Archive for the ‘didactisation’ Category

L’information c’est comme les haricots. Quand il y en a beaucoup, il n’y a pas besoin de mettre en place des stratégies de collecte phénoménale. Il suffit juste de tendre la main.

Cette histoire je l’ai sortie aux enseignants pour justifier d’une recherche raisonnée sur un moteur de recherche. Pourquoi en effet réfléchir aux mots clés et aux requêtes à formuler dans un moteur de recherche ? Pourquoi passer en recherche avancée quand il suffit de mettre un mot clé, même bidon et on trouve quelque chose ?

Mwais.

Quand vient la saison des haricots grimpants, il suffit de cueillir. Cette affirmation est aussi valable pour tous les fruits en pleine saison quand il y a profusion de ressources.

Je suis donc le rang, prenant, à hauteur d’épaule, les haricots qui pendent. J’avance au gré de ma main. Je n’ai pas besoin de prendre ceux du haut ou ceux du bas. Pourquoi me baisser ? Je n’ai pas besoin non plus de fouiller un peu dans l’épais mur des lianes puisqu’ils sont devant mon nez.

Je n’ai pas besoin d’outils ! Pas la peine d’échelles, de gaffes, de trucs pour soulever les rames. Il me suffit de tendre la main pour trouver quelque chose qui me convienne.

La relative standardisation des fruits me permet d’ailleurs de ne même pas me poser la question du goût ou de la consistance. Ils sont là.

Google reproduit cette impression, sauf que l’information, ce n’est pas des haricots. L’information a une profondeur, une distance que les haricots n’auront jamais. Car l’information, ce n’est pas une donnée brute, c’est un peu de nous. Il n’y a d’information que parcequ’il y a nous, notre besoin, notre demande.

Il faut passer outre l’illusion des haricots !

Après avoir indiqué la bibliographie que j’ai utilisé pour mettre en oeuvre cette formation et comment j’ai procédé, j’en viens à la première formation, scénario et animation.

Les besoins exprimés par les enseignants, à mettre en lien avec la commande institutionnelle, tourne autour du besoin de maitriser la recherche avancée d’un moteur de recherche.

Comme objet d’étude, j’ai hésité entre le logiciel documentaire et plusieurs moteurs web, voire en faisant une étude comparative sur plusieurs moteurs. Et puis finalement j’ai opté, sur les conseils de Frédéric rabat pour une formation centrée sur Google. C’est à dire, partir de l’existant exclusif de 90% des re-chercheurs français, et élargir vers des problématiques sociétales liées à ce moteur.

Les outils choisis

J’ai déjà indiqué comment j’ai procédé. J’ai une page web qui me sert de page d’entrée dans la formation pour les enseignants, un mindmap qui m’a servi à la charpenter.

Le diaporama est le fil conducteur alors que le bureau symbaloo est l’outil de travail des enseignants.

 


Introduction à la formation

Je reviens d’abord sur la commande, le B2I à mettre en place l’année prochaine et le domaine 4, savoir rechercher. J’en profite également pour rappeler les pratiques liées à Internet. la recherche d’information n’est qu’un des possibles et représente autant de requêtes sur les moteurs de recherche que les pratiques sociales (Je n’ai jamais trouvé le chiffre des pratiques sur le web. Si quelqu’un l’a, me le dire en commentaire svp). Je présente enfin la manière de procéder et les outils.

Pourquoi Google ?

Je reviens en premier lieu sur l’enquête belge de la maîtrise de la recherche d’information des étudiants : 7,65/20. Donc rechercher sur internet ne va pas de soi. Cela nécessite un apprentissage. une enquête britanique précise les choses "leur rapidité et leur dextérité n’est pas pour autant synonyme d’une plus grande efficacité."

Ensuite, je présente la situation hégémonique de Google via le panel secret2moteurs

Je présente enfin, à partir d’une diapo d’Alexandre Serres pourquoi sortir de Google :

– Briser le monopole de Google. une situation de monopole absolu, surtout dans un domaine touchant à la connaissance est dangereuse d’autant plus que Google est avant tout une régie publicitaire

– Résister à la googlisation des usages. C’est à mon avis l’argument le plus important, car c’est une vision du monde qu’impose Google comme en son temps microsoft. Pour les élèves Google est le web !

– Adapter les outils aux besoins. pourquoi utiliser une dégrossisseuse quand on a besoin d’une perceuse de précision ?

– Suivre l’innovation techniques des moteurs. Et Dieu sait si ça innove. Le fait que Google soit en position hégémonique en est peut être la cause aussi !

Des bons usages de Google en particulier et de la recherche en général

Je demande ensuite aux participants de faire une recherche sur google en lien avec leurs besoins. Je leur demande alors combien ils ont employé de mots clés pour préciser que trois mots clés sont souvent nécessaires pour arriver à un résultat intéressant.

je leur présence ensuite la notice d’un résultat de Google en comparaison d’une notice BCDI. J’attire particulièrement leur attention sur la notion de mot en contexte (KWIC). A partir de là, je leur indique les différences entre indexation automatique et indexation manuelles. J’aborde juste la notion de metadonnées comme l’avenir où la notice documentaire est embarqué avec le document.

On passe ensuite à la recherche avancée de Google. Je parle principalement des opérateurs boobléens (à ce propos, j’ai été étonné d’apprendre là quelque chose d’inconnu aux personnes présentes). On travaille aussi un peu sur la commande "site:", sur la date, sur les formats que l’on peut retrouver via un moteur web…

A partir des requêtes des enseignants, j’attire leur attention sur l’écriture d’une équation de recherche dans le mode de recherche simplifié. S’il faut retenir quelque chose :

– utiliser les guillemets pour une expression,

– utiliser avec parcimonie le OR qui ne peut s’employer qu’avec des mots clés du même registre sémantique,

– le "-" qui permet utililement dans un deuxième temps d’éliminer les références hors propos par exclusion du contexte (l’exemple d’une recherche sur Laval avec, en ce qui nous concerne l’utilisation du "-québec").

Effectivement, on arrive ainsi à bien circonscrire une demande. Mais, et j’insiste là dessus, les résultats obtenus sont probablement intéressant. Il y a surement mieux mais, en regard de sa demande, ce qu’on obtient est suffisant. Ce n’est certainement pas le plus pertinent !

Ensuite, on travaille un peu sur la notion de mots clés avec quatre schémas maison que je trouve rigolo (mais je crois que je suis le seul – je suis bon public avec moi-même) : la distinction sens / forme, les mots inutiles dans une recherche, l’emploi des guillemets pour rechercher une expression, et les différentes raisons pour lesquels les mots clés posent problème dans une recherche.

J’ai été étonné de la difficulté pour certain de s’abstraire du sens dans l’utilisation des mots clés. Travailler sur une pure forme est pour certain un obstacle conceptuel.

Qu’y a-t-il derrière la lucarne ?

Je passe ensuite à l’explication du fonctionnement d’un moteur de recherche. j’utilise alors les diapos d’Alexandre Serres, bien que certaines ne me conviennent qu’à moitié (je ne vais pas faire la fine bouche en plus 8-). Comment un moteur constitue sa base de données ?

Ce qui permet de travailler sur le gigantisme de ce qu’est une base de données d’un moteur comme google. Je parle alors des data centers et du googleplex dont le coùt de construction est de 2,5 milliards de dollars, ainsi que les besoins énergétiques des data centers (2% de la consommation électrique des Etats Unis) pour bien faire prendre en compte que le web et google sont des entités physiques matérialisables.

On parle également des modes d’affichage avec le fameux pagerank. Après une explication sommaire, c’est l’occasion d’aborder l’opacité qui entoure cet algorithme comme par exemple pourquoi il n’est pas le même en Chine par exemple. La technique n’est pas neutre !

Une réflexion sur la recherche d’information

J’aurais aimé ensuite travailler sur qu’est-ce qu’une recherche d’information, mais comme j’avais déjà bien chargé la mule, je n’ai pas beaucoup travaillé sur cette partie.

j’aurais aimé montré que la recherche d’information est confondue avec la recherche plein texte. Hors, ce n’est pas la seule, et encore moins la meilleure manière de chercher. A voir comment procéder à l’avenir sur cette question qui est en elle-même un objet de formation à part entière.

Dans la même idée, j’aurais bien aimé aussi aborder les notions de classement et d’indexation qui sont aussi au coeur du web. Histoire d’aborder également des notions de folksonomie, d’ontologie etc. Là aussi, probablement trop ambitieux.

Je pense de toute manière que ces parties n’étaient pas suffisamment travaillées.

Il n’y a pas que Google dans la vie

J’ai ensuite rapidement indiqué qu’il n’y avait pas qu’un moteur de recherche mais des centaines et que beaucoup se créaient chaque jours.

J’ai abordé rapidement les différents moteurs en fonction des questions que l’on se pose. Sur le bureau symbaloo, j’en avais mis quelques uns et j’ai laissé les enseignants jouer avec un peu avec ce que j’avais sélectionnés.

Il m’a manqué une diapo que je n’ai finalement trouvé que le lendemain et que j’aurais probablement mise à cet endroit de la formation, c’est le taux de recoupement entre les principaux moteurs de recherche, moins de 12%.

http://graph.benchmark.fr/journaldunet/solutions/0/4/9/0/0/0/940_369677.png

J’ai terminé rapidement cette partie en abordant le web invisible avec la traditionnelle représentation de l’iceberg.

Google est le web

Je conclue cette formation sur ce qu’est google, à savoir plus de 150 services dont l’objectif est de garder captif les internautes avec un seul objectif vendre de la pub. Car Google est avant tout une régie publicitaire.

Je termine par la vidéo de Googleinside et par l’aspect totalitaire de google, en précisant bien que le problème est avant tout la position dominante du moteur. Car tous les petits copains de Google aimeraient bien être à sa place, et tous ont le même objectif.

En ce qui concerne la pertinence, Google est un bon moteur.

http://graph.benchmark.fr/journaldunet/solutions/1/9/4/3/0/0/3491_186365.png

Et en clap de fin, je dis aux enseignants : "vous êtes des prescripteurs, quand vous donnez une recherche à faire à vos élèves, par pitié, ne leur dites pas d’allez chercher sur google mais d’aller chercher sur le web avec plusieurs moteurs de recherche".

Contexte

Dans le cadre d’une formation que j’ai fait aux enseignants sur le B2I, la commande était la suivante :

– le domaine 4 du B2I,

– liberté de proposer le contenu de la formation,

– inscription libre des enseignants,

– deux créneaux de formation, un créneau "débutant" et un créneau "approfondissement"

– une dizaine d’inscrits par module de formation

– sur une heure et demi.

Un work in contexte (MAJ n’importe quoi!) progress (/MAJ)

En même temps que j’ai fait la recherche bibliographique, j’ai aussi dans un premier temps mis à plat ce que je pouvais proposer. Je l’ai groupé sous forme de pavés, dans une progression de difficultés.

Ces blocs sont soit des blocs compétences, soit des blocs connaissances. Il s’agit d’un mode de classement arbitraire puisque dans la réalité il y a interpénétration des deux mais qui me permet de poser mes idées.

C’est une sorte de work in progress toujours à recommencer. Ce n’est certainement pas exhaustif et c’est très contextualisé. C’est quasiment un brainstorming qui aurait été réalisé par une seule personne et c’est ici.

Mise en place des bureaux symbaloo

En même temps que je travaillais sur la recherche bibliographique et sur ce work in progress, j’ai travaillé à la construction de mes bureaux symbaloo dans lesquels je comptais mettre tous les outils de recherche que j’utilise et plus si affinité.

J’ai donc désormais :

– un bureau outils de recherche classiques

– un bureau archives scientifiques (ouvertes en général)

– un bureau deep web

– un bureau encyclopédies et portails

– un bureau outils linguistiques

– un bureau catalogues de bibliothèques

– un bureau outils de formation

Partir des besoins pour les traduire en actions

J’ai ensuite pensé à faire une enquête sur les compétences informatico-internet des personnes qui voulaient s’inscrire en leur proposant au dos de l’enquête quelques possibilités de formation. Finalement j’ai été voir chacun des participants et je leur ai demandé ce qu’ils en attendaient.

Finalement, j’ai décidé de centrer la première formation, conformément aux conseil de Frédéric Rabat, sur l’usage de Google avec deux parties, une partie technique de recherche et une partie démystification de l’outil.

La seconde formation a plus été centrée sur l’usage d’internet pour l’enseignant avec un module outils pouvant être utilisés, un module veille et un module Droit. Ces trois modules répondant aux demandes des enseignants.

Les outils de la formation

Une fois cela déterminé, j’ai commencé à construire mes séquences, sous forme de mindmap en parallèle avec la construction du diaporama d’accompagnement qui m’a également servi de fil directeur du scénario de formation.

A partir de mes bureaux symbaloo, j’ai aussi construit un bureau symbaloo spécial pour chaque formation. L’objectif est de permettre aux participants d’avoir accès à tous les outils prévus à partir d’un seul outil, le symbaloo. C’est aussi un des grands avantages que je vois à cet outil.

J’ai aussi préparé une page HTML classique dans laquelle il y avait l’adresse d’un bureau symbaloo, le rappele du diaporama et une ou deux autres informations très succintes. L’objectif de cette page est d’être la porte d’entrée dans la formation des participants.

La construction de cette page m’a permis de découvrir et de travailler avec Amaya qui est un éditeur web construit pas le W3C et qui respecte donc les standards édictés par cet organisme. Je le trouve très intuitif et très souple à utiliser.

Pour finir j’ai construit un diggest des informations recueillies à donner aux participants pour leur permettre d’aller plus loin. Tous les outils et documents produits étaient à emporter à la fin de la formation.

Je viens de faire, dans le cadre de la mise en place du B2I en lycée, l’année prochaine, une formation aux enseignants sur le domaine 4, rechercher, se documenter.

Pour cela, j’ai fait un gros travail bibliographique préalable qui m’a permis, à moi aussi, de me remettre les idées au clair. En voici donc le résultat avant la présentation des deux formations.

Une première source

Une des sources essentielles dont je me suis servi est le diaporama d’alexandre serres de l’urfist bretagne sur sortir de google : http://www.uhb.fr/urfist/sortir_de_google

Dans cet objet il aborde aussi bien le fonctionnement d’un moteur de manière approfondie (je lui ai piqué quelques slides) que des démarches de recherche que des outils. A consommer sans modération.

Aspects techniques de la recherche

Par rapport à la construction de cette formation, J’ai d’abord travaillé sur les critères de sélection en recherche avancée, les opérateurs et commandes etc. J’ai utilisé les modes d’emploi de google ainsi que quelques tutoriaux sur le web comme celui-ci ou celui-ci et celui-là.

J’ai également travaillé sur la notion de mots clés avec cet article sur docsdocs et aussi celui-ci sur les mots vides. J’ai aussi balisé du côté des modes de recherche avec ce schéma chez techcruntch qui met bien perspectives modes de recherche revisités par l’innovation technologique. J’ai aussi lu cet article de Nicole Boubée sur l’accès des élèves à la recherche par l’image. Enfin cet article chez Mondeca que je trouve exhaustif des modes de recherche. Et pour introduire sur la problématique totalisante, le scrapping chez affordance.

les algorithmes de recherche et d’affichage et notamment le pagerank qu’explique bien Hubert Wassner de l’ESIEA Laval. Un article ici sur l’utilisation du robot.txt.

Sur les services google, je me suis servi, entre autre, de billets de webrankinfo et du dossier de depannetonpc.

Google ô Dieu

J’ai travaillé ensuite sur Google comme moteur hégémonique et entreprise dominante. Je me suis servi des articles de googleinside sur la nébuleuse google. C’est d’ailleurs dommage que le blog ne soit plus actif, il était de toute première qualité.

Sur l’entreprise Google, les vidéos de la curiosphère et cet article sur l’empire google en chiffres, auquel il faut ajouter quelques articles sur le modèle économique de Google comme ici et ici et notamment son emprise sur la publicité en ligne. L’aspect tentaculaire est bien montré par cet article sur le nouveau googleplex.

Google comme nouvel OS du web et les atteintes à la vie privé sont parmi les sujets les plus sensibles comme cet article sur "google santé" et sur la cardinalité du web comme l’appelle Olivier Erschield. Egalement un article d’abondance sur le recoupement des traces que nous laissons et notamment des recherches dans les moteurs de recherche. Pour finir sur le sujet la nouvelle (pas très bonne) de Cory Doctorow et la vidéo (excellente) de googleinside.

Alors, Peut-on vivre sans Google ?

Des usages

Concernant les usages du moteur, j’ai pris en compte l’enquête belge sur la recherche d’information des étudiants qui corrobe une enquête britannique. Et bien sûr, je me suis servi des précieux conseils de frédéric Rabat alors qu’une enquête montre un taux de résultat unique par moteur de 88%.

A voir également le travail de Jean Veronis et de ses étudiants sur les indices de satisfaction entre moteur et la critique d’activeille.

Voir aussi le coût économique d’une information non trouvée.

Sources complémentaires

Pour plus d’information sur les sources utilisées ou collectées lors de ma veille

http://del.icio.us/jadlat/recherche_d’information

http://del.icio.us/jadlat/moteur_de_recherche

http://del.icio.us/jadlat/google

http://del.icio.us/jadlat/information

http://del.icio.us/jadlat/modele_économique

Quelques données générales sur la recherche d’information sur le web dont je me suis servi :

Sur educnet

Conseils chez Guy Pastres

Quelques sources dont je me suis servi sur les moteurs de recherche :

– Chez Mary Ellen Bates

– Chez apprendre-en-ligne

– Chez Guy Pastres

– sur le fonctionnement de Doona, un moteur "solidaire"

– sur quelques moteurs très spécialisés

– et abondance pour toute son oeuvre

– le premier et toujours utile guide du RiSi

Quelques sources dont je me suis servi sur le web invisible :

99 ressources chez Jessica Hupp

– le classique de Christophe Asselin, bien qu’un peu vieux (merci Olivier)

J’en ai peut-être oublié quelques uns mais je pense avoir balayé une grande part des sources dont je me suis servi, à l’exception de tout ce que je connaissais auparavant et qui n’est plus exprimable sous cette forme-là.
 

Cette journée était organisé par l’ADBEN des Pays de la Loire. AU programme, une intervention de Laure Endrizzi, de la cellule de veille de l’INRP qui a fait un travail sur ce sujet il y a deux ans ; et Pascal Duplessis engagé depuis quelques années sur la didactique documentaire.

Pour commencer, je suis arrivé en retard, comme l’année dernière. J’ai vraiment du mal à me repérer à Angers, et le CDDP, encaissé dans une rue borgne, est dans un état de délabrement assez étonnant. Mais comme on sait, y’a plus d’argent !

L’intervention de Laure est sur comment utiliser cet outils de collaboration avec les élèves. Elle présente donc l’encyclopédie dans son contexte (par aire linguistique, par projet, par comparaison avec d’autres encyclopédies) en insistant sur trois points :

– Son accessibilité, notamment du à la complémentarité avec les moteurs de recherche (2% du traffic google va vers wikipedia – 65% du traffic wikipedia provient des moteurs) – C’est un projet documentaire extrêmement maillé.

– Sa portabilité. C’est la seule encyclopédie accessible sur les mobiles !

– Sa facilité d’utilisation.

Elle en présente ensuite les grandes lignes "collaboratives" :

– Neutralité de point de vue (NPOD) toujours négociées et dépendant des biais culturels dee chque projet local.

– Etat d’inachêvement permanent qui renvoie à l’idée de projet, de "work in progress". C’est là clairement un des points du débat passionné qui entoure ce produit.

– Une encyclopédie d’usage qui repose sur un savoir expérienciel, conduit par une utopie et qui voit disparaître la frontière entre l’expert et l’amateur.

Les usagers de Wikipedia sont de toutes les générations, mais pas de toutes les couches sociales ! Principalement, c’est une population privilgiée et cultivée. Enfin, on note dans les usages que si 40% des personnes viennent là pour avoir une connaissance, 30% (chiffre à la louche) l’utilise comme un espace social et d’amusement.

Clairement l’encyclopédie s’inscrit dans une mouvance 2.0 de l’User Generated Content (UGC) qui renvoie finalement aux origines du web voulu par ses créateurs d’un "read/whrite web".

Son succès est donc la conjonction de trois facteurs, c’est un ensemble organisé de savoirs, il y a corrélation forte avec les moteurs de recherche et elle est pratique.

à suivre…

Je rebondis sur un article déjà ancien (un mois, une éternité) de Christine Paillard (je crois mais il y a une ambiguïté dans le titre qui m’échappe car il finis "par Gérard Jean-Montclerc) sur apprentissage intitulé "comprendre l’intérêt du copier/coller…

Elle revient sur la bibliographie qui doit être la marque du travail effectué. Elle cite 7 points importants à indiquer aux élèves pour indiquer clairement ses sources :

  • Pour donner de la crédibilité à ses propos.
  • Pour illustrer qu’un travail de recherche a été fait.

  • Pour permettre au lecteur de vérifier les références utilisées.

  • Pour accorder à l’auteur le crédit qui lui revient.

  • Pour offrir au lecteur des références sur le thème abordé, au cas où il voudrait en savoir davantage.

  • Pour se protéger soi-même du plagiat.

  • Pour respecter le travail des autres:<http://www.bibliotheques.uqam.ca/recherche/plagiat/eviter.html>

Le document est traditionnellement la preuve de ce que l’on avance et donc la bibliographie marque ces raisons "juridiques".

Je pense que la bibliographie est aussi la marque de la construction identitaire de celui qui a produit un document.

– Lors d’un travail de recherche, type TPE, lire permet aux élèves d’entrer en relation avec des interlocuteurs de tous niveaux, scientifiques ou journalistes, vulgarisateurs ou enseignants, farfelus et vrais experts, simples particuliers ou véritables pro-am… Ces relations sont souvent d’ordre lecture/écriture mais parfois, il y a rencontre réelle, physique ou virtuelle. Une année, des élèves ont travaillé avec un astrophysicien hollandais, par téléphone et en anglais s’il vous plait !

– Indiquer sa bibliographie c’est dire son appartenance à un réseau de chercheurs. Les élèves sont des chercheurs, à leur niveau, mais des chercheurs biens réels. Qu’est-ce que la bibliographie sinon ce qui nous relie à la recherche fondamentale par tous les passeurs dont j’ai parlé plus haut.

– Troisième point, en lien avec les précédent, dire sa bibliographie, c’est dire ce que l’on a appris. Et dire ce que l’on a appris c’est dire son identité. "Apprendre, c’est construire son identité" dit Serge Ravet, président d’Eiffel, relayé par thot-Cursus (vu ici).

– Enfin, dernier point, les experts, journalistes, scientifiques… que l’on convoque dans sa bibliographie disent, par effet de miroir notre propre expertise. L’enfer c’est les autres dit Sartre. Le regard des autres participe de la construction de notre identité. Dire une bibliographie c’est exposer le regard des experts sur soi.

Quand le met dans ma bibliothèque, visible de tous, les livres que j’aime, je dis l’importance de ces livres pour moi. Quand quelqu’un met toute la collection du livre de poche (cf. un vieux Bertrand Blier), ou tous les Zola, visiblement dans sa bibliothèque, il dit sa culture, ou ce qu’il voudrait qu’elle soit. Je pense que la bibliographie dit la même chose : elle dit ce que je suis et elle dit ce que je voudrais être quand j’ai fini un travail de recherche !

Et je crois que ça il faut le dire aux élèves !

En ce début d’année, on pu travailler en ECJS en terminale pour préparer les élèves à mener une veille efficace en utilisant quelques nouveaux outils estampillés web 2.0.

Bien entendu, les outils ne sont qu’un support pour un apprentissage d’une démarche, l’acquisition de compétences et de connaissances et viser ainsi à l’autonomie de l’élève, notamment en vue des études supérieures.

Nous commençons par définir la différence entre pull et push.



– PULL : "Mode classique de la recherche d’information sur les réseaux. L’utilisateur se connecte sur des serveurs et cherche l’information."

– PUSH : "Mode nouveau de collecte d’informations sur Internet. En s’abonnant à des fournisseurs de contenu (des chaînes Web), l’information arrive directement sur la machine dès qu’elle est mise à jour et cela sans que l’utilisateur ait besoin d’aller la chercher." définitions trouvées ici.

 

Ce mode push est la base même de la veille. Nous passons d’une démarche ponctuelle, répondant à un besoin ponctuel à une démarche inscrite dans le temps et demandant donc une attention périodique et une grande rigueur de lecture.

La base du mode push, après avoir été la newsletter, principalement, est aujourdhui le rss que nous définissons.

Voici ce qu’en dit wikipedia "RSS désigne une famille de formats XML utilisés pour la syndication de contenu Web. Ce système est habituellement utilisé pour diffuser les mises à jour de sites dont le contenu change fréquemment, typiquement les sites d’information ou les blogs. L’utilisateur peut s’abonner aux flux, ce qui lui permet de consulter rapidement les dernières mises à jour sans avoir à se rendre sur le site."

Pour conclure, on finit par ceci :


 

&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-align: right; font-size: 8px&quot;&gt;Blogged with &lt;a title=&quot;Flock&quot; target=&quot;_new&quot; href=&quot;http://www.flock.com/blogged-with-flock&quot;&gt;Flock&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;!– technorati tags begin –&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;font-size: 10px; text-align: right&quot;&gt;Tags: &lt;a rel=&quot;tag&quot; href=&quot;http://technorati.com/tag/rssveille%20d%C3%A9marche%20push%20%2F%20pull&quot;&gt;rssveille démarche push / pull&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;!– technorati tags end –&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/body&gt;
&lt;/html&gt;&lt;/HTML&gt;

On vient de mener une activité en classe de terminale sur la mise en place d’une veille, en utilisant les possibilités du web 2.0. Voici un mindmap synthétique.

 

A suivre un article sur push and pull, le rss et les agrégateurs, la démarche de veille, un autre sur les digg like, l’user generated content et la veille par mot clé, un autre sur le bookmarking social dans lequel je vais aborder les notions de tagging et de folksonomie et également la veille sur les experts.

Pour cette année, j’ai déjà indiqué comment nous pensions travailler selon 4 entrées. J’ai déjà évoqué l’entrée par les démarches, l’entrée par les compétences, aujourd’hui voici l’entrée par les notions. J’ai vraiment pris en compte cet aspect suite au document de la Fadben sorti en mars 2007 sur les notions en info-documentation.

Utilisation fonctionnelle

espace documentaire
adresse d’un document
différencier pages et documents page web et site web
Login / password
Usages scolaires / usages non scolaires // salle de cours / cour de récréation

Utiliser un moteur de recherche

référence documentaire
Qu’est-ce qu’une référence ? Qu’est-ce qu’un document secondaire ?
Accessibilité du document
pertinence d’une référence
définir une équation de recherche
définir un champs
définir une base de données
définir un moteur de recherche
comment fonctionne un moteur de recherche en mode users ?
comment fonctionne un moteur de recherche en mode backend ?

Démarche de recherche

Définir ce qu’est un mot clé
Les problèmes lié au langage naturel
définir un thesaurus
mot clé et descripteur
différencier thème de recherche et sujet de recherche
Définir une problématique
définir une production
Copier/coller n’est pas apprendre
copier/coller n’est pas créer
Questionner, faire un plan : classer

Documents et media

définir auteur – autorité
définir documentaire
définir source
définir page et document
Les différents accès à l’information
Bibliographie = preuve
Bibliographie = appartenance à un réseau de chercheur
définir information
définir actualité
pertinence et notoriété

Mener un projet en groupe

Voici la définition que je me donne de ce qu’est un document.

Les dictionnaires renvoient d’abord à une définition juridique. Voici ce que dit le tlfi : "Pièce écrite, servant d’information ou de preuve". Etymologiquement, le tlfi précise "acte écrit qui sert de témoignage, preuve"? Je vous engage d’ailleurs à aller regarder le graphe proxémique de ce mot ou les synonymes du terme. Tout renvoie à la notion de preuve !

Un document est d’abord une preuve !

Dans l’usage que nous faisons du terme, cette aspect est extrêmement présent, notamment quand nous demandons la bibliographie qui a permis aux élèves de constituer leur dossier.

En documentation, le document est un support matériel sur lequel sont inscrits des informations. La fadben, en a fait une notion organisatrice et donne comme définition avancé :

"le document est un ensemble constitué d’un support matériel sur lesquels sont inscrites, par le recours à différents code de transcription, des informations, structurées et organisées, tant du point de vue du contenu intellectuel que de la forme. Il résulte une intention de communication. Le document formalise et fixe, de façon plus ou moins stables, des informations dont il permet la transcription, le stockage, la reproduction et le traitement. En tant qu’objet documentaire, il est leproduit d’une création par un ou plusieurs auteur(s). Il est référençable et indexable. [les termes en gras sont partie prenante de la définition de la Fadben et renvoient à d’autres notions définies dans les savoirs scolaires en information-documentation (mediadoc – mars 2007) – nda]

Je souscris à cette définition mais je vais tenter de préciser certaines choses. Pour moi, le document c’est un support d’information : un tablette d’argile, un livre, une vidéo, un mur taggué, lascaux, un flux numérique sont des documents.

Un document nécessite un intermédiaire technique pour l’écrire : stylo, clavier, doigts ; et pour le lire : tous les lecteurs possibles, y compris la main qui ouvre le livre. La main est un intermédiaire technique dans le sens où elle est, selon Leroi-Gourhan, l’une des trois conditions qui ont permis le développement de l’intelligence humaine. L’outil en devenant le prolongement.

Il nécessite également une intentionalité d’écriture. Un document a un auteur qui a une autorité – Les deux termes dérivent d’auctoritas, dont la définition de wikipedia indique notamment que "L’auctoritas exprime à son tour l’idée d’augmenter l’efficacité d’un acte juridique ou d’un droit" et conclue sur le sujet "sans elle, pas d’action ; devant elle, pas d’inaction". Nous retrouvons donc associé à l’auteur, ce que nous avons vu comme premier principe d’un document : le champs du juridique ! C’est aussi pour ça que nous allons travailler sur ces deux notions en première.

Un document est toujours quelque chose d’intentionnel. Ce qui importe le plus est donc moins le contenu que de découvrir derrière le contenu l’intention qui a présidé à sa constitution.

L’exemple le plus flagrant est pour moi celui du silex taillé qui n’a aucun intérêt pour un préhistorien s’il n’est pas en contexte avec son nucleus. Mais encore faut-il reconnaître qu’il s’agit d’un silex, puis d’un silex taillé. Ce qui nous amène à l’autre volet, côté lecture : un document n’en est que s’il est reconnu comme tel par un lecteur, ce qui nécessite de savoir lire et d’avoir la culture adéquate pour le lire (cf. Champollion et le décodage des hiéroglyphes).

Cette culture n’est pas seulement allogène, comme le laisse supposé l’exemple de Champollion, mais aussi ici et maintenant. Pour lire un document, il faut apporter sa propre culture et c’est souvent le hic quand nous travaillons avec des élèves. C’est que la culture nécessaire à la lecture du document est souvent bien plus grande que la leur. Ceci étant, il faut se frotter à l’inconnu pour grandir. Mais cet inconnu ne doit pas être trop éloigné sous peine d’en rendre impossible l’établissement des passerelles nécessaires à la lecture.

Un document n’est plus un document s’il n’est pas accessible intellectuellement. Il ne l’est pas plus s’il ne l’est pas matériellement. un document à une adresse, qu’il soit appréhendable matériellement ou virtuellement. Bien plus que cette distinction, qui prête à confusion, un document est hors ligne ou en ligne.

Et pour conclure, un document est référençable. C’est à dire que je peux le décrire. Décrire un document c’est en donner l’adresse d’une part et ensuite avoir un discours sur le document qui permette à un potentiel chercheur de juger de la pertinence du document eu égard à son propre besoin.




  • twitter jadlat

    Erreur : Twitter ne répond pas. Veuillez patienter quelques minutes avant d'actualiser cette page.

  • RSS Bookmarks (Jadlat sur diigo)

    • Erreur, le flux RSS est probablement en panne. Essayez plus tard.