Archive for the ‘Formation’ Category

Cela fait quelques temps déjà que j’y travaille. Difficile exercice que de faire correspondre ce que l’on est dans une page de papier A4, même virtuelle.

C’est fait désormais et c’est ici.

J’ai essayé de lui donner un style 2.0 et comme c’est la deuxième version depuis que j’ai eu le DESS, on va dire que je fais un peu de marketting. En même temps, 2.0 c’est d’un commun désormais.

La logique, une première partie identité / adresse très succinte qui prouve que j’existe quelque part sur cette planète. Comme tout le monde le sait, seul Dieu n’a pas d’adresse !

Ensuite la classique définition de soi-même par le prisme des diplômes et des expériences. J’ai beaucoup épuré ces deux parties pour ne retenir que l’essentiel. Pourtant, je suis persuadé que cette partie devrait refléter la dimension sociale d’un individu et pas seulement son identité professionnelle. C’est comme ça !

Ensuite les 4 compétences qui me caractérisent professionnellement et qui me permettent de dire "je suis…" Lors de l’ue 174, le prof, Jean-Pierre Noubel, nous avait fait prendre conscience de l’abération de dire "je suis…" pour se qualifier professionnellement. Les italiens, eux préfère dire "fai" / "je fais".

Enfin, le mindmap, représente mes compétences de travailleur du savoir. Beaucoup peuvent se reconnaître dans ces quatre branches principales : Personnel Knowledge management, travail à distance, collaboration, communication.

A vos commentaires, s’il vous plaît !

Publicités

Les élections municipales sont finis. La liste conduite par Laurence a perdu. Je ne serais donc pas conseiller municipale pour les six années à venir.

J’en retiens une incroyable aventure humaine et des rencontres étonnantes. Je pense à ce vieux monsieur que nous avons rencontré quand nous battions le pavé électoral et qui était simplement content que quelqu’un vienne le voir.

Je retiens aussi d’avoir participer, pendant un peu plus de six mois, à la création, ex nihilo, à partir d’une communauté d’intérêt diffuse, d’une communauté de projet qui a réussi à présenter une liste crédible, cohérente avec un programme fidèle aux valeurs que nous souhaitions promouvoir.

A cette occasion, j’ai expérimenté l’importance de l’implicite et de la distribution des rôles dans la création d’une communauté. J’ai pu aussi constater l’importance des trois fonctions principales, tel que définit par le CEFRIO du parrainage, de l’animation et du coaching.

J’en retiens également d’avoir participé à une expérience collective transversale et non manager par le haut. Ce qui ’empêche pas le leadership et la prise de décision, bien au contraire. Simplement, la prise de décision résulte d’un contrat passé librement et non de manoeuvres top down.

J’en retiens d’avoir énormément appris auprès des personnes que j’ai cotoyées : mener une campagne, mettre en place une stratégie de communication, tenir un territoire… Même nos adversaires m’ont beaucoup appris et je les en remercie Smiley!

Mon implication personnelle : travail sur le programme avec les copains, notamment sur le participatif (veille informationnelle sur le sujet, recueil et analyses des besoins, propositions, rédaction) ; un peu de pavé à la rencontre des personnes ; intervention dans les débats de la campagne, présentation lors de la réunion collective…

Une expérience enrichissante !

Viens le temps terrible de chercher du travail.

Nous sommes en 1993 et la conjoncture n’est pas terrible, d’autant plus que je sors avec une maîtrise d’histoire mais sans aucune vision sur mon avenir…

Je m’inscrit donc à l’ANPE à Aix mais aussi je prends une inscription en licence d’ethnologie (3e année de licence de l’époque). Pas forcément pour suivre le cursus mais pour avoir encore une couverture sociale (ouais, j’ai pas le droit je sais) et aussi pour suivre un cours dont j’ai entendu parler, mettre en place une base de données informatisée avec DbaseIV pour classer le matériel ethnographique recueilli. J’en profite également pour suivre les cours d’ethnologie provençale.

Mais la fac est vraiment derrière moi. C’est un peu une manière de me rassurer, un divorce en douceur.

L’ANPE d’Aix va me permettre de suivre deux formations, la classique formation aux techniques de recherches d’emploi où j’apprends à faire un suivi de projet, faire un CV et une lettre de motivation, passer un entretien, se vendre etc.

La formation suivante s’adresse à des diplômés qui n’ont pas de projet professionnel défini et dont le cursus n’est pas directement opérationnel. Travail sur les motivations, sur les envies mais aussi sur les outils comme le Kompass ou le ROME. J’arrive à définir un profil : je suis un gros lecteur, j’aime les livres, j’aime classer les livres, j’aime chercher, j’aime le contact : documentaliste.

Cette formation me permet de faire un stage (convention de stage) de deux mois dans le centre de documentation du CERN à Cadarache où je vais apprendre le B.A BA. Je suis pris en charge par une doc qui va me faire découvrir plein de trucs classer des fiches (le B.A BA j’ai dis), ranger des livres mais aussi et surtout interroger des bases de données scientifiques et faire des équations de recherche complexe (multichamps – opérateurs booléens et de proximités – mots clés).

Grâce à elle, je suis le 27 mai 1993 (imaginer ce que représente cette date – ce jour-là, à Marseille) à une journée QUESTEL où j’approche le monde des grandes bases de données scientifiques.

Mon projet est mûr.

Deux voies sont possibles : faire un DESS en Infodoc – je me pré-inscris à Marseille 3, à l’ENSSIB, à Lille… – ou trouver un emploi dans le secteur. J’ai envoyé des courriers à toutes les chambres de commerce de France, je réponds régulièrement aux offres d’emploi de l’APEC. J’ai quelques retours négatifs, un entretien à Paris pour un truc inintéressant. Je privilégie la voie de l’emploi sur celle des études.

Deux entretiens sont à mettre en avant. A l’ENSSIB, je subi un échec singlant – une très bonne expérience : toujours réfléchir à deux fois avant de parler et savoir ne signifie pas savoir-faire.

Enfin, un directeur de lycée est intéressé par mon profil. C’est en Mayenne. Je vais passer l’entretien sans beaucoup d’illusion. Je ne sais pas ce que c’est documentaliste dans un CDI et le CDI de mon lycée, je n’y suis jamais allé. J’ai pas envie d’enseigner et je le lui dis. C’est embêtant dans un lycée. On va visiter le CDI mwais. Je ne sais pas à quoi correspondent les étiquettes sur les bouquins. Tout est à faire – tout est à apprendre.

Finalement je suis embauché contre toute attente. Le 3 septembre 1993 je pars de chez moi, Manosque, Provence, 1000 bornes avec un matelas et un sac de fringues. Le 6 septembre c’est la rentrée.

Je me suis réinscrit en fac d’histoire, à Aix en Provence. La première année va être assez dure, je n’ai pas pu avoir ce que je voulais et je vais être obligé de suivre des cours d’histoire de l’art (berk – sauf histoire de l’art médiévale). J’essaie de suivre du mieux que je peux, je ne comprends pas tout, mais je ne veux pas échouer.

 

J’arrive à avoir toutes mes unités de valeur en histoire, dont les deux tiers de manière inespérée. C’est cette réussite qui va conditionner le reste : je sais désormais ce que signifie réussir.

 

Les deux années suivantes vont être un long fleuve tranquille. Je m’éclate en géographie urbaine, en géographie physique (un de mes grands regrets – ne pas avoir continué dans cette voie), en histoire médiévale, j’apprends le roumain (ou du moins je rencontre un prof passionné Valeriu Rusu), je fais de l’histoire religieuse, de l’histoire des empires et de la naissance des nations à l’époque contemporaine(ottoman et espagne) avec Robert Ilbert, un prof qui me fait comprendre l’importance de la tessiture et de la sonorité de la voix dans le face à face pédagogique. Je vais en bibliothèque universitaire et j’apprends le travail étudiant.

 

Je découvre les premières bases de données informatiques (alors que j’ai compris que bien plus tard les catalogues manuels) et les premiers CDROM et les premières oeuvres numérisées.

 

J’apprends à apprendre et j’apprends à aimer apprendre.

 

Je vais faire mon mémoire de maîtrise sur « Saint Bernard et l’amitié » avec Monsieur Charles de La Roncière, un prof attachant, mais qui ne m’a pas trop suivi.

 

Des grands moments :

jouer aux échecs à la BU en même temps que je lis des articles de Dom Jean Lefevre ;

passer des journées à la bibliothèque diocésaine sur les traductions de Dom Mabillon à prendre des notes dans le recueil de lettres bernardin ;

rencontrer des étudiants italiens avec qui on va partager une bonne partie de l’année, des choses exceptionnelles (Cecilia, Claudia, si un jour vous passez par là !) ;

participer à un colloque avec Georges Duby comme intervenant ;

faire ma première carte mentale, 16 pages A4 collées ensemble, pour y voir clair dans les relations qu’entretient Bernard de Clairvaux avec ses contemporains.

 

Je vais passer une semaine à l’abbaye de Citeaux avec les moines. Je suis tous les offices pour m’imprégner du rythme particulier de la vie monastique. J’ai accès à la bibliothèque cistercienne et je découvre pour la première fois des outils documentaires particulier comme ce word in context des oeuvres de Saint Bernard. J’ai l’impression de vivre une aventure qui m’émerveille chaque jour.

 

Vient le temps de l’écriture. Pendant deux mois, en plein été, j’écris mon mémoire. C’est la période la plus dure. Je n’ai jamais écris de document aussi ambitieux. En fac, quelques rares dossiers d’une dizaine de pages et encore. Ecrire un rapport ne s’improvise pas.

 

C’est cette année que j’apprends à me servir d’un traitement de texte (d’abord un mac et puis rapidement un PC). J’ai même tapé en word 5 (sans window et directement en DOS). J’apprends quelques rudiment de DOS, oublié depuis mais qui me permet aujourd’hui de savoir ce qu’il y a dans la boite.

 

Bon, je suis conscient d’être passé largement à côté du sujet, il s’agit, à peine, d’une compilation, rien de réellement problématisé et rien de créatif non plus. Là aussi je mesure la chance de nos élèves d’aujourd’hui de se coltiner avec les TPE et la problématique. Neanmoins, je suis allé au bout de mes capacités de l’époque.

 

Je sais aussi avoir acquis des bases sûre en recherche documentaire mais aussi et surtout en fonctionnement relationnel. Tout ce qui se fait aujourd’hui en webservices de réseaux sociaux a été théorisé par Platon, Aristote, Saint Augustin et Cicéron et a été appliqué par les moines du Moyen Âge avant que les marchands ne reprennent à leur profit les sommes engrangées depuis des siècles dans les monastères sur ce sujet. Rien de nouveau et certainement pas les lois de Metcalfe, Odlyzko ou Reed.

 

J’arrête là mes études sur une réussite, pas celle d’avoir réussi un bon mémoire, mais avec une mention bien quand même ; celle d’avoir réussi mon cursus, en 4 ans, sans redoublement et avec des notes plus que honorable dans bien des matières. Je suis fier de moi.

 

Viens le temps terrible de chercher du travail.

De mémoire, ce doit être en 1998 que j’ai commencé à m’intéresser au web comme producteur d’information.

A cette époque, il fallait passer par l’apprentissage du HTML. La manière dont j’ai appris est assez étonnante. EN fait, il y avait, à cette époque, dans les programmes scolaires, des cours d’informatique et l’enseignant en charge de cet apprentissage faisait ses cours au CDI, dans la salle informatique attenante.

J’ai donc suivi les cours avec les élèves, et nous avons ensemble créé le premier journal numérique, l’ancêtre des blogs.

J’en ai donc profité pour coder en html mon premier site internet.

Aujourd’hui, il ne reste que la page d’accueil, mais j’ai passé sur ce site des heures à entrer des favoris dans un annuaire crée pour l’occasion (j’ai ensuite testé phpmyannu quelques années plus tard) ; j’ai aussi créé un tutoriel, dont je me sers encore, pour comprendre la dewey ; j’avais mis des compte-rendus d’un travail autour des premiers romans ; mais aussi tous mes rapports annuels ; les notices documentaires à mutualiser ; le travail pour l’obtention du capes etc.

J’ai aussi appris à utiliser les logiciels d’image (paint shop pro) puis je suis passer aux outils d’édition web (dreamweaver 4 😉 puis récemment NVU. C’est la même époque où j’ai commencé à travailler la PAO en fabriquant mes propres documents pédagogiques et la PréAO (formation à Powerpoint – première – wavestudio)

Aujourd’hui, quelque chose m’étonne quand je retourne sur la démarche suivie : j’essayais de faire des mises à jours mensuelles (tous les 5 de chaque mois) et je me servais d’un espace central de l page d’accueil pour présenter les nouveautés du mois. Un bon petit blog avant l’heure. J’ai tenu le rythme pendant deux bonnes années, mais le FTP c’est quand même beaucoup moins souple que l’édition en direct. Cet aspect astreignant a eu raison de ma première grosse expérience d’édition. J’ai abandonné ce site à la rentrée 2005.

Je retrouve avec le blogging les émotions que je ressentais à l’époque, une espèce de liberté de créer (même si je ne serais jamais un artiste) – une sorte de terra incognita ; l’ouverture de nouveaux horizons. Et surtout, j’ai une vision claire des possibles que laissent espérer ces nouveaux outils. J’ai peu évolué au niveau des idées, finalement mais les outils actuels permettent de faire ce que j’avais déjà envie à l’époque.

…et après ?

 

J’ai toujours aimé l’histoire, je m’inscris donc en fac d’histoire à Aix en Provence. La première année, dans un petit studio, sans jamais avoir goutté à la solitude et l’autonomie complète, j’explose complètement. Jde traine un peu le soir, je vais de moins en moins en cours. En février je décide de laisser tomber après un exposé catastrophique en histoire moderne sur le Brésil, alors que je n’ai jamais fait de recherche documentaire de ma vie, ni à l’école, ni dans un CDI, ni nulle part ; alors que je ne sais pas comment fonctionne une bibliothèque ; alors que je n’ai jamais fait d’exposé de ma vie !

 

J’envie nos élèves d’aujourd’hui.

 

Je m’inscrit au chômage et j’entends vaguement parlé des TUC. L’espèce de machin créé pour faire croire qu’on lutte contre le chômage. Je vais être éducateur dans un collège pendant 6 mois. L’expérience est sympa, j’ai le contact facile avec les élèves. Avec ce dispositif est prévu des temps de formation (LoL). On nous prévoit vaguement des cours d’informatique avec des amstrad (je crois). C’est mon premier contact avec l’informatique. On doit faire la programmation d’un jeu. C’est plutôt ludique, c’est basé sur les algorithmes (si… alors…) et j’apprécie assez cette logique. Des trois ou quatre personnes qui m’accompagne, je suis celui qui a le plus d’empathie avec ces joujoux-là. Bon, en même temps, ça ne va pas bien loin car faire des programmations de jeux débiles ça va un temps.

Aux vacances d’été, je larque ce t(r)uc et J’anticipe le service militaire. En décembre 1987, je suis incorporé.

 

Fusiller commando de l’air – ça jette. En fait, c’est les trouffions qui gardent l’entrée des bases militaires de l’aviation. L’apprentissage de l’autonomie va s’en trouver accéléré, et mes préventions face à la chose militaire renforcées. 2 mois de classes infernaux, les 4 premiers mois au plateau d’Albion à faire attention à ne pas se faire remarquer, l’horreur !

 

Dernièrement, j’ai indiqué à des élèves les brimades subies (genre un
sous off complètement bourré explosant le froc d’un appelé sous les
rires avinés des collègues en galon).

 

Bon on fait le mur aussi un peu, on boit pas mal, je ne vois pas d’ailleurs ce que j’ai appris d’autre à l’armée.

 

Qu’ai-je vu ou appris d’autre ?

J’ai approché de très très très près (moins d’un mètre) le coeur de la stratégie nucléaire française. Et ce fut assez grisant. (pour plus d’info, c’est ici)

 

J’étais aussi assez bon tireur au FAMAS. J’ai appris également à lire les consignes, et à les appliquer scrupuleusement. Ah, une dernière chose, au foot, il faut laisser le ballon à l’adjudant.

 

Les 6 mois suivants sont plutôt confortables. J’ai compris le système : ce n’est pas en s’opposant qu’on gagne sa liberté, mais dans les interstices laissés par le pouvoir. Tout ce qu’attend le pouvoir, c’est que la paix existe et que le travail soit fait, aussi absurde soit-il ! Je gagne même une médaile à ce jeu-là.

 

La seule chose dont je sois fier, c’est que, tout en étant resté deuxième cul, j’ai occupé tous les postes à responsabilité qu’il était possible à un trouffion d’avoir (sauf sous-chef de PCT). Cela signifie que j’ai su dégager de la confiance. 

 

La quille !

J’étais à Angers ce samedi 12 mai pour suivre une conférence à l’invitation de la FADBEN – Pays de la Loire sur la didactisation des savoirs info-documentaires à transmettre aux élèves en collèges et lycées.

Les intervenants étaient de qualité, malheureusement je n’ai pu assister qu’au matin et je n’ai pas pu travailler dans les ateliers de l’après-midi.

La problématique de la journée était double selon moi :

– installer définitivement le professeur documentaliste dans son rôle enseignant en proposant une didactique de l’information documentation qui s’appuie sur un savoir de référence, une matrice disciplinaire, des concepts intégrateurs, des notions etc.

– de dépasser l’approche par les compétences (type référentiels de compétences) dans les apprentissages documentaires en installant des apprentissages notionnels progressifs tout au long de la scolarité.

Pour répondre à cette problématique, deux entrées importantes ont été proposées tournant autour de la "notion" en infodoc

La première entrée porte sur la terminologie et consiste en un travail de définition sur les notions info-documentaires regroupés en grands concepts intégrateurs (lIvana Ballarini-Santonocito – Agnès Montaigne). C’est l’objet, à la fois du dictionnaire des concepts info-documentaires de Pascal Duplessis et Ivana Ballarini-Santonocito comme du mediadoc de mars sur "les savoirs scolaires en info-documentation" qu’Ivana a présenté. L’intérêt de ce document est d’avoir deux volets : un volet à destination de l’enseignant documentaliste, en guise d’outil de formation, et un volet que l’enseignant doc peut utiliser en guise d’outil didactique.

 

Pour devenir pleinement enseignant il faut que nous nous approprions ce vocabulaire qui sera alors le ferment d’une culture commune, la base de la nécessaire formation scientifique comme la base didactique minimale. Il nous faut passer, et il faut que nous fassions passer les élèves, comme les collègues, d’une vision réduite de l’accès à l’information à une culture de l’accès et surtout à une culture de l’information (Agnès Montaigne).

 

Ce n’est pas nos séquences, fondamentalement qu’il faut que nous changions ; l’adaptation de la plupart est réalisable aisément. Ce qu’il faut changer c’est la vision que nous avons de ses apprentissages, de notre métier. Ce qu’il faut changer c’est la vision des élèves et des enseignants. Il faut passer d’une entrée par la technique à une entrée par les notions (Jean-Pierre Gueguen).

La seconde entrée est plus précisément centrée sur la mise en réseau des notions entre elle et sur le travail sur les relations entre notions. Ce qui conduit à un besoin de représentations des savoirs info-documentaires.

C’est notamment le mediadoc présenté par Ivana avec présentation normalisée des notions, scénario implicite d’apprentissage (de l’exemple vers la construction de la définition) issu des travaux de Britt-Mari Barth, et mise en relation simplifiée, mais réelle des notions entre elles (mention en gras des termes connexes). Je pense d’ailleur que ce mediadoc gagnerait à être hypertextualisé.

 

Cette mise en réseau, Agnès Montaigne l’a bien indiqué quand il s’est agit de définir les trois concepts intégrateurs de notre discipline et quand il s’est agit de pointer les liens vers lesquels renvoyaient les définitions proposées par ses élèves de PLC2 doc.

C’est enfin les cartes conceptuelles pour représenter les notions comme un tissu de liens qui fut l’objet de la dernière intervention de Pascal Duplessis.

Ces deux interventions ont d’ailleurs eu la même construction : partir du besoin partagé de vocabulaire ressenti par ces intervenants dans leur travail de terrain et montrer comment la construction empirique fait place peu à peu au besoin de modélisation scientifique.

 

Je n’ai pu participer au débat, mais j’aurais bien débattu sur les questions suivantes :

 

– quid du statut du documentaliste aujourd’hui ? Car cette approche, et cela a été souligné par un participant, ne va pas dans le sens du rapport Durpaire. Et quid des dispositifs ? Et quid des programmes ? Car une discipline scolaire a une didactique, mais aussi une administration et des programmes d’enseignement. Devons nous continuer à squatter les dispositifs et les disciplines existantes au risque de rentrer en concurence avec les multiples autres tâches dévolues à ces derniers.

– Les deux approches (terminologique et trame conceptuelle) sont complémentaires, et cela a été souligné mais il manque à mon avis une dimension, celle de la fiction dans une approche storytelling. Si nous devons formé les élèves à l’info-doc, il y a une part de rêve que nous allons devoir créer, sans tradition derrière.

– Pascal Duplesis a, à un moment, dit que la carte était une technique. Je ne le crois pas. Je crois que la cartographie participe de la connaissance et que proposer un savoir linéaire ou réticulaire, proposer un savoir sous forme abstraite ou sous forme graphique ne crée pas la même connaissance de la même manière que verbaliser sa connaissance (metacognition), crée de la connaissance. C’est toujours l’histoire de "la carte n’est pas le territoire". Mais probablement dans cette affirmation pensait-il plutôt à l’aspect prise en main technique (technique proprement dite de la carte mentale, prise en main du logiciel).

 

– La carte mentale qu’il nous a présentée, induit une représentation polaire des notions (prendre la carte du monde et la visualiser avec un pôle au centre). Au niveau des représentations, nous sommes dépendant du passé, le notre, celui des représentations sociales et celui de l’histoire. Je pense que la représentation conceptuelle sous forme de cartographie va évoluer vers une représentation planétaire des notions, dans laquelle les relations entre notions vont traverser la planète, dans laquelle on pourra intégrer une face cachée et une face lumineuse. Je ne sais pas si les outils existent déjà, mais je trouve cette vision très féconde.

– Enfin, toujours au niveau des représentations, l’approche cartographique reste dépendante de la vision documentaire que nous avons.

 

Pascal a bien rappelé l’évolution de la représentation de la trame conceptuelle. A partir des notions infodoc, il y a eu en premier lieu la représentation sous forme de terminogramme, puis par arborescence (première ébauche de réseau), puis la représentation en conceptogramme pour finir par la représentation réticulé de la carte conceptuelle.

 

En même temps, ces représentations sont passées d’un faible degré de struturation des notions entre elles (relations hiérarchiques) à un haut degré (en réseau).

 

Avec l’évolution des représentations, l’intérêt s’est déplacé des notions vers les relations entre ces notions. Le mouvement est palpable chez Pascal Duplessis comme chez Agnès Montaigne.

 

En même temps cette évolution suit l’évolution des langages documentaires (pas étonnant que beaucoup d’intervenants aient insisté sur le besoin de maîtriser le langage) : la liste de mots clés, le modèle classificatoire, le thesaurus. La prochaine étape est donc logiquement selon moi l’utilisation de l’ontologie comme modèle de représentation des savoirs, avec ces relations hyperstructurées. Je me demande même s’il n’y a pas une piste du côté d’IEML de Pierre Levy.

Pour finir qu’ai-je appris ? Pas grand chose et tout. Pas grand chose car je suis dans ce mouvement-là depuis quelques années. Tout, car il me manquait cette vision globale que cette conférence m’a permis d’entrevoir. Et surtout, j’ai pu appréhender un peu ce qui me manque pour atteindre les objectifs d’enseignements, à savoir beaucoup.

J’en ai profité pour prendre une adhésion à la FADBEN, rencontré des personnes que je ne connaissait que virtuellement, et j’ai retrouvé une vieille copine du capes, Anne (bizz si tu lis). Matinée extrêmement intéressante !

 

J’ai signalé dans le premier billet que j’ai fait sur cette unité d’enseignement ma difficulté éprouvée à percevoir la cohérence de l’enseignement. Et pourtant…

Ce n’est que dernièrement que j’ai compris tout l’intérêt et la puissance de l’approche managériale par les connaissances, prônée par l’enseignante, Eunika Mercier-Laurent. La synthèse des connaissances acquises, je l’ai opérée quand j’ai lu le livre de Martin Roulleaux Dugage « le prix de la confiance ».

Effectivement, le KM est avant tout une démarche et certainement pas une collection d’outils.

Effectivement, quand on parle de connaissances, on parle d’êtres humains et non de méthodes ou d’outils.

Effectivement, quand on veut implémenter une démarche KM, il faut avoir une vision globale, systèmique de l’organisation et non une vision segmentée.

Effectivement, le lieu le plus efficace du partage de connaissances, c’est probablement la machine à café c’est à dire l’endroit où la communauté se réunit et où les strutures hiérarchiques sont les moins perceptibles.

Effectivement, une communauté est le lieu d’échange par excellence des connaissances et s’il faut utiliser un outil, il faut alors que ce dernier répondent à un besoin et non qu’il soit imposé.

Effectivement, la struture hiérarchique peut être un frein au partage des connaissances et toute organisation doit pouvoir développer en plus d’une struturation hiérarchique et d’une organisation par projet, une approche communautaire qui soit en parallèle.

Effectivement, la connaissance n’est pas faite pour être stockée mais pour être opérationnelle. C’est un flux à organiser en vue de conduire l’innovation dans la structure.

Tout ça je l’ai appris dans cette UE, mais, je l’ai bien compris et assimilée que plus tard. Et aujourd’hui, je me dis que cela a été l’enseignement le plus important que j’ai suivi. Avec cet enseignement je suis entré dans une dimension qui était jusqu’alors souterraine chez moi.

Communautés et connaissances : quel bel enseignement j’ai suivi pendant 6 mois !

Merci aux enseignants, merci aux copains, merci à ma famille d’avoir vécu et surtout supporté cet investissement personnel.

Avec ce billet ce clôt le récit de l’expérience vécue. Amitiés !

1. La recherche du stage

2. Approche professionnelle

3. La lettre de mission

4. Mise en projet

5. Expression et analyse des besoins

6. Etude d’avant projet

7. animation du groupe initiateur

8. Retour sur le travail effectué et métacognition

9. This is the end…

 

Dernière ligne droite l’oral. Une semaine pour faire le diaporama et le résumé de 1000 mots, moi qui déteste ce dernier exercice.

Le diaporama est dans la lignée du dernier rapport, à savoir une auto-analyse de mon activité, de la démarche employée et des résultats obtenus.

Le souvenir le plus marquant, rencontrer physiquement des camarades jusque là virtuels. Brigitte, Anne et Serge ne sont pas du tout comme le montre les photos de leur profils unilimiens. Surtout, ils ont une voix et un corps. Ce sont des êtres humains, vivants. C’est étonnant ! Les représentations que je me faisais s’effondrent, et une question me brûle désormais : qu’aurions-nous fais ensemble si nous nous étions cotoyés physiquement ?

Bon l’oral, j’appréhendais un peu. Je tiens mon timming de 15 minutes. Les questions se passent bien, je sens que c’est in the pocket ! Béatrix, une des enseignantes le confirme assez rapidement. J’ai mon DESS ! A basta !

Quelques jours plus tard, nous recevons un mail de Guy Casteignau détaillant les notes obtenues pour l’application professionnelle. Le mail est ici. Je suis probablment dans les 6 sur 17 au départ. Je suis fier de moi.

 

1. La recherche du stage

2. Approche professionnelle

3. La lettre de mission

4. Mise en projet

5. Expression et analyse des besoins

6. Etude d’avant projet

7. animation du groupe initiateur

8. Retour sur le travail effectué et métacognition

9. This is the end…

Ce dernier rapport va me prendre une partie des vacances. Tous les matins, alors que mes enfants et ma compagne jouent dans le jardin ou vont au village où nous sommes, je suis dans une chambre avec le micro et j’écris. Sur les trois semaines de congés, je vais avoir trois jours sans micro. C’est ainsi !

Nous continuons à correspondre avec le président de l’association qui m’est d’une aide précieuse par ses conseils avisés. Pourtant il est un problème sur lequel nous n’aurons pas la même appréciation. Il s’agit du positionnement que je dois prendre dans ce dernier rapport. Pour le président, je dois garder la posture du consultant qui s’adresse à son client et mettre en valeur ce qui est réussi, garder sous silence ce qui l’est moins.

Pour moi, je suis un étudiant qui doit analyser le plus finement possible son intervention. Cette analyse s’adresse ici à des enseignants mais pourrait tout aussi bien être l’analyse de l’intervention et des changements apportés, que le consultant se fait à lui-même dans un objectif d’apprentissage par ses erreurs.

J’hésite à suivre les conseils du maître de stage. Il est persuasif mais mon vécu d’enseignant documentaliste, membre de jury de TPE et imprégné par cette notion de metacognition, plaide contre. Je vais faire à mon idée. L’oral me donnera raison.

Une dernière chose concernant cette période et notre collaboration, l’université demande un rapport du maître de stage sur l’étudiant. Elogieux et sympa !




  • twitter jadlat

    Erreur : Twitter ne répond pas. Veuillez patienter quelques minutes avant d'actualiser cette page.

  • RSS Bookmarks (Jadlat sur diigo)

    • Erreur, le flux RSS est probablement en panne. Essayez plus tard.