Archive for the ‘communautés virtuelles’ Category

Ce billet s’inscrit dans la série sur notre  boulot de tuteur à l’université de Limoges, avec Anne. J’ai déjà indiqué notre légitimité, notre rôle, notre position de passeur entre la théorie et la pratique et enfin les différents positionnement de l’étudiant. Je reviens ici pour parler des outils de communauté et de suivi que nous avions mis en place.

Pour cette formation le premier écueil entre le passage aux apprentissages théoriques et l’application professionnelle est le passage du travail de groupe au travail individuel du consultant. Cet écueil c’est le sentiment de solitude qui nous envahit. Pour pallier à ce problème, quand nous étions étudiants, Anne avait mis en place un wiki très simple avec lequel nous avions échangé pendant quelques temps.

Passer du temps communautaire au temps individuel crée un vide et une angoisse.

En tant que tuteur, nous avons repris l’idée en demandant à nos étudiants de créer des blogs de suivi de leur activité. il y a un intérêt évident pour nous mais il y a aussi en arrière plan cette idée que chacun puisse s’abonner aux blogs des copains. Et il y a un outil qui finalement est très bien pour ça (même si on départ j’étais pas fana), c’est netcipia.

Netcipia, c’est un moteur xwiki (@eogez ;-)) qui permet d’avoir la double fonctionnalité : blog et wiki. Et surtout,une fois identifé sur la plateforme, l’utilisateur est à la fois administrateur de son wiki/blog et lecteur/commentateur, s’il le désire, de celui des copains. Un bon outil. Un dernier avantage pour ce que nous voulons en faire : il est privé partageable.

L’année dernière, par exemple, cela a permis à des étudiants qui étaient sur le même domaine d’activité, et parfois sur des problématiques très proche de se suivre mutuellement. Et je peux vous dire que cela a donné des résultats (de leur appli) très éloignés. Le collaboratif n’est pas du copier coller. Si les périmètres ont pu être proches, les analyse de situations et de besoins allaient dans des directions différentes.

Une autre ferment communautaire a été la mise en place d’une veille partagée via delicious. C’était aussi pour nous et un moyen de faire partager notre veille et aussi et surtout un moyen de faire passer des informations aux étudiants en regard de leur travail et aux regards de leurs collègues. Historie que chacun soit au courant des besoins de l’autre.

Notre collaboration, nous l’avons initié par un chat de groupe, la première année via IRC mais l’année dernière c’était des services de chat en ligne (je ne me souviens plus exactement mais il me semble que l’on a utilisé le service de zoho). Et pendant le cours de l’application, c’est bien sur skype ouvert à n’importe quel moment de la journée (hors temps de travail légal), soir, week end et jours fériés.

Au final, l’usage de ces outils, fortement conseillé, mais jamais obligatoire, nous a permis de suivre les étudiants de manière très fine. Bien entendu, nous avons rencontré tous les types de comportement et ces outils en ont été la fenêtre. Certain s’en sont accomodés, d’autre en ont eu besoin quasi compulsif, quelques uns ne s’en sont jamais servi. Finalement leur usage (ou non usage) a réflété les besoins et les personnalités de chacun.
Dernièrement, avec le réseau apprendre 2.0, nous avons eu une présentation, fait par Erwan de Moodle.

Et toujours persiste chez moi cette impression que je ressens sur la distance dans l’apprentissage : la distance rapproche.

En parlant de Moodle et de sa mise en place, Erwan nous a montré que son rôle d’enseignant changeait. Il n’est plus le dispensateur des savoirs, il est devenu un accompagnateur.

L’outil permet une plus grande souplesse et une plus grande individualisation dans la relation pédagogique avec les étudiants. D’autant plus que l’outil permet de faire une suivi statistique des activités des étudiants. Pour eux, il n’est plus question de se cacher derrière de faux arguments car l’outil statistique est là pour calculer leur fréquence d’usage. Bien entendu les étudiants sont au courant de ces statistiques, ce qui peut probablement occasionner quelques biais.

Un autre intérêt, c’est le gommage du phénomène « grosse gueule » dont parlait déjà Richard Collin lors des étés TIC de Rennes 2007. Erwan nous a rapporté le cas d’une étudiante qui ne s’exprime jamais dans la classe, qui n’est pas très bonne, mais qui utilise à très bon escient la plateforme pour comprendre et progresser et qui s’y exprime beaucoup plus facilement qu’en classe. Comme si il y avait deux étudiantes en elle, celle qui est réservé en classe et celle qui s’exprime sur la plateforme et qui a noué une relation autre avec le formateur.

Mon expérience de l’apprentissage à distance va dans ce sens. j’ai travaillé avec des gens avec qui je n’aurais probablement pas travaillé et surtout avec qui je n’aurai pas eu la même liberté. Le fait d’être en présence des gens créé des phénomènes de retenues. Et la distance change la relation, un peu à la manière des hérissons de Schopenhauer.

« Une légende sibérienne — reprise par Schopenhauer — met fort opportunément en scène des hérissons pour théâtraliser [l’]éthique de la distance idéale. Deux animaux se trouvent dans un endroit désert et gelé. La neige épaisse et la glace abondante les contraignent au grelottement, au péril et au risque de la mort par le froid. De sorte qu’ils se rapprochent, se côtoient physiquement, et finissent par se réchauffer — mais pour ce faire, ils se touchent, puis se piquent. Afin d’éviter la piqûre, ils s’éloignent, prennent de la distance, se séparent — mais se mettent à nouveau à éprouver la morsure du climat. Excessivement proche d’autrui, ou trop éloigné de lui, les risques négatifs paraissent semblables : un écoeurement de déconvenue et de solitude, une nausée de désappointement ou de réclusion, une lassitude, un désenchantement, un dégoût généralisé. » –
M Onfray sité via ce commentaire à ce billet http://emiliefolie.blogspot.com/2006/02/lanimalerie.html

La distance lève les appréhension et change le rôle de l’enseignant. Elle permet une autre liberté.

Pour finir, je vous renvoie à cette vidéo de l’université de Nantes sur le rôle d’un tuteur en université. Je la trouve vraiment intéressante car concrètement, elle dit que la distance rapproche. Je m’explique la distance géographique est abolie par les TICE mais il y a aussi la distance temporelle et surtout la distance inter-personnelle qui est abolit, « le décorum de l’université ».

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La deuxième année de tutorat sur l’application professionnelle du dess communautés virtuelles s’achève. Ce sera la dernière sur ce diplôme qui s’arrête avec la promotion 108. Nous allons continuer ce travail sur d’autres unités d’enseignement.

Comme l’année dernière, nous avons 100 % de réussite au diplôme sur les étudiants qui se sont présentés à l’oral. et comme l’an dernier, le même qualificatif est revenu dans la bouche d’une étudiante : nous sommes des anges gardiens.

Les chevilles vont bien, merci !

Ceci étant cela montre deux choses : on est dans les clous en ce qui concerne les besoins des étudiants ; le tutorat pour les étudiants, mais plus largement tout type d’accompagnement (coaching, mentorat, animateur de communautés etc.) est une pratique indispensable d’aujourd’hui. Les temps sont en effet aux hubs et aux connecteurs.

L’occasion de revenir à nouveaux sur quelques aspects de notre action de tuteur et particulièrement la démarche que nous avions adoptée.

Nous sommes deux tuteurs, Anne et moi. On travaille ensemble depuis trois ans et nous sommes complémentaires. Sur certains points Anne est beaucoup plus pertinente que moi, et il m’arrive parfois d’avoir une idée intéressante sur d’autres points 😉

Surtout, nous fonctionnons pas mal en gilette deux lames. Nous sommes vraiment deux individus avec une histoire professionnelle très différente, ce qui nous permet, quand nous intervenons, de proposer deux points de vue à la fois alternatifs (l’étudiant peut choisir de privilégier l’un plutot que l’autre ou d’écouter les deux ou pas du tout) et complémentaires. 

C’est un pure fonctionnement collaboratif.

Une des caractéristiques fondamentale est que nous ne nous concertons pas avant d’intervenir. On intervient donc d’abord par rapport à un ressenti personnel. Ce qui peut expliquer que nous soyons plus en phase avec un projet plutôt qu’avec un autre. Ce qui peut expliquer que nous n’intervenions pas sur certain.

Ce mode de fonctionnement n’est possible que si nous savons ce que l’autre dit (c’est la condition sine qua non du collaboratif). Donc nous sommes systématiquement en copie ou alors sur les autres outils mis en place et sur lesquels je reviendrais bientôt.

Ensuite, on peut échanger sur des projets quand on sent des difficultés fortes chez un étudiant (par skype principalement) et déterminer comment on intervient. Et on peut aussi se refiler un projet que l’on a trop suivi quand on sent que notre discours ne passe plus, justement pour proposer à l’étudiant une autre façon de présenter les choses.

Pour conclure, on fait je crois ce boulot, essentiellement pour travailler ensemble ! Et plus que ça, on fait essentiellement ce boulot pour collaborer ensemble, à distance.

J’ai racconté comment j’ai cru voir dans un accident que j’ai vécu un peu de sérendipité. Ce même accident m’a aussi interrogé sur une autre fonction importante, celle de prescripteur.

Je viens d’enlever le pare-brise. la camionnette est sur le côté droit. Quand j’ouvre, le conducteur est au dessus d’une pile  de deux autres jeunes gars. Il essaie de s’extirper vers le haut (la fenêtre conducteur) sans succès. Une fois la stupeur de mon apparition passée, il détale comme un lapin. Il a juste une profonde entaille sur l’avant-bras.

En dessous, un deuxième gars gémit, sonné. On va l’extirper de là avec le conducteur et d’autres personnes arrivées sur les lieux de l’accident. Le troisième est conscient, n’a aucune lésions, mais il est coincé. Impossible de le sortir par l’avant.

Il me dit alors qu’il y a suffisamment d’espace entre la fenêtre passager et le sol pour qu’il puisse sortir seul. il me demande alors l’autorisation de sortir par là.

Stupeur ! Quel est donc ce grand pouvoir qui m’habite pour décider cela ? Après tout il est majeur, il peut prendre ses décisions tout seul ! Mais c’est à moi qu’il demande car je suis celui qui à enlevé le pare-brise et est venu les sauver !

Me voici investit d’une immense expertise ! Me voilà ainsi devenu l’alpha et l’omega du traitement de l’information ! Je sais, lui non ! Ou du moins ce qu’il sait (je n’ai pas vu qu’il pouvait sortir par là) a besoin d’être validé par celui à qui on prête une connaissance supérieure. Immense pouvoir !

Sur cet accident je suis devenu le prescripteur, celui qui dit et qui valide.

Cette fonction, on la retrouve dans le prof de discipline dans la légitimité qu’il a acquis comme détenteur du savoir. Il est celui qui prescrit le savoir, considéré comme une alchimie obscure et initiatique. Et sa légitimité sera d’autant plus grande que sa discipline est prestigieuse (histoire, philo) et que sa réputation est fameuse.

C’est aussi ce qui explique à mon avis que des professeurs ne puissent pas se reconnaître dans le terme de formateur (cf. une application professionnelle que je suis en ce moment pour l’université de Limoges). Un professeur est celui qui détient le savoir, un formateur est celui qui transmet des compétences. Il n’y a pas de magie dans le second.

Cette fonction, on la retrouve aussi quand il s’agit de monter une communauté virtuelle avec la figure du parrain (cf CEFRIO). il est celui qui donne les grandes lignes de la communauté et qui veille de loin à sa mise en oeuvre. Son charisme est suffisant pour que chacun accepte la ligne tracée, ce qui va faciliter grandement le travail des coaches et animateurs de la communauté, ainsi adoubée. C’est cette main posée associée aux talents particuliers des animateurs qui les rends prescripteurs dans leur domaine.

On pourrait aussi parler du pharmacien ou du médécin ou du prêtre à qui on remet si facilement nos vies et nos âmes.

Pour qu’il y ait prescription, il faut qu’il y ait un contrat, une relation établie dans laquelle les deux parties reconnaissent "naturellement" et souvent de manière implicite la prépondérance, par la connaissance, de l’une sur l’autre. L’un sait, l’autre ne sait pas.

Mais il faut aussi qu’il y ait une part mystique chez le prescripteur qui lui est conféré par le temps ou par l’âge (la sagesse des anciens), ou délégué par un parrain charismatique ou par la nature alchimique des connaissances à transmettre.

Dans le cadre de mon accident, le changement dans la routine (la longue file de voiture qui vrille quand une dérape et part dans le talus) a conféré au premier arrivé une légitimité circonstancielle que l’acte magique d’enlever le pare-brise a renforcé.

Et nous, pauvres documentalistes de quoi sommes-nous prescripteurs, confondu avec un lieu, sans légitimité de connaissance, sans soutien institutionnel …?

Dans le billet précédent, j’ai indiqué un nouveau besoin lié aux univers netvibes, celui d’un meta-univers.

 

Depuis j’ai fait l’expérience des "amis", sauce web, qui ont leur univers. On peut gloser sur le terme "ami", je ne le trouve pas complètement faux juste un poil réducteur. Dans un passé ancien, j’ai fait une maîtrise d’histoire sur Saint Bernard et l’amitié. A cette occasion, j’ai lu le "de amicitia" de Cicéron qui est le best sellers monastique du moyen âge (avec la bible quand même). Je crois qu’il faudrait le relire pour éclairer un peu cette notion.

Parmi ces "amis", beaucoup de doc qui font partie de la même communauté de pratiques virtuelle que moi, enseignant documentaliste.

A cette occasion, je découvre des visages (Jacqueline 😉 mais ce qui est en train de se passer c’est que les docs sont en train de relier leurs univers ensemble (ici et ici et ici et ici, et ici..). Tous les jours des collègues s’abonnent et tous les jours je m’abonne à leurs univers. La communauté de pratique est en train d’investir un nouvel outil qui pourrait très rapidement devenir incontournable.

Que nous disent ces univers ? Je prends l’exemple de clotilde. Clotilde s’est abonné à mon univers et c’est comme ça que j’ai vu qu’elle en avait un. Clotilde, je la cotoie dans le cadre de notre communauté de pratiques edoc. elle est responsable au CRDP marseille et son travail, avec les personnes qui l’accompagne est remarquable pour animer l’espace doc. Et tout à coup sur son univers, je m’aperçois qu’un des centres d’intérêts les plus présents est tout ce qui concerne l’oralité. Perso, je suis fana de récit, de contes et de storytelling (pas à la mode sarko, mais plutôt comme moyen de transmettre des connaissances). Je ne l’aurai jamais appris via la liste, je pense.

Que disent les collègues sur mon univers ? Plein de couleur ! plein de contenu ! trop ? Les onglets intéressants ! beaucoup ? Je laisse de côté les premiers onglets orientés Identité Numérique pour me concentrer sur les onglets de contenus qui correspondent à ma veille. Avant de les publier ainsi, j’ai réfléchi à deux stratégies : celle-ci qui parcelise mes centres d’intérêts et qui correspond à l’organisation de ma page privée et une autre que j’ai esquissé dans le précédent billet en 7 grandes catégories. C’est un classique de la doc : le niveau d’organisation des données à privilégier. Il n’est pas impossible que je fasse ce second choix à l’avenir. [D’autant plus que je vais réorganiser ma veille en privilégiant des outils comme wikio, wasalive et pleegs.]

Un autre classique de la doc (pour moi) est énoncé par George Perec dans classer/penser en parlant du classement "ça ne marche pas, ça n’a même jamais commencé à marcher, ça ne marchera jamais".

Que me demande-t-on, au juste? Si je pense avant de classer? Si je classe avant de penser? Comment je classe ce que je pense? Comment je pense quand je veux classer? (…) Tellement tentant de vouloir distribuer le monde entier selon un code unique ; une loi universelle régirait l’ensemble des phénomènes: deux hémisphères, cinq continents, masculin et féminin, animal et végétal, singulier pluriel, droite gauche, quatre saisons, cinq sens, six voyelles, sept jours, douze mois, vingt-six lettres. Malheureusement ça ne marche pas, ça n’a même jamais commencé à marcher, ça ne marchera jamais. N’empêche que l’on continuera encore longtemps à catégoriser tel ou tel animal selon qu’il a un nombre impair de doigts ou de cornes creuses.

Un classement est donc avant tout un choix personnel. C’est la je crois également l’intérêt des univers des collègues : voir leurs choix de classement qui sont au moins aussi importants que le contenu. Parce que ces choix nous en disent beaucoup sur les personnes ; presqu’autant qu’ils nous en disent sur leur expertise. Si un jour je suis intéressé à aller plus en profondeur sur l’oralité, Clotilde, je te contacterai. Enfin, je creuserai d’abord ton univers.

C’est là que le mot connaissance prend toute son importance. Il ne peut y avoir de connaissances sans personnes. Nous ne sommes pas dans une encyclopédie qui réflète un savoir réifié à plus ou moins dix ans en arrière. Nous sommes dans du mouvement, dans du flux et du subjectif. La connaissance, c’est des contenus organisé au niveau individuel selon une logique propre qui échappe grandement à l’oeil extérieur. Et les univers sont peut être un excellent outil pour montrer la connaissance de chacun, pour la médiatiser, bien plus et bien mieux qu’une liste de discussion qui reste quand même largement ouverte aux phénomènes "grosse gueule" (oui moi aussi et d’ailleurs surtout les mecs ! on représente quand même un ou deux pourcent de la profession, s’pas !).

Jacqueline et clotilde, ont également éprouvé le besoin de commencer à faire un onglet univers d’univers doc. C’est là je crois où mon idée de meta-univers pourrait prendre tout son sens.

Créer un univers d’univers documentaire de la communauté de pratique e-doc. Nous aurions donc par exemple un onglet "oralité", avec dedans l’univers de clotilde et l’univers de richard, et dans l’onglet "droit", nous aurions docvibes et richard (j’ai un onglet droit, je crois) et dans l’onglet presse, Charles, Cécile ou Olivier. Nous aurions ainsi une base de connaissance à disposition avec des contenus et des gens, des connaissances.

Reste à créer l’ontologie qui va présider à la définition des onglets. Nous avons besoin d’un vocabulaire commun, Il y en a qui le sentent comme moi ?

Comme quoi, on en revient à Perec.

Ce billet a été publié initialement sur le blog des anciens du DESS cvir

Voici ce que je retiens des étés TIC de Rennes, début juillet. Je vous ai déjà parlé de la veille 2.0, ce billet se veut plus un mashup de ce que j’ai entendu, à savoir les différents flux entendus, un peu arrangés, et surtout complètement mixés à la moulinette richard qui débouchent sur une application forcément nouvelle (pour moi, mais je ne pense pas être novateur en la disant)

– L’architecture du web 2.0 repose essentiellement sur deux procédés techniques : le rss et les API. l’un comme l’autre sont de l’ordre des flux.

– Le web 2.0 c’est aussi Ajax

– La veille est désormais accessible à tout le monde sur du contenu visible, mis DELIBEREMMENT à disposition par les fournisseurs et selon une ligne éditoriale pré-définie, sans préjuger des intentions du fournisseur. Cette veille est avant tout une veille sur les experts et sur des données formelles. Elle s’apparente de plus en plus à la mise à jour des tendances à venir et participe donc pleinement de l’innovation.

– On remarque de plus en plus l’externalisation sécurisée des données et des applications. La perte de contrôle est contrebalancée par l’obligation absolue de sécurité des hébergeurs, gage de confiance.

– Il est de plus en plus facile d’identifier un usage alors même que le coût économique pour la création d’un logiciel est de moins en moins cher.

– Ce coût faible est un des arguments contre l’explosion de la bulle 2.0, car les coûts d’entrée sont très faibles par rapport à 2001.

– Désormais, ce qui importe, c’est la vitesse et la confiance. les cahiers des charges deviennent des freins et toutes les versions logiciels sont désormais en béta ; la veille devient un moyen de gagner du temps.

– Les SSII font de plus en plus de l’assistance à maîtrise d’ouvrage, que ce soit ou non prévu dans les contrats.

– Il convient de plus en plus de différencier contenu et service.

Pour conclure, je retiens une intuition essentielle pour moi : l’avenir des métiers du web se situe dans les interstices. Les intermédiaires (intermédiaires de vente par exemple), les accompagnateurs (assistance à maitrise d’ouvrage), les animateurs de communautés, les veilleurs etc., Tous ces knowledge workers qui se situent le long de la chaîne qui part des besoins, passe par le logiciel pour servir les usagers sont devenus des pilotes de flux.

Mendoza est celui qui pilote la caravelle et les enfants à la recherche des mystérieuses cités d’or.
Il ne sait rien des horizons dans lesquels il s’engage mais connaît les chemins

 

Je suis tombé dans les listes de discussion vers 1997 – 1998, au moment où je suis en formation pour le capes et où je prend pour la première fois une connexion internet personnelle.

Je n’ai jamais fréquenté vraiment les forums usenet, ni plus tard leur petits frères webiens par contre les listes (diffusion, discussion, news etc.) via mail sont l’outil que je maîtrise le plus intuitivement. J’ai commencé d’ailleurs à les remplacer par les fils d’information avec lesquels j’ai la même appétence. J’aime bien le mode push.

Plusieurs listes m’ont marqué, la liste cdidoc-fr est la première sur laquelle je vais m’exprimer. En faisant une recherche rapide, j’ai comptabilisé une cinquantaine de message de 2000 à 2003. Je vais la quitter suite à un problème de censure pour rejoindre une liste qui me paraît alors plus libre de ton, enseignant documentaliste (vers 2003) dans laquelle je vais participer de manière soutenue.

Sur cette liste, je vais essayer d’expérimenter le travail à distance à plusieurs. J’ai ainsi formalisé un débat sur les TPE qui eu lieu en "décembre 2002, [et qui consistait à reprendre] un échange sur l’utilisation des CDI lors des TPE…" Pour ce débat, j’avais constitué "4 documents :

  1. Les messages extraits des archives, organisés chronologiquement

  2. Les idées, selon moi, développées par chacun de ces messages, que j’ai extraites et organisées

  3. un document de travail perso qui se trouve sur le site e-doc sur "la gestion des flux lors d’une activité pédagogique au CDI

  4. Les problématiques que posent ces documents (toujours selon moi)"
    http://docsdocs.free.fr/article.php3?id_article=75&var_recherche=peirano

Les résultats de ce débat ont été déposé sur le site docs pour docs qui est le site lié à la liste.

J’ai également construite un diaporama sur internet que j’ai déposé dans l’espace partagé de la liste pour permettre aux collègues de le critiquer et m’aider à l’améliorer. Ce diaporama est déposé sur le site désormais ainsi qu’une séance sur le moteur de recherche exalead.

Un de mes cheval de bataille sur cette liste a été la mutualisation des notices, dont j’ai déjà parlé à l’occasion de l’application professionnelle pour le DESS. J’ai proposé en septembre 2005 une page web de dépouillement de périodiques en ligne au format XML pour le logiciel documentaire. Il devait y avoir une grosse cinquantaine de périodiques dépouillées. J’aurais aimé faire un effet boule de neige mais ça n’a pas marché. Depuis cette page a été supprimée quand j’ai abandonné mon ancien site.

 

Les commentaires de cette initiative et d’autres sur le café pédagogique.

A l’occasion de l’ue 165, j’ai produit un travail de réflexion sur cette communauté de pratiques, le résultat est ici.

Aujourd’hui je continu sur edoc mais j’ai complété depuis deux ans cette participation par quelques listes en relation avec mes centres d’intérêt : foademplois, km-gc-montreal, i-KMForum, com-prac, heuristique, entre autres. Je n’ai pas encore la densité d’engagement que j’ai connu sur e-doc mais il ne s’agit pas non plus de communauté de pratiques dans mon cas mais de communautés d’intérêt.

1. La recherche du stage

2. Approche professionnelle

3. La lettre de mission

4. Mise en projet

5. Expression et analyse des besoins

6. Etude d’avant projet

7. animation du groupe initiateur

8. Retour sur le travail effectué et métacognition

9. This is the end…

Le 9 juin, je présente aux membres de l’association qui le souhaite, le résultat du travail. Diaporama, vidéoprojecteur, présentation professionnelle du président de l’association. Et c’est le premier gros choc car si j’ai bien identifié les freins, j’ai mal apprécié l’importance de certains. Je ne m’étendrais pas sur la question pour des raisons de confidentialité vis à vis de l’association, mais je me rends compte de mon erreur. C’est ainsi !

 

Le dernier mois est consacré à l’animation de la communauté en gestation. Il faut construire un formalisme documentaire et préparer une charte d’utilisation de l’espace numérique. Le premier document est à travailler avec un yahoo group, le second avec un wiki.

Je propose des réunions en présentiel, j’individualise des formations, je vais discuter avec les personnes, mais ça ne marche pas. Soit les personnes pressenties ne viennent pas, soit, le travail proposé n’avance pas. Fondamentalement, les gens ne sont pas prêts. Il faudrait un travail de formation en amont sur internet et les nouvelles technologies. Les personnes ont suivi avec un intérêt poli le travail que j’ai fait mais elles ne s’y sont pas impliqués, par manque de recul et de références, à mon avis.

http://outils-reseaux.org/wikini/uploads/PresentationReseaux_FormationReseaux_20050412113442_20050412113513.png

C’est un échec formateur. J’aurai du élargir le panel des personnes interrogées, j’aurais du les rencontrer en face à face. En un mois, temps réservé aux questionnements, et alors que je travaille par ailleur, il m’était impossible de pousser plus avant l’expression des besoins. Pourtant, clairement, le problème est à ce niveau.

 

L’application professionnelle se termine le 21 juillet. Il me reste désormais à faire le troisième et dernier rapport, dont le terme est pour le 14 août.

Dans un premier, temps la prof nous a demandé de faire un travail de définition sur les mots knowledge, management, KM, rapport entre KM et communauté virtuelle, KM comme méthode de management etc.

 

Son premier objectif, on le comprendra plus tard, est que nous acquérions un langage commun. Dans le même temps, d’ailleurs, elle nous demande de compléter un glossaire qui nous sera commun.

 

Son second objectif est d’insister sur l’aspect humain lié au management au détriment des outils, l’entrée traditionnelle des années 90.

 

Ensuite, elle nous donne un certain nombre de documents à lire qui abordent les notions comme les ontologies, le web sémantique, les base de connaissances, la méthode KADS, la capitalisation des connaissances etc.

 

Enfin, une étude de cas nous est proposée. Le sujet est de mettre en synergie des services locaux différents et éparpillé géographiquement et administrativement, en charge du traitement du chômage et du développement de l’emploi dans une agglomération. L’objectif est de faire travailler ces services à distance, en synergie les uns les autres.

 

Nous devons faire l’analyse de situations, proposer des actions et préparer une présentation des actions sous forme de diaporama. Implicitement, ce travail est un banc d’essai avant l’oral de l’application professionnelle en septembre.

 

 

Ici, la diapo complète que j’ai réalisée pour ce diaporama. L’image du dessus, qui en est une part, symbolise l’aspect le plus important de tout travail impliquant l’usage de connaissances : la conversation.

1. La recherche du stage

2. Approche professionnelle

3. La lettre de mission

4. Mise en projet

5. Expression et analyse des besoins

6. Etude d’avant projet

7. animation du groupe initiateur

8. Retour sur le travail effectué et métacognition

9. This is the end…

 

La première production d’envergure, c’est la carte mentale des besoins. A partir de cette carte, je vais pouvoir formaliser mon analyse des besoins en mettant en parallèle commande et expression des besoins. Je vais conduire cette analyse, d’abord au niveau global qui est celui de l’association et ensuite de manière spécifique autour des travaux des groupes et plus particulièrement ce groupe initiateur.

 

A partir de ce travail d’analyse, je recentre mon travail en revenant au projet initial tel que nous l’avions défini et je présente les besoins pour les différentes communautés à venir.

http://www.tela-botanica.org/sites/reseau/fr/images/membres_reseau.png

je vais faire ensuite deux tableaux. Le premier tableau est problématique dans la logique de l’AVP et pendant la durée du stage je vais me poser la question de sa pertinence dans l’enchaînement AVP sans arriver vraiment à trouver une réponse. Il s’agit de la mise en place d’une road map pour l’implémentation des différentes communautés tel que définies précédemment.

Le deuxième tableau est celui des fonctionnalités. Nous sommes dans l’étude d’avant projet et c’est l’étape classique qui suit l’analyse des besoins.

 

Pour finir, critères et alternative sont proposés. Et à ce niveau j’ai rencontré un problème au niveau du temps. Dans mon gantt, j’ai bien précisé la fin de l’étude d’avant projet pour le 12 juin, et de ce point de vue je suis dans les temps et même un peu en avance.

 

Oui mais je dois envoyer le deuxième rapport contenant l’étude à Limoges pour le 6 juin, et là je suis un peu à la bourre. Je vais donc passer le dernier week end à réflechir sur cette alternative qui va prendre la forme suivante, soit un système de gestion de contenu avec toutes les fonctionnalités possibles à mettre en place selon l’état d’avancement de la roadmap, soit des briques logiciel simple que l’on ajoute au fur et à mesure.

 

Je suis finalement dans les temps, et pour Limoges et pour mon employeur de l’association. C’est une chose dont je suis fier : avoir réussi à tenir le temps.




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