 ressources chez Jessica Hupp

– le classique de Christophe Asselin, bien qu’un peu vieux (merci Olivier)

J’en ai peut-être oublié quelques uns mais je pense avoir balayé une grande part des sources dont je me suis servi, à l’exception de tout ce que je connaissais auparavant et qui n’est plus exprimable sous cette forme-là.
 

Le 30 avril nous avions une journée pédagogique au lycée. L’objectif était de préparer l’arrivée du B2I lycée, l’année prochaine. Les textes de ce dispositif prévoient en effet que l’évaluation sera à la charge des enseignants. Pour cela, il faut des enseignants capable d’évaluer ce type de compétences.

Le directeur nous avait demandé d’animer une des formations dans notre domaine de compétences.

La thématique de la formation s’est articulée autour de deux outils de recherche, le logiciel de recherche documentaire et le moteur web exalead. Nous avons travaillés en parallèle avec ses deux outils pour montrer les nombreux points communs et surtout pour appréhender ce qui fait le coeur d’un moteur : la base de données ; et le coeur de la recherche : les mots clés.

L’objectif de la formation était de partir d’un existant, ce que nous faisons en seconde avec les élèves. Nous avions donc avertis les enseignants : ils étaient mis en situation d’élèves (ils devaient venir avec une recherche qu’ils donneraient à leurs élèves) et l’objectif était de leur montrer comment nous procédions, et éventuellement de leur apprendre quelque chose. Cette tactique permet notamment d’évacuer les possibles suceptibilités et les différences de niveaux.

Un objectif annexe : valoriser notre travail et se placer dans l’optique du B2I.

Un objectif induit : les outils ne sont rien, ce qui importe c’est la démarche et les pratiques. Mais il faut maîtriser aussi les outils !

La formation a été pensée en 3 modules

– découverte et appropriation des outils et rapport des outils avec l’espace (CDI, Internet etc.) – rôle de l’adressage.

– bases de données, moteur de recherche, équation de recherche, mots clés – vers le web sémantique.

– Questionner un sujet de recherche, répondre à un besoin d’informations (cf. André Tricot), utiliser des outils de questionnement, et appréhender la démarche d’information comme une démarche d’apprentissage, c’est à dire d’acquisition de connaissances et non de collations de données. Ce qui permet de montrer que l’apprentissage désormais est un processus qui prend sa source en amont de la chaîne d’enseignement classique, c’est à dire avant le processus de didactisation disciplinaire.

Pour ce dispositif de trois heures, nous avons eu recours à plusieurs modes d’apprentissage :

– mise en situation avec un tutoriel pour l’apporpriation des outils

– exercices de découverte (comment sont rangés les documents au CDI ? Les différents opérateurs utiles pour faire une équation de recherche)

– des questions débat, visant à engager une discussion

– des apports de contenus top / down

Le tout était rythmé par un diaporama constitué de deux types de slides :

– un chapitrage problématisé sous forme de mind map

– du contenu visant à illustrer des apports de connaissances et à engager le débat sur certains points.

 

L’animation s’est bien passée, même s’il n’y avait que 5 enseignants sur une centaine que compte notre établissement (il y avait d’autres formations de prévues) et que ces enseignants sont des habitués de l’utilisation du CDI. Leurs objectifs pour certain étaient de mieux comprendre ce que font leurs élèves quand ils sont au CDI.

 

Comme d’habitude, j’avais trop prévu et je n’ai pu traiter que les deux premiers modules en profondeur et aborder trop rapidement le questionnement et l’utilisation du thesaurus.

Un dernier détail, la préparation, la mise en forme et l’animation de cette formation ont demandé une trentaine d’heures.

 

Mise à disposition ici :

– le diaporama (à consulter en mode note avant de le visionner en mode diaporama)

– le tutoriel exalead

– une partie du tutoriel (sauf la partie thesaurus) BCDI

– les exercices sur les opérateurs bcdi et exalead

– l’exercice sur les notices

l’évaluation d’une démarche de questionnement – cf ce billet

– le scenario

 

Qu’est-ce qu’une base de données ?

Un tableau

Pour la formation à l’utilisation du logiciel documentaire en mode gestionnaire, je commence toujours par définir ce qu’est une base de données.

 

Une base de données, c’est un tableau avec des champs (les colonnes) qui sont le contenant, c’est à dire les intitulés des colonnes et des enregistrements (les lignes) qui sont le contenu, c’est à dire les informations correspondantes au contenant. L’exemple type est une feuille de tableur.

 

Dans une base de données numérique, par rapport à un tableau statique sur papier, on peut classer et présenter les enregistrements du tabeau selon un champs préférentiel, ou plusieurs. C’est exactement ce que permet un tableur classique.

 

« Je veux classer le tableau par ordre alphabétique (ou numérique selon les données) du champs 1. » On obtient ainsi des listes par champs. Cette notion est importante quand on veut aborder le logiciel documentaire et l’appel par champs des listes des enregistrements. On voit ça quand il y a expérimentation par le stagiaire.

 

Formaliser la description d’objets
Une base de données permet de formaliser la descritpion d’objets identiques contenant des informations différentes. La méthode consiste à décrire tous les points communs de l’objet.

– Objet identique : l’adresse d’une personne prendra toujours la même forme

– information différente : chaque personne est unique et a une adresse unique (ne chipotons pas !)

 

Bases de données relationnelles

Une base de données peux être mise en relation avec d’autres bases de données. On va alors parler de base de données relationnelles. Par exemple je met en relation la base adresse d’une personne avec la base numéro de téléphone portable de cette même personne.

 

Ce qui fait la relation entre les deux bases va être le champs identité de la personne

 

 

Au CDI

A partir de ce préalable, je présente le logiciel documentaire que l’on a au CDI. Il est composé de plusieurs bases, mais il y en a trois qui sont a prendre en main prioritairement :

 

– Une base contenu,

– un base contenant,

– une base exemplaire physique.

 

La première base décrit l’aspect intellectuel du document : l’auteur, le titre, le genre etc. mais aussi les ajouts qui font la plus value documentaire d’une notice, résumé, descripteurs (thesaurus) etc.

 

La seconde est l’aspect physique du document : support (livre, périodique etc.), isbn, éditeur, collection etc.

 

La troisième décrit le document au CDI : n° d’entrée au CDI, emplacement, statut etc.

 

Ce qui lie la première base à la seconde est un champs « document », ce qui lie la seconde à la troisième est un champs « exemplaire ». La première et la troisième ne sont pas liées.

 

Au turbin

La présentation faite, et ben la stagiaire, il faut qu’elle bosse…

 

Bulletinage pour commencer, puis indexation d’un périodique abordable pour un stagiaire Smiley, ce qui permet d’aborder la notion d’unité documentaire (UD) (plusieurs articles décrits pour un même
périodique), puis indexation d’un livre et ce vendredi, j’ai enfin demandé à Mathilde d’indexer un périodique d’électronique. Elle en a bavé Smiley. Mais cet exercice permet aussi de montrer concrètement la difficulté du métier : il faut prendre en compte tous les publics et s’adapter à toutes les cultures (culture au sens culture scientifique), y compris celles qui nous sont les plus étrangères.

 

Base de données, une notion indispensable
Pour conclure sur les bases de données, je dis toujours que c’est une des bases du système d’information actuel. On retrouve les bases de données dans tous les systèmes documentaires mais aussi désormais dans beaucoup (et de plus en plus) de site web (CMS, WIKI, Blog) et de pages web avec l’utilisation massive des langages dynamiques (php – asp – perl etc.). L’exemple type pour expliquer cela, c’est la date du jour qui apparaît sur la page web automatiquement. Il s’agit simplement d’une zone (includes) dans une page html classique qui appelle un champs dans une base de données.

Actuellement, je m’occupe d’une stagiaire tous les vendredi. C’est toujours intéressant car c’est un regard différent qui est posé sur sa propre pratique.

Aujourd’hui, deuxième vendredi ensemble, elle s’est rendue compte d’une chose : quand je dois expliquer quelque chose, je prend toujours un papier et un crayon et en même temps que j’explique, je cartographie ce que je dis.

Et c’est vrai que ces cartes ainsi créées, j’en conserve certaine (voir la carte ici, que j’ai créé vendredi dernier suite à un temps de formation). Je les conserve car elles sont devenues de la connaissance pour moi.

Ma connaissance est cartographiée et devient une autre connaissance qui s’intègre à mon système de connaissance générale.

J’ai appris, en mediatisant, sous forme de carte, en direction d’un tiers, ce que je savais déjà

Sa réflexion me permet de noter un autre aspect de mes processus d’échange, j’ai besoin du contact écrit pour poser ma pensée. c’est d’ailleurs vrai aussi pour le support virtuel. Le passage de la pensée à l’écrit me laisse le temps d’organiser ma réflexion.

 

Et j’ai souvent besoin de l’autre qui devient comme un miroir sur lequel je m’appuie pour structurer ce que je sais. Quand je suis seul, et que je dois comprendre un problème quelconque, je parle souvent à un être imaginaire qui joue ce rôle.

 

Dernière réflexion sur la remarque de Mathilde, j’ai une mémoire graphique. Cartographier mes pensée est nécessaire. Cela me donne la vision globale d’un problème, d’une situation. Cela m’aide à la struturer.

 

Et cette vision globale correspond parfaitement à mon mode de fonctionnement. j’analyse très bien les situations globales, je suis moins précis dans les détails.

 

Ainsi, une personne qui est en position d’apprenant est devenue formatrice du formateur.

 

Comme quoi, une simple remarque…

Nous avons au CDI une stagiaire. Vendredi, c’était la première fois qu’elle venait. Elle a une trentaine d’année et veut passer le capes de documentation. De formation éditoriale, ses attentes concernent plutôt la gestion documentaire.

Donc, je lui ai fait faire le traditionnel ménage du CDI Smiley

Bon, je ne suis pas si pourri que ça ! En fait je lui avait préparé une pile de documents à ranger. Il n’y a rien de plus formateur à mon avis pour prendre en main un service.

Elle avait, à sa disposition le plan que je donne aux élèves pour la visite du CDI, à charge pour elle de comprendre le fonctionnement et de poser des questions sur le pourquoi du comment.

La deuxième heure, je lui ai passé l’abrégé de la classification dewey pour qu’elle essaie de trouver des réponses à certaines cotes.

L’entretien s’est déroulé l’après-midi et à tourné sur les classements des documents et sur l’adaptation des règles au niveau local.

Elle est très fine et à de suite montré certaines incohérences dans le plan de classement. Cela a également permis de voir l’historique de l’évolution du CDI.

Sur ce sujet, on a terminé sur les incohérences de la classification dewey dont voici un mindmap rapide.

Le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’a pas apprécié que je dise que cette classification est connoté idéologiquement.

Bon !




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