Archive for the ‘pratiques web’ Category

Beaucoup de monde parle aujourd’hui de la génération Y, des digitales natives, de la génération x etc. C’est à dire les différentes générations qui se retrouvent sur le web aujourd’hui et qui s’échelonnent de 12/13 ans à 45 ans ++.

J’ai vu ces trois générations passer dans le CDI où je travaille et j’ai donc vécu les difficultés et les débats liés à l’intrusion de l’informatique et surtout d’internet depuis 15 ans.

Aujourd’hui ces générations sont objets de discours. Ce discours est porté par un groupe de personnes, qui pour la plupart sont de la génération x. Et ce discours s’articule autour de deux axes : une révolution en cours ou un manque de méthodes.

Les digitales natives vont-il révolutionner le monde ou alors sont-ils une inconscience à venir ?

Moi, ce qu’il me semble surtout, c’est que l’école a abandonné ce terrain à la fois dans l’usage des outils mais aussi et surtout dans la formation culturelle et citoyenne de ces générations.

De qui parle-t-on ?

On en parle beaucoup de ces generation x, generation y, digitales natives… Les premiers, pour les plus vieux sont nés en 1967 (comment faire pour ne pas paraître trop largués). Ceux sont les enfants de la télé. Dans une fête, quand on chante capitaine flam, c’est eux (enfin nous, moi surtout)! Ils ont découvert Internet, ont useneté et listedediscuté comme des dingues, ont viré geek quand c’est devenu l’époque. Ils ont encore des réseaux et des câbles pleins les yeux, des serveurs, des protocoles…

Les Y ont 20-25 ans pour les ancêtres. Ils sont napsterien,s tendance WoW. Ils ont retenu le meilleur du peer (facile). Ils sont multimedia même IRL. Ils se foutent de l’effondrement de la bulle de 2001 et sont google addict. Ils ont des dreads (enfin certains) des pantalons qui bouffent…

Les digitales natives ne savent pas qu’internet a été inventé. Ils sont sur Facebook… Tous ! Mais aussi sur MSN, sur e-bay, sur…

… En même temps !

Et dans nos formations

Pendant ces 15 années où j’ai vu passer ces trois générations, l’évolution des pratiques a été flagrante. Il y a quinze ans il fallait passer son temps à expliquer le fonctionnement d’un logiciel (appropriation des outils) avant de se préoccuper de démarche. Le B-A BA consistait à indiquer que le carré gris en bas à droite était un bouton et que si on cliquait…

L’évolution technologique intuitive des outils en même temps que des pratiques multiples ont complètement changé l’optique la donne. Aujourd’hui, tout l’aspect commande du logiciel (ou du service) est intégré, par contre nous nous heurtons à un autre problème. Nous ne sommes pas légitime auprès des lycéens (et aussi un peu des étudiants que j’encadre à Limoges) pour proposer des formations autour d’internet. 

J’ai l’impression que ce n’est pas un objet d’apprentissage, c’est une immanence et un lieu réservé ! Les formations que nous proposons sur la recherche d’informations ne conduisent pas à grand chose. Une fois la formation terminée, ils reprennent leurs anciennes pratiques. Alors que se passerait-il si nous proposions une formation qui s’appuie sur facebook !

Nous manquons de vocabulaire

Je crois que cet écart est du au fait que nous ne parlons pas de la même chose quand nous abordons l’internet. Internet, ça ne sert pas à rechercher de l’information, ou alors de manière anecdotique ! Internet, c’est comme la cour de récréation, les adultes n’y ont pas leur place !

En même temps les pratiques établies le sont en dehors de l’école. Difficile alors pour l’éducatif de se réapproprier quelque chose qui échappe très largement à son domaine de compétences.

En même temps, nous n’abordons pas internet avec le même prisme. Là où nous parlons méthodes et démarches, eux évoluent dans des espaces multiples, à très haute vitesse. Voir les plus et les moins chez Christophe ; voir aussi le témoignage de père de famille de Philippe Martin quand il observe son dernier enfant.

Donc pas étonnant que les diverses enquêtes (l’enquête belge sur la recherche d’information, l’enquête bretonne sur les doctorants) nous avertissent sur les difficultés à avoir une pratique réflexive sur l’outil.

Et dans le même temps, beaucoup de blogueurs voient en eux l’avenir radieux des organisations. Ils nous les décrivent positivement comme multitâches, désinvoltes, ne voulant pas s’ennuyer, mettant au premier plan leur travail… (du pain béni pour les DRH à condition de prendre en compte leurs besoins).

Oui mais… Dans tous ces discours (et je suis complètement d’accord avec le premier), il y a quelque chose qui me gêne. C’est nous qui parlons, et nous c’est la génération x. Et quand nous parlons, nous le faisons en enfant de la télé qui avons analysé comment nous nous sommes approprié puis désintéressé de cette lucarne pour jouer sur de nouveaux écrans. nos discours oscillent donc entre fascination et analyse critique référant au monde documentaire dont nous sommes issus.

J’ai parfois l’impression que le web, et particulièrement le 2.0, du
moins ses commentateurs avertis, est aujourd’hui la propriété d’une
classe intermédiaire qui vient du monde du livre et qui a la culture nécessaire pour pouvoir évoluer dans ce monde là.

Mais cette génération va être balayée par quelque chose qui arrive, ce que les contempteurs appelle la génération Y. Et personne ne peut prétendre savoir ce qui va se passer. Cela me fait penser aux textes de lovecraft comme la couleur tombée du ciel. Quelque chose arrive mais on n’a pas le langage pour le décrire, alors on utilise imparfaitement des images connues mais qui sont fausses.

Et maintenant une intuition : un besoin de culture

Il y a quelques temps j’ai commenté un billet de Jérôme Bondu intitulé Internet participatif : aussi intelligent que le cerveau d’une mouche commentant lui-même les arguments d’Andrew Keen sur le "mythe de l’amateur".

Il revient notamment sur l’absence de culture que démontre le web. C’est un argument que je trouve très juste. ma veille me conduit à suivre des fils rss de gens qui ont une culture. Et beaucoup de ces gens défendent parfois l’idée de l’inutilité de la culture (ce n’est absolument pas ce que dit Jérôme dans son billet). Mais pour pouvoir faire ce que ces gens font, il faut une culture importante.

Revenons sur la récente enquête belge : cette génération aurait 7,65/20 en recherche d’information. Et faire une recherche d’information requiert une culture nécessaire et pas seulement de savoir manipuler une interface technique ou sociale. On ne peut pas faire une recherche si on n’a pas identifié un besoin d’information et pour identifier un besoin d’information, il faut une matrice culturelle.

Pour moi cela revient à avoir un terreau de connaissances sur le sujet de recherche et une vision globale de ce qu’est l’information, une réflexion sur le monde qui conduisent cette recherche et qui permette notamment de faire le tri, un regard critique sur le monde qui nous entoure, une éthique et une vision politique de soi, des autres, de la Cité.

Alors que penser ? Est-ce que les critères proposés sont obsolètes et inapplicables à cette nouvelle génération ? Cette note de 7,65 ne représenterait alors que le mode de pensée du vieux monde ?

Et maintenant une intuition : un besoin de citoyenneté

Pour dépasser ce clivage entre usage réflexif vs fluidité d’usages je crois qu’il faut revenir à l’éducatif. Et qui dit éducation, dit vision politique de la société que nous voulons, nous parents (et non plus génération x) pour nos enfants. Arrêtons de segmenter et reprenons la main que nous avons laissé aux medias.

J’ai aussi l’impression que les enjeux qui priment aujourd’hui nous conduisent à privilégier l’efficacité au détriment de l’éthique. C’est un fait que l’école tend à devenir un lieu d’apprentissage centré sur le couple compétence/connaissance et contre celui du savoir/culture. Ces apprentissages-ci étant renvoyés dans la sphère familiale et donc renforçant l’héritage culturel.

Il ne peut y avoir d’éthique sans une solide culture personnelle, alors qu’on peut avoir des travailleurs efficaces sans culture.

Je ne sais que penser ! Réflexions en cours.

Webographie

http://www.vaninadelobelle.com/Analyse-sur-la-generation-X_a1067.html

http://philippemartin.soup.io/post/7177221/Les-digital-natives-la-g-n-ration

http://www.enseignons.be/actualites/2008/05/25/les-jeunes-incapables-de-sinformer-sur-le-net

http://www.jobetic.net/Sur-le-web-2-0,-les-de-30-ans-parlent,-les-de-30-ecoutent-_a1627.html

http://bibliothecaire.wordpress.com/2008/10/07/google-generation

http://www.newzy.fr/management/cadres-lemergence-de-la-generation-dolto.html

http://www.epn-ressources.be/dominique-pasquier-sociabilites-adolescentes-et-technologies-numeriques

http://urfistinfo.blogs.com/urfist_info/2008/05/digital-natives.html

http://www.lemondeinformatique.fr/dossiers/lire-digital-natives-ils-vont-bouleverser-l-entreprise-68-page-1.html

http://www.cluster21.com/blog/christophe_deschamps/les_digital_natives_inventent_le_web_qui_leur_ressemble

 http://www.inter-ligere.net/article-20815657.html

http://knowledgemouv.blogspot.com/2008/06/un-billet-de-jrme-bondu-intitul.html

http://culturedel.info/grcdi/wp-content/uploads/2008/10/seminairegrcdi_2008_aserres_stiegler-et-culture-info.doc

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Sur, BPM, l’auteur revient sur l’essence de sa veille en trois billets (1, 2, 3). Je retrouve dans ces textes beaucoup de points communs avec ma propre démarche. C’est donc avant tout une construction empirique avec comme fil directeur les nouveaux outils à notre disposition.

Classements et accès : rappel

J’ai expliqué, dernièrement, comme j’utilisais le classement thématique pour lire mes flux rss sur netvibes : préférence d’un macro-classement et distinction entre centres d’intérêts faibles et centres d’intérêts forts.

Egalement deux modes de lecture : une lecture chronologique stricte de plusieurs flux avec l’usage des planets ou des flux mixés (industrialisation de la lecture) et une lecture panoptique sur un centre d’intérêt qui me permet de voir qui écrits et quoi ? Et donc ce la me permet de voir un peu ce qui buzze.

Une plus grande transversalité

A côté de ça, j’ai mis en oeuvre des onglets plus transversaux.

J’ai ainsi mis en place une page de veille sur quelques mot clés liés à mes méthode de travail sur wikio, delicious, wasalive.

– des mots clés liés à la relation à l’autre : tutorat, accompagnement, mentorat, coaching ;

– des mots clés liés au mapping : heuristique, concept map etc ;

des mots clés liés au travail à plusieurs : collaboratif et participatif.

– je prévois dans un avenir proche de cibler également quelques méthodes et outils intéressants : brainstorming, storytelling, intelligence collective etc.

J’ai aussi mis en place une veille de veille. Quelques sites, institutions, planets (merci Olivier C. pour m’avoir fait découvrir cet outil) ou particuliers font des veilles qu’ils publient. Je consulte donc ces sites régulièrement.

Lecture quotidienne, communautés et nouveautés

Un blog est pour moi (et pour beaucoup de monde d’ailleurs) un outil d’apprentissage et un outil communautaire. Dans l’onglet lecture quotidienne se retrouve ceux dont la lecture m’apporte souvent des connaissances en phase avec mes besoins d’apprentissage. C’est une page évolutive. Evolutive parce que un apprentissage s’achève toujours. Ce qui reste alors est une familiarité et une appartenance une pensée. C’est ces traces là que l’on retrouve dans cet onglet.

Familiarité et appartenance se retrouve aussi dans l’onglet "mes réseaux". C’est là que je suis avec plaisir les "proches", c’est à dire ceux avec qui j’ai échangé un peu plus que des connaissances. Il y a là, les personnes que je connais via le tutorat et Limoges, via apprendre2.0 ou via twitter (principalement). C’est ici aussi une liste évolutive, sachant que la limite entre les deux est assez floue. Cela me permet d’avoir une vision rapide de ce qu’ils disent et de laisser un commentaire
rapide si cela me dit.

Enfin pour lutter contre l’inflation (lien sponsorisé par Bercy), j’ai mis en place un onglet test. Tous les nouveaux se retrouvent là. Cela me permet de voir si l’abonnement que je viens de prendre est sur le coup de la lecture d’un article enthousiasmant ou si, dans la durée le blog va m’apporter des connaissances.

 

Dernièrement, avec le réseau apprendre 2.0, nous avons eu une présentation, fait par Erwan de Moodle.

Et toujours persiste chez moi cette impression que je ressens sur la distance dans l’apprentissage : la distance rapproche.

En parlant de Moodle et de sa mise en place, Erwan nous a montré que son rôle d’enseignant changeait. Il n’est plus le dispensateur des savoirs, il est devenu un accompagnateur.

L’outil permet une plus grande souplesse et une plus grande individualisation dans la relation pédagogique avec les étudiants. D’autant plus que l’outil permet de faire une suivi statistique des activités des étudiants. Pour eux, il n’est plus question de se cacher derrière de faux arguments car l’outil statistique est là pour calculer leur fréquence d’usage. Bien entendu les étudiants sont au courant de ces statistiques, ce qui peut probablement occasionner quelques biais.

Un autre intérêt, c’est le gommage du phénomène « grosse gueule » dont parlait déjà Richard Collin lors des étés TIC de Rennes 2007. Erwan nous a rapporté le cas d’une étudiante qui ne s’exprime jamais dans la classe, qui n’est pas très bonne, mais qui utilise à très bon escient la plateforme pour comprendre et progresser et qui s’y exprime beaucoup plus facilement qu’en classe. Comme si il y avait deux étudiantes en elle, celle qui est réservé en classe et celle qui s’exprime sur la plateforme et qui a noué une relation autre avec le formateur.

Mon expérience de l’apprentissage à distance va dans ce sens. j’ai travaillé avec des gens avec qui je n’aurais probablement pas travaillé et surtout avec qui je n’aurai pas eu la même liberté. Le fait d’être en présence des gens créé des phénomènes de retenues. Et la distance change la relation, un peu à la manière des hérissons de Schopenhauer.

« Une légende sibérienne — reprise par Schopenhauer — met fort opportunément en scène des hérissons pour théâtraliser [l’]éthique de la distance idéale. Deux animaux se trouvent dans un endroit désert et gelé. La neige épaisse et la glace abondante les contraignent au grelottement, au péril et au risque de la mort par le froid. De sorte qu’ils se rapprochent, se côtoient physiquement, et finissent par se réchauffer — mais pour ce faire, ils se touchent, puis se piquent. Afin d’éviter la piqûre, ils s’éloignent, prennent de la distance, se séparent — mais se mettent à nouveau à éprouver la morsure du climat. Excessivement proche d’autrui, ou trop éloigné de lui, les risques négatifs paraissent semblables : un écoeurement de déconvenue et de solitude, une nausée de désappointement ou de réclusion, une lassitude, un désenchantement, un dégoût généralisé. » –
M Onfray sité via ce commentaire à ce billet http://emiliefolie.blogspot.com/2006/02/lanimalerie.html

La distance lève les appréhension et change le rôle de l’enseignant. Elle permet une autre liberté.

Pour finir, je vous renvoie à cette vidéo de l’université de Nantes sur le rôle d’un tuteur en université. Je la trouve vraiment intéressante car concrètement, elle dit que la distance rapproche. Je m’explique la distance géographique est abolie par les TICE mais il y a aussi la distance temporelle et surtout la distance inter-personnelle qui est abolit, « le décorum de l’université ».

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Je viens de terminer une formation à netvibes pour les élèves de terminales pendant laquelle j’ai abordé la question de l’usage du mail et des distinction privé/public et personnel/professionnel. Dans le même temps, on réfléchit, en ce moment, avec le groupe de profs de l’université de Limoges (Serge, Anne, Brigitte) sur le contenu de la première UE de DEUST et on a abordé ce sujet hier soir.

 

Aujourd’hui, le mail est la porte d’entrée, comme identifiant, de l’ensemble des webservices.

Le mail est aussi la porte d’entrée de notre identité sur le web. Quand j’aborde cette question, je dis toujours aux élèves qu’envoyer une offre d’emploi avec comme mail zézette@zzz.zz ne fais pas très sérieux. D’autre part, certains webmails sont connotés. Hotmail, c’est la boite à spam, Gmail, c’est les pro du secteur IT, laposte, c’est ceux qui croient encore à l’Etat…

Je conseil donc fortement aux élève de bien distinguer boite personnelle, celle qui sert aux échanges avec les copains et boite professionnelle, celle qui va servir pour toutes les demandes d’emploi, de réseau social etc.

A cette distinction professionnel/personnel, je rajoute le binôme public/privé. Le mail sert donc à avoir des relations d’ordre :

professionnel / public (mon blog pro)
professionnel / privé (ma page netvibes)
personnel / public (mes jeux en ligne)
personnel / privé (msn)…

Avec les webservices que je veux tester ou pour faire des transactions commerciales, je conseille même une troisième boite : une boite poubelle qui me sert à m’identifier et que je peux détruire dans la seconde si elle est trop spammée ou pour d’autres raisons.

Personnellement, je me connecte sur viadéo avec mon adresse professionnelle, sur mon netvibes avec mon adresse webservices, sur ebay avec une adresse transactionnelle etc.

Désormais, en tant qu’individu, nous sommes responsables de tout, y compris de notre identité numérique, c’est à dire la représentation de nous sur le web. Je crois qu’il nous faut lutter contre la tendance  mashuper cette représentation en un grand maelström unique.   Professionnel ou personnel, privé ou public sont encore des grilles de lecture que nous devons appliquer. Et que nous devons apprendre aux élèves !

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Ce billet a été publié initialement sur le blog des anciens du DESS cvir

Voici ce que je retiens des étés TIC de Rennes, début juillet. Je vous ai déjà parlé de la veille 2.0, ce billet se veut plus un mashup de ce que j’ai entendu, à savoir les différents flux entendus, un peu arrangés, et surtout complètement mixés à la moulinette richard qui débouchent sur une application forcément nouvelle (pour moi, mais je ne pense pas être novateur en la disant)

– L’architecture du web 2.0 repose essentiellement sur deux procédés techniques : le rss et les API. l’un comme l’autre sont de l’ordre des flux.

– Le web 2.0 c’est aussi Ajax

– La veille est désormais accessible à tout le monde sur du contenu visible, mis DELIBEREMMENT à disposition par les fournisseurs et selon une ligne éditoriale pré-définie, sans préjuger des intentions du fournisseur. Cette veille est avant tout une veille sur les experts et sur des données formelles. Elle s’apparente de plus en plus à la mise à jour des tendances à venir et participe donc pleinement de l’innovation.

– On remarque de plus en plus l’externalisation sécurisée des données et des applications. La perte de contrôle est contrebalancée par l’obligation absolue de sécurité des hébergeurs, gage de confiance.

– Il est de plus en plus facile d’identifier un usage alors même que le coût économique pour la création d’un logiciel est de moins en moins cher.

– Ce coût faible est un des arguments contre l’explosion de la bulle 2.0, car les coûts d’entrée sont très faibles par rapport à 2001.

– Désormais, ce qui importe, c’est la vitesse et la confiance. les cahiers des charges deviennent des freins et toutes les versions logiciels sont désormais en béta ; la veille devient un moyen de gagner du temps.

– Les SSII font de plus en plus de l’assistance à maîtrise d’ouvrage, que ce soit ou non prévu dans les contrats.

– Il convient de plus en plus de différencier contenu et service.

Pour conclure, je retiens une intuition essentielle pour moi : l’avenir des métiers du web se situe dans les interstices. Les intermédiaires (intermédiaires de vente par exemple), les accompagnateurs (assistance à maitrise d’ouvrage), les animateurs de communautés, les veilleurs etc., Tous ces knowledge workers qui se situent le long de la chaîne qui part des besoins, passe par le logiciel pour servir les usagers sont devenus des pilotes de flux.

Mendoza est celui qui pilote la caravelle et les enfants à la recherche des mystérieuses cités d’or.
Il ne sait rien des horizons dans lesquels il s’engage mais connaît les chemins

 

Ce billet a été écris pour les "anciens du dess CVIR sévissent encore…"

Bon je crois que notre petite communauté blogosphérique a désormais dans son ensemble les références du livre blanc digimind sur la veille. Il est bien fait, efficace, rien à en dire.

J’ai eu l’occasion d’écouter Christophe Asselin, son auteur, lors des rencontres TIC de Bretagne, le jeudi. Il a fait un exposé rapide qui reprenait ce qui est dans le livre blanc.

Cette matinée a vu deux autres intervenants s’exprimer sur le web 2.0 en entreprise dont Richard Collin, universitaire (ça c’est vu) et vice président de l’AFNET qui a mis l’accent sur la vitesse.

Pour lui c’est la vitesse qui est la marque du web 2.0 avec la confiance (la bande passante).

L’après midi, on a eu un atelier sur la veille avec le diaporama de christophe asselin déjà vu le matin mais sans le gars qui devait dire (mwais). Surtout une personne de l’ARIST Bretagne est venu nous présenter une très intéressante étude sur la veille dans les PME (par la force des choses) bretonnes.

L’ensemble de ses info me fait dire deux choses :

Je n’ai rien appris d’extraordinaire sur la veille sur internet. Je suis dans les clous. Et je pense que l’on est beaucoup dans ce cas. Cette "démocratisation" de la veille, on la doit aux flux rss évidemment. S’il y a démocratisation, relative mais réelle, que restent-ils aux professionnels de la veille. Ceux qui font commerce de cette activité ? La maîtrise de la vitesse ? l’anticipation ? C’est une question que je me pose.

D’autre part, il ne s’agit que de veille sur Internet et la personne de l’arist l’a bien montré dans l’enquête présentée, les clients, ce n’est pas par internet qu’on les connaît vraiment (mais par les relations of course !) Car c’est là la limite, internet n’est pas encore tout, même si on voudrait bien le coire ! Et croire que l’on maitrise la veille parce qu’on fait une requête suivi, avec flux rss, sur wikio est une erreur. Est-ce que le terme n’est finalement pas un peu usurpé ?

J’avais été frappé par ce fait quand on a fait le DESS. Une grande partie s’est avéré être de la recherche d’information classique, ponctuelle, sans forcément qu’il y ait un suivi (c’est à mon avis un des critères de distinction entre les deux : le suivi dans le temps). Mon maître de stage, ancien universitaire lui même, m’avait d’ailleurs parlé de bibliographie quand je lui disait "veille".

Une dernière chose concernant la veille via internet, on ne trouve sur internet que ce que les gens veulent bien y mettre. Et encore, on parle ici d’internet public et/ou visible et je fais à dessein la confusion entre internet et web.

Finalement la veille, telle qu’on en parle entre nous, s’exerce sur une infime géographie, la plus bruyante forcément, celle du buzz, de la rumeur, de la place de marché, des tendances présentes et à venir, des experts présumés ou réels, des grosses gueules scripturaires (richard collin voyait dans la conversation web la fin des grosses gueules de réunion – je pense tout l’inverse) etc.

Ce retour fait suite à une discussion que nous avons eu avec Mathilde, qui a fait son stage au CDI cette année.

Je lui disais que des apprentissages sur la validité de l’information n’étaient plus un enjeux aujourd’hui.

C’était un enjeu il y a 4 ou 5 ans quand l’utilisation du web était principalement tourné vers la recherche d’information et quand nous n’avions pas énormément de recul sur cette activité. Les CDI et les bibliothèques étaient des lieux de culture, le web était une annexe de cette culture.

 

Mais depuis, il y a eu un grand évênement, c’est l’arrivée des natifs internet dans les cours d’école. A cette arrivée correspond un 2.0 évênement, la recherche d’information n’est plus l’activité principale, largement supplanté par l’expression des diverses sociabilités. Enfin wikipedia a donné ses lettres de créances culturelles (entre autre) au web.

La validité n’est plus un enjeu car les natifs l’ont intégré quasiment de manière intuitive. Ce qui ne signifie pas qu’il ne faille pas faire des séquences d’apprentissage sur le sujet, simplement, désormais nous (les docs) avons un terreau sur lequel nous appuyer. Le fait que le directeur ait impulsé cette séquence en première en est un signe. Le fait que les profs aient trouvé normal de le faire une autre. Enfin, la séance s’est faite toute seule. Les élèves ont appris des choses, ils n’ont pas découvert un nouvel espace inconnu.

Non, je pense que ce n’est plus un enjeu car nous sommes tous d’accord.

Alors quels enjeux pour l’avenir ? J’en vois un qui me paraît évident, surtout parceque je lis avec attention le blog d’Olivier Ertzscheid : l’identité numérique.

Clairement, nous avons des élèves qui ont leurs skyblogs, mais depuis peu, j’en trouve sur des réseaux sociaux (reseauxcampus, zepeople

Sur ces réseaux, je les observe, je vois leurs posture, je vois les verres et la fumée sur les photos. Et dans 20 ans, ces photos, je pourrais peut être les retrouver.

En 2005, Olivier a délimité les contours de l’évolution du web, cette dérives des continents informationnels vers la constitution d’un continent unique ou vie privé et vie publique seront confondue. Cet article, ainsi que de nombreux autres qu’il a écris depuis donnent le contour des enjeux liés à cette identité numérique. Et ça je sais que prévoir des séances de formations sur le sujet ne passera pas auprès des collègues. La plupart ne voient dans le web qu’une source d’information et à ma connaissance, nous sommes deux (sur 180 profs) à tenir un blog : les deux documentalistes du lycée !

Je suis tombé dans les listes de discussion vers 1997 – 1998, au moment où je suis en formation pour le capes et où je prend pour la première fois une connexion internet personnelle.

Je n’ai jamais fréquenté vraiment les forums usenet, ni plus tard leur petits frères webiens par contre les listes (diffusion, discussion, news etc.) via mail sont l’outil que je maîtrise le plus intuitivement. J’ai commencé d’ailleurs à les remplacer par les fils d’information avec lesquels j’ai la même appétence. J’aime bien le mode push.

Plusieurs listes m’ont marqué, la liste cdidoc-fr est la première sur laquelle je vais m’exprimer. En faisant une recherche rapide, j’ai comptabilisé une cinquantaine de message de 2000 à 2003. Je vais la quitter suite à un problème de censure pour rejoindre une liste qui me paraît alors plus libre de ton, enseignant documentaliste (vers 2003) dans laquelle je vais participer de manière soutenue.

Sur cette liste, je vais essayer d’expérimenter le travail à distance à plusieurs. J’ai ainsi formalisé un débat sur les TPE qui eu lieu en "décembre 2002, [et qui consistait à reprendre] un échange sur l’utilisation des CDI lors des TPE…" Pour ce débat, j’avais constitué "4 documents :

  1. Les messages extraits des archives, organisés chronologiquement

  2. Les idées, selon moi, développées par chacun de ces messages, que j’ai extraites et organisées

  3. un document de travail perso qui se trouve sur le site e-doc sur "la gestion des flux lors d’une activité pédagogique au CDI

  4. Les problématiques que posent ces documents (toujours selon moi)"
    http://docsdocs.free.fr/article.php3?id_article=75&var_recherche=peirano

Les résultats de ce débat ont été déposé sur le site docs pour docs qui est le site lié à la liste.

J’ai également construite un diaporama sur internet que j’ai déposé dans l’espace partagé de la liste pour permettre aux collègues de le critiquer et m’aider à l’améliorer. Ce diaporama est déposé sur le site désormais ainsi qu’une séance sur le moteur de recherche exalead.

Un de mes cheval de bataille sur cette liste a été la mutualisation des notices, dont j’ai déjà parlé à l’occasion de l’application professionnelle pour le DESS. J’ai proposé en septembre 2005 une page web de dépouillement de périodiques en ligne au format XML pour le logiciel documentaire. Il devait y avoir une grosse cinquantaine de périodiques dépouillées. J’aurais aimé faire un effet boule de neige mais ça n’a pas marché. Depuis cette page a été supprimée quand j’ai abandonné mon ancien site.

 

Les commentaires de cette initiative et d’autres sur le café pédagogique.

A l’occasion de l’ue 165, j’ai produit un travail de réflexion sur cette communauté de pratiques, le résultat est ici.

Aujourd’hui je continu sur edoc mais j’ai complété depuis deux ans cette participation par quelques listes en relation avec mes centres d’intérêt : foademplois, km-gc-montreal, i-KMForum, com-prac, heuristique, entre autres. Je n’ai pas encore la densité d’engagement que j’ai connu sur e-doc mais il ne s’agit pas non plus de communauté de pratiques dans mon cas mais de communautés d’intérêt.

jardinage

Une petite incursion, avec ce billet, sur un de mes centres d’intérêt, le jardinage. Ce sera le seul sur ce portfolio.

Ce qui m’intéresse dans ce hobby, c’est tout ce qui concerne la transformation. J’adore faire des semis, j’adore voir les graines germer et devenir des plantules, j’adore rempoter, j’adore voir les fleurs et les fruits, j’adore la récolte et surtout j’adore produire, à partir des parties comestibles des aliments, des plats cuisinés, des conserves.

Cet aspect transformation, je retrouve également avec le compost que je fabrique ou comment, des déchets verts, des déchets de cuisines, aux odeurs parfois sombres, peuvent devenir ce compost à l’odeur de bonne terre et de sous-bois.

Je fais également des purins (ortie, consoude, pissenlit…) et là l’odeur, ce n’est pas le sous bois et pourtant, cela devient un élement indispensable pour faire de belles plantes.

Ma pratique du jardinage est aussi un peu celle d’un collectionneur. Je prévois cette année 29 variétés de tomates, et une quinzaine de piments / poivrons. Ce sont toutes des variétés particulières, souvent anciennes. Dans les tomates, j’ai des prunes noires, j’ai des poires jaunes, des San Marzano…

Avoir ces variétés procède aussi d’un engagement en faveur de la biodiversité et contre les fabricants de chimères génétiques. Je soutiens l’association Kokopelli dans son combat, qui est aussi le mien. Je suis le travail de l’association tela botanica en faveur du développement de la botanique. Je suis le travail d’édition de terre vivante ou des éditions du terrans. j’ai d’ailleurs été abonné aux "quatre saisons".

Ce qui m’intéresse dans le jardinage, c’est de considérer le jardin comme un tout dans lequel tous les éléments sont en interaction. Une haie, ce n’est pas simplement de la décoration, c’est aussi un abri pour les oiseaux et les insectes utiles comme les coccinelles. Des plants de lavandes ou de thyn, c’est de belles fleurs, c’est aussi des abeilles et de la pollinisation. Des capucines et des oeillets, c’est aussi des protections contre les insectes pour les tomtes…

Enfin, ce qui m’intéresse dans le jardinage, c’est le calme et le silence d’une part, c’est aussi la convivialité que permet cette pratique. Cette année j’ai fait plus de 200 pieds de tomates, bon je vais en donner à droite à gauche, c’est toujours très sympa aussi de discuter des plantes qui poussent.

Et comme j’adore en parler, j’ai ouvert un blog : c’est le jardin de riri.

La FING (Fédération, Internet Nouvelle Génération), acteur majeur du développement d’Internet et observateur des usages liés à ce développement, lance un programme d’étude sur les villes numériques et les usages qui les accompagnent sous le titre villes 2.0

Ce programme commence par un colloque qui a lieu le 6 novembre à la mairie de Paris.

« Pour explorer en profondeur les pistes ouvertes dans ce manifeste et en dégager des orientations pour l’action et l’innovation, la FING, en coopération avec le groupe Chronos et Tactis, lance le programme d’action Villes 2.0 . Villes 2.0 propose aux acteurs publics, aux entreprises, aux chercheurs, aux associations de s’associer pour fédérer leurs expériences et connaissances, repérer les initiatives innovantes, partager des idées neuves et enfin, dégager des intuitions et des pistes d’action fécondes.
Ce programme, d’une durée de 18 mois, rythmé par plusieurs rendez-vous importants, a aussi pour vocation :
* De rapprocher et faire travailler ensemble les acteurs traditionnels de la ville et les acteurs du numérique, services et technologies ;
* De jouer un rôle d’accélérateur pour des projets mobilisant les technologies au service de la transformation des villes.

La manifestation Villes 2.0 du 6 novembre 2006
http://www.fing.org/jsp/fiche_pagelibre.jsp?STNAV=&RUBNAV=&CODE=47560222>,
co-organisée avec Tactis, constitue le premier moment fort du programme.

Voici le résumé de la problématique qui sous-tend ce programme parru dans InterActu

La ville et les puces

Ces faits sont la marque d’une transformation profonde de notre rapport à la ville. Ces mutations atteignent les comportements individuels et collectifs, les personnes comme les institutions. Ils poussent vers une personnalisation des services, ce qui n’est pas sans rappeler l’émergence de ce qu’on appelle le web 2.0 (centration autour de l’usager, partage d’information, de connaissances etc., web social, interaction, transformation du pouvoir).

Ville 2.0

Cette formulation ville 2.0 renvoit à un espace numérique peu différent désormais de l’espace physique. La carte est devenu le territoire, c’est à dire que la représentation de la réalité est autant réel que la réalité elle-même.

Cette ville 2.0 n’est pas une utopie, on y retrouve les discriminations, notammment économiques et culturelles que l’on retrouve dans la ville.

Cette ville qui émerge, portent en elle des ruptures profondes pour le citoyen, usager, consommateur multi-adressé.

Laboratoire de coopération

Usage et développement technologique de la ville doivent aller de pair. Les services accompagnent le développement des réseaux nmériques, les usagers interagissent avec les décideurs habituels.

Les grandes métropoles vont être le creuset de ces développmeents.Acteurs citadins et technologues doivent agir de concert, plus qu’il ne le font aujourd’hui.

http://www.internetactu.net/?p=6645



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