Archive for the ‘centres d'intérêts’ Category

Beaucoup de monde parle aujourd’hui de la génération Y, des digitales natives, de la génération x etc. C’est à dire les différentes générations qui se retrouvent sur le web aujourd’hui et qui s’échelonnent de 12/13 ans à 45 ans ++.

J’ai vu ces trois générations passer dans le CDI où je travaille et j’ai donc vécu les difficultés et les débats liés à l’intrusion de l’informatique et surtout d’internet depuis 15 ans.

Aujourd’hui ces générations sont objets de discours. Ce discours est porté par un groupe de personnes, qui pour la plupart sont de la génération x. Et ce discours s’articule autour de deux axes : une révolution en cours ou un manque de méthodes.

Les digitales natives vont-il révolutionner le monde ou alors sont-ils une inconscience à venir ?

Moi, ce qu’il me semble surtout, c’est que l’école a abandonné ce terrain à la fois dans l’usage des outils mais aussi et surtout dans la formation culturelle et citoyenne de ces générations.

De qui parle-t-on ?

On en parle beaucoup de ces generation x, generation y, digitales natives… Les premiers, pour les plus vieux sont nés en 1967 (comment faire pour ne pas paraître trop largués). Ceux sont les enfants de la télé. Dans une fête, quand on chante capitaine flam, c’est eux (enfin nous, moi surtout)! Ils ont découvert Internet, ont useneté et listedediscuté comme des dingues, ont viré geek quand c’est devenu l’époque. Ils ont encore des réseaux et des câbles pleins les yeux, des serveurs, des protocoles…

Les Y ont 20-25 ans pour les ancêtres. Ils sont napsterien,s tendance WoW. Ils ont retenu le meilleur du peer (facile). Ils sont multimedia même IRL. Ils se foutent de l’effondrement de la bulle de 2001 et sont google addict. Ils ont des dreads (enfin certains) des pantalons qui bouffent…

Les digitales natives ne savent pas qu’internet a été inventé. Ils sont sur Facebook… Tous ! Mais aussi sur MSN, sur e-bay, sur…

… En même temps !

Et dans nos formations

Pendant ces 15 années où j’ai vu passer ces trois générations, l’évolution des pratiques a été flagrante. Il y a quinze ans il fallait passer son temps à expliquer le fonctionnement d’un logiciel (appropriation des outils) avant de se préoccuper de démarche. Le B-A BA consistait à indiquer que le carré gris en bas à droite était un bouton et que si on cliquait…

L’évolution technologique intuitive des outils en même temps que des pratiques multiples ont complètement changé l’optique la donne. Aujourd’hui, tout l’aspect commande du logiciel (ou du service) est intégré, par contre nous nous heurtons à un autre problème. Nous ne sommes pas légitime auprès des lycéens (et aussi un peu des étudiants que j’encadre à Limoges) pour proposer des formations autour d’internet. 

J’ai l’impression que ce n’est pas un objet d’apprentissage, c’est une immanence et un lieu réservé ! Les formations que nous proposons sur la recherche d’informations ne conduisent pas à grand chose. Une fois la formation terminée, ils reprennent leurs anciennes pratiques. Alors que se passerait-il si nous proposions une formation qui s’appuie sur facebook !

Nous manquons de vocabulaire

Je crois que cet écart est du au fait que nous ne parlons pas de la même chose quand nous abordons l’internet. Internet, ça ne sert pas à rechercher de l’information, ou alors de manière anecdotique ! Internet, c’est comme la cour de récréation, les adultes n’y ont pas leur place !

En même temps les pratiques établies le sont en dehors de l’école. Difficile alors pour l’éducatif de se réapproprier quelque chose qui échappe très largement à son domaine de compétences.

En même temps, nous n’abordons pas internet avec le même prisme. Là où nous parlons méthodes et démarches, eux évoluent dans des espaces multiples, à très haute vitesse. Voir les plus et les moins chez Christophe ; voir aussi le témoignage de père de famille de Philippe Martin quand il observe son dernier enfant.

Donc pas étonnant que les diverses enquêtes (l’enquête belge sur la recherche d’information, l’enquête bretonne sur les doctorants) nous avertissent sur les difficultés à avoir une pratique réflexive sur l’outil.

Et dans le même temps, beaucoup de blogueurs voient en eux l’avenir radieux des organisations. Ils nous les décrivent positivement comme multitâches, désinvoltes, ne voulant pas s’ennuyer, mettant au premier plan leur travail… (du pain béni pour les DRH à condition de prendre en compte leurs besoins).

Oui mais… Dans tous ces discours (et je suis complètement d’accord avec le premier), il y a quelque chose qui me gêne. C’est nous qui parlons, et nous c’est la génération x. Et quand nous parlons, nous le faisons en enfant de la télé qui avons analysé comment nous nous sommes approprié puis désintéressé de cette lucarne pour jouer sur de nouveaux écrans. nos discours oscillent donc entre fascination et analyse critique référant au monde documentaire dont nous sommes issus.

J’ai parfois l’impression que le web, et particulièrement le 2.0, du
moins ses commentateurs avertis, est aujourd’hui la propriété d’une
classe intermédiaire qui vient du monde du livre et qui a la culture nécessaire pour pouvoir évoluer dans ce monde là.

Mais cette génération va être balayée par quelque chose qui arrive, ce que les contempteurs appelle la génération Y. Et personne ne peut prétendre savoir ce qui va se passer. Cela me fait penser aux textes de lovecraft comme la couleur tombée du ciel. Quelque chose arrive mais on n’a pas le langage pour le décrire, alors on utilise imparfaitement des images connues mais qui sont fausses.

Et maintenant une intuition : un besoin de culture

Il y a quelques temps j’ai commenté un billet de Jérôme Bondu intitulé Internet participatif : aussi intelligent que le cerveau d’une mouche commentant lui-même les arguments d’Andrew Keen sur le "mythe de l’amateur".

Il revient notamment sur l’absence de culture que démontre le web. C’est un argument que je trouve très juste. ma veille me conduit à suivre des fils rss de gens qui ont une culture. Et beaucoup de ces gens défendent parfois l’idée de l’inutilité de la culture (ce n’est absolument pas ce que dit Jérôme dans son billet). Mais pour pouvoir faire ce que ces gens font, il faut une culture importante.

Revenons sur la récente enquête belge : cette génération aurait 7,65/20 en recherche d’information. Et faire une recherche d’information requiert une culture nécessaire et pas seulement de savoir manipuler une interface technique ou sociale. On ne peut pas faire une recherche si on n’a pas identifié un besoin d’information et pour identifier un besoin d’information, il faut une matrice culturelle.

Pour moi cela revient à avoir un terreau de connaissances sur le sujet de recherche et une vision globale de ce qu’est l’information, une réflexion sur le monde qui conduisent cette recherche et qui permette notamment de faire le tri, un regard critique sur le monde qui nous entoure, une éthique et une vision politique de soi, des autres, de la Cité.

Alors que penser ? Est-ce que les critères proposés sont obsolètes et inapplicables à cette nouvelle génération ? Cette note de 7,65 ne représenterait alors que le mode de pensée du vieux monde ?

Et maintenant une intuition : un besoin de citoyenneté

Pour dépasser ce clivage entre usage réflexif vs fluidité d’usages je crois qu’il faut revenir à l’éducatif. Et qui dit éducation, dit vision politique de la société que nous voulons, nous parents (et non plus génération x) pour nos enfants. Arrêtons de segmenter et reprenons la main que nous avons laissé aux medias.

J’ai aussi l’impression que les enjeux qui priment aujourd’hui nous conduisent à privilégier l’efficacité au détriment de l’éthique. C’est un fait que l’école tend à devenir un lieu d’apprentissage centré sur le couple compétence/connaissance et contre celui du savoir/culture. Ces apprentissages-ci étant renvoyés dans la sphère familiale et donc renforçant l’héritage culturel.

Il ne peut y avoir d’éthique sans une solide culture personnelle, alors qu’on peut avoir des travailleurs efficaces sans culture.

Je ne sais que penser ! Réflexions en cours.

Webographie

http://www.vaninadelobelle.com/Analyse-sur-la-generation-X_a1067.html

http://philippemartin.soup.io/post/7177221/Les-digital-natives-la-g-n-ration

http://www.enseignons.be/actualites/2008/05/25/les-jeunes-incapables-de-sinformer-sur-le-net

http://www.jobetic.net/Sur-le-web-2-0,-les-de-30-ans-parlent,-les-de-30-ecoutent-_a1627.html

http://bibliothecaire.wordpress.com/2008/10/07/google-generation

http://www.newzy.fr/management/cadres-lemergence-de-la-generation-dolto.html

http://www.epn-ressources.be/dominique-pasquier-sociabilites-adolescentes-et-technologies-numeriques

http://urfistinfo.blogs.com/urfist_info/2008/05/digital-natives.html

http://www.lemondeinformatique.fr/dossiers/lire-digital-natives-ils-vont-bouleverser-l-entreprise-68-page-1.html

http://www.cluster21.com/blog/christophe_deschamps/les_digital_natives_inventent_le_web_qui_leur_ressemble

 http://www.inter-ligere.net/article-20815657.html

http://knowledgemouv.blogspot.com/2008/06/un-billet-de-jrme-bondu-intitul.html

http://culturedel.info/grcdi/wp-content/uploads/2008/10/seminairegrcdi_2008_aserres_stiegler-et-culture-info.doc

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Sur, BPM, l’auteur revient sur l’essence de sa veille en trois billets (1, 2, 3). Je retrouve dans ces textes beaucoup de points communs avec ma propre démarche. C’est donc avant tout une construction empirique avec comme fil directeur les nouveaux outils à notre disposition.

Classements et accès : rappel

J’ai expliqué, dernièrement, comme j’utilisais le classement thématique pour lire mes flux rss sur netvibes : préférence d’un macro-classement et distinction entre centres d’intérêts faibles et centres d’intérêts forts.

Egalement deux modes de lecture : une lecture chronologique stricte de plusieurs flux avec l’usage des planets ou des flux mixés (industrialisation de la lecture) et une lecture panoptique sur un centre d’intérêt qui me permet de voir qui écrits et quoi ? Et donc ce la me permet de voir un peu ce qui buzze.

Une plus grande transversalité

A côté de ça, j’ai mis en oeuvre des onglets plus transversaux.

J’ai ainsi mis en place une page de veille sur quelques mot clés liés à mes méthode de travail sur wikio, delicious, wasalive.

– des mots clés liés à la relation à l’autre : tutorat, accompagnement, mentorat, coaching ;

– des mots clés liés au mapping : heuristique, concept map etc ;

des mots clés liés au travail à plusieurs : collaboratif et participatif.

– je prévois dans un avenir proche de cibler également quelques méthodes et outils intéressants : brainstorming, storytelling, intelligence collective etc.

J’ai aussi mis en place une veille de veille. Quelques sites, institutions, planets (merci Olivier C. pour m’avoir fait découvrir cet outil) ou particuliers font des veilles qu’ils publient. Je consulte donc ces sites régulièrement.

Lecture quotidienne, communautés et nouveautés

Un blog est pour moi (et pour beaucoup de monde d’ailleurs) un outil d’apprentissage et un outil communautaire. Dans l’onglet lecture quotidienne se retrouve ceux dont la lecture m’apporte souvent des connaissances en phase avec mes besoins d’apprentissage. C’est une page évolutive. Evolutive parce que un apprentissage s’achève toujours. Ce qui reste alors est une familiarité et une appartenance une pensée. C’est ces traces là que l’on retrouve dans cet onglet.

Familiarité et appartenance se retrouve aussi dans l’onglet "mes réseaux". C’est là que je suis avec plaisir les "proches", c’est à dire ceux avec qui j’ai échangé un peu plus que des connaissances. Il y a là, les personnes que je connais via le tutorat et Limoges, via apprendre2.0 ou via twitter (principalement). C’est ici aussi une liste évolutive, sachant que la limite entre les deux est assez floue. Cela me permet d’avoir une vision rapide de ce qu’ils disent et de laisser un commentaire
rapide si cela me dit.

Enfin pour lutter contre l’inflation (lien sponsorisé par Bercy), j’ai mis en place un onglet test. Tous les nouveaux se retrouvent là. Cela me permet de voir si l’abonnement que je viens de prendre est sur le coup de la lecture d’un article enthousiasmant ou si, dans la durée le blog va m’apporter des connaissances.

 

Dernièrement, avec le réseau apprendre 2.0, nous avons eu une présentation, fait par Erwan de Moodle.

Et toujours persiste chez moi cette impression que je ressens sur la distance dans l’apprentissage : la distance rapproche.

En parlant de Moodle et de sa mise en place, Erwan nous a montré que son rôle d’enseignant changeait. Il n’est plus le dispensateur des savoirs, il est devenu un accompagnateur.

L’outil permet une plus grande souplesse et une plus grande individualisation dans la relation pédagogique avec les étudiants. D’autant plus que l’outil permet de faire une suivi statistique des activités des étudiants. Pour eux, il n’est plus question de se cacher derrière de faux arguments car l’outil statistique est là pour calculer leur fréquence d’usage. Bien entendu les étudiants sont au courant de ces statistiques, ce qui peut probablement occasionner quelques biais.

Un autre intérêt, c’est le gommage du phénomène « grosse gueule » dont parlait déjà Richard Collin lors des étés TIC de Rennes 2007. Erwan nous a rapporté le cas d’une étudiante qui ne s’exprime jamais dans la classe, qui n’est pas très bonne, mais qui utilise à très bon escient la plateforme pour comprendre et progresser et qui s’y exprime beaucoup plus facilement qu’en classe. Comme si il y avait deux étudiantes en elle, celle qui est réservé en classe et celle qui s’exprime sur la plateforme et qui a noué une relation autre avec le formateur.

Mon expérience de l’apprentissage à distance va dans ce sens. j’ai travaillé avec des gens avec qui je n’aurais probablement pas travaillé et surtout avec qui je n’aurai pas eu la même liberté. Le fait d’être en présence des gens créé des phénomènes de retenues. Et la distance change la relation, un peu à la manière des hérissons de Schopenhauer.

« Une légende sibérienne — reprise par Schopenhauer — met fort opportunément en scène des hérissons pour théâtraliser [l’]éthique de la distance idéale. Deux animaux se trouvent dans un endroit désert et gelé. La neige épaisse et la glace abondante les contraignent au grelottement, au péril et au risque de la mort par le froid. De sorte qu’ils se rapprochent, se côtoient physiquement, et finissent par se réchauffer — mais pour ce faire, ils se touchent, puis se piquent. Afin d’éviter la piqûre, ils s’éloignent, prennent de la distance, se séparent — mais se mettent à nouveau à éprouver la morsure du climat. Excessivement proche d’autrui, ou trop éloigné de lui, les risques négatifs paraissent semblables : un écoeurement de déconvenue et de solitude, une nausée de désappointement ou de réclusion, une lassitude, un désenchantement, un dégoût généralisé. » –
M Onfray sité via ce commentaire à ce billet http://emiliefolie.blogspot.com/2006/02/lanimalerie.html

La distance lève les appréhension et change le rôle de l’enseignant. Elle permet une autre liberté.

Pour finir, je vous renvoie à cette vidéo de l’université de Nantes sur le rôle d’un tuteur en université. Je la trouve vraiment intéressante car concrètement, elle dit que la distance rapproche. Je m’explique la distance géographique est abolie par les TICE mais il y a aussi la distance temporelle et surtout la distance inter-personnelle qui est abolit, « le décorum de l’université ».

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Je viens de terminer une formation à netvibes pour les élèves de terminales pendant laquelle j’ai abordé la question de l’usage du mail et des distinction privé/public et personnel/professionnel. Dans le même temps, on réfléchit, en ce moment, avec le groupe de profs de l’université de Limoges (Serge, Anne, Brigitte) sur le contenu de la première UE de DEUST et on a abordé ce sujet hier soir.

 

Aujourd’hui, le mail est la porte d’entrée, comme identifiant, de l’ensemble des webservices.

Le mail est aussi la porte d’entrée de notre identité sur le web. Quand j’aborde cette question, je dis toujours aux élèves qu’envoyer une offre d’emploi avec comme mail zézette@zzz.zz ne fais pas très sérieux. D’autre part, certains webmails sont connotés. Hotmail, c’est la boite à spam, Gmail, c’est les pro du secteur IT, laposte, c’est ceux qui croient encore à l’Etat…

Je conseil donc fortement aux élève de bien distinguer boite personnelle, celle qui sert aux échanges avec les copains et boite professionnelle, celle qui va servir pour toutes les demandes d’emploi, de réseau social etc.

A cette distinction professionnel/personnel, je rajoute le binôme public/privé. Le mail sert donc à avoir des relations d’ordre :

professionnel / public (mon blog pro)
professionnel / privé (ma page netvibes)
personnel / public (mes jeux en ligne)
personnel / privé (msn)…

Avec les webservices que je veux tester ou pour faire des transactions commerciales, je conseille même une troisième boite : une boite poubelle qui me sert à m’identifier et que je peux détruire dans la seconde si elle est trop spammée ou pour d’autres raisons.

Personnellement, je me connecte sur viadéo avec mon adresse professionnelle, sur mon netvibes avec mon adresse webservices, sur ebay avec une adresse transactionnelle etc.

Désormais, en tant qu’individu, nous sommes responsables de tout, y compris de notre identité numérique, c’est à dire la représentation de nous sur le web. Je crois qu’il nous faut lutter contre la tendance  mashuper cette représentation en un grand maelström unique.   Professionnel ou personnel, privé ou public sont encore des grilles de lecture que nous devons appliquer. Et que nous devons apprendre aux élèves !

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Cet été, j’ai lu un entretien de Sonia Rykiel dans Gala, 785 (et oui, je lis Gala chez le docteur, le garagiste, le kiné). Voici ce qu’elle répond à la question du journaliste sur comment durer ?

Il tient en un mot : "creuser". Il faut une énorme culture pour être en phase avec le monde qui nous entoure. La mode n’est pas futile, c’est un travail artistique qui nous oblige à être attentif à tout. Le vêtement que je crée est inspiré de tout ce que j’absorbe. En ce sens le créateur est un voleur, il s’approprie tout. C’est un capteur d’informations et de sensations.

Tout est dit sur le processus de création : une solide culture pour comprendre le monde qui nous permet de filtrer le monde, d’infuser l’information du monde pour ensuite s’en resservir pour faire quelque chose de neuf. Ce n’est pas très loin de la manière dont on enlève les pare-brises !

Et puis j’ai lu l’entretien que donne Eric Cantona dans l’Equipe Magazine, 1358 (oui, je lis l’Equipe aussi) à propos du beach soccer. il parle notamment de ce sport comme une terra incognita où tout a du être créé. Il parle notamment du rapport entre la copie et la création chez l’artiste peintre :

Certes, c’est important d’avoir des bases mais il faut savoir s’en affranchir pour s’exprimer soi-même… Un grand artiste peintre… s’il se contente de répéter ce qu’on lui a appris, il sera l’un des 10 000 mecs doués qui copient la Joconde.

 

J’ai racconté comment j’ai cru voir dans un accident que j’ai vécu un peu de sérendipité. Ce même accident m’a aussi interrogé sur une autre fonction importante, celle de prescripteur.

Je viens d’enlever le pare-brise. la camionnette est sur le côté droit. Quand j’ouvre, le conducteur est au dessus d’une pile  de deux autres jeunes gars. Il essaie de s’extirper vers le haut (la fenêtre conducteur) sans succès. Une fois la stupeur de mon apparition passée, il détale comme un lapin. Il a juste une profonde entaille sur l’avant-bras.

En dessous, un deuxième gars gémit, sonné. On va l’extirper de là avec le conducteur et d’autres personnes arrivées sur les lieux de l’accident. Le troisième est conscient, n’a aucune lésions, mais il est coincé. Impossible de le sortir par l’avant.

Il me dit alors qu’il y a suffisamment d’espace entre la fenêtre passager et le sol pour qu’il puisse sortir seul. il me demande alors l’autorisation de sortir par là.

Stupeur ! Quel est donc ce grand pouvoir qui m’habite pour décider cela ? Après tout il est majeur, il peut prendre ses décisions tout seul ! Mais c’est à moi qu’il demande car je suis celui qui à enlevé le pare-brise et est venu les sauver !

Me voici investit d’une immense expertise ! Me voilà ainsi devenu l’alpha et l’omega du traitement de l’information ! Je sais, lui non ! Ou du moins ce qu’il sait (je n’ai pas vu qu’il pouvait sortir par là) a besoin d’être validé par celui à qui on prête une connaissance supérieure. Immense pouvoir !

Sur cet accident je suis devenu le prescripteur, celui qui dit et qui valide.

Cette fonction, on la retrouve dans le prof de discipline dans la légitimité qu’il a acquis comme détenteur du savoir. Il est celui qui prescrit le savoir, considéré comme une alchimie obscure et initiatique. Et sa légitimité sera d’autant plus grande que sa discipline est prestigieuse (histoire, philo) et que sa réputation est fameuse.

C’est aussi ce qui explique à mon avis que des professeurs ne puissent pas se reconnaître dans le terme de formateur (cf. une application professionnelle que je suis en ce moment pour l’université de Limoges). Un professeur est celui qui détient le savoir, un formateur est celui qui transmet des compétences. Il n’y a pas de magie dans le second.

Cette fonction, on la retrouve aussi quand il s’agit de monter une communauté virtuelle avec la figure du parrain (cf CEFRIO). il est celui qui donne les grandes lignes de la communauté et qui veille de loin à sa mise en oeuvre. Son charisme est suffisant pour que chacun accepte la ligne tracée, ce qui va faciliter grandement le travail des coaches et animateurs de la communauté, ainsi adoubée. C’est cette main posée associée aux talents particuliers des animateurs qui les rends prescripteurs dans leur domaine.

On pourrait aussi parler du pharmacien ou du médécin ou du prêtre à qui on remet si facilement nos vies et nos âmes.

Pour qu’il y ait prescription, il faut qu’il y ait un contrat, une relation établie dans laquelle les deux parties reconnaissent "naturellement" et souvent de manière implicite la prépondérance, par la connaissance, de l’une sur l’autre. L’un sait, l’autre ne sait pas.

Mais il faut aussi qu’il y ait une part mystique chez le prescripteur qui lui est conféré par le temps ou par l’âge (la sagesse des anciens), ou délégué par un parrain charismatique ou par la nature alchimique des connaissances à transmettre.

Dans le cadre de mon accident, le changement dans la routine (la longue file de voiture qui vrille quand une dérape et part dans le talus) a conféré au premier arrivé une légitimité circonstancielle que l’acte magique d’enlever le pare-brise a renforcé.

Et nous, pauvres documentalistes de quoi sommes-nous prescripteurs, confondu avec un lieu, sans légitimité de connaissance, sans soutien institutionnel …?

Cela fait quelques temps déjà que j’y travaille. Difficile exercice que de faire correspondre ce que l’on est dans une page de papier A4, même virtuelle.

C’est fait désormais et c’est ici.

J’ai essayé de lui donner un style 2.0 et comme c’est la deuxième version depuis que j’ai eu le DESS, on va dire que je fais un peu de marketting. En même temps, 2.0 c’est d’un commun désormais.

La logique, une première partie identité / adresse très succinte qui prouve que j’existe quelque part sur cette planète. Comme tout le monde le sait, seul Dieu n’a pas d’adresse !

Ensuite la classique définition de soi-même par le prisme des diplômes et des expériences. J’ai beaucoup épuré ces deux parties pour ne retenir que l’essentiel. Pourtant, je suis persuadé que cette partie devrait refléter la dimension sociale d’un individu et pas seulement son identité professionnelle. C’est comme ça !

Ensuite les 4 compétences qui me caractérisent professionnellement et qui me permettent de dire "je suis…" Lors de l’ue 174, le prof, Jean-Pierre Noubel, nous avait fait prendre conscience de l’abération de dire "je suis…" pour se qualifier professionnellement. Les italiens, eux préfère dire "fai" / "je fais".

Enfin, le mindmap, représente mes compétences de travailleur du savoir. Beaucoup peuvent se reconnaître dans ces quatre branches principales : Personnel Knowledge management, travail à distance, collaboration, communication.

A vos commentaires, s’il vous plaît !

Je rebondis sur un article déjà ancien (un mois, une éternité) de Christine Paillard (je crois mais il y a une ambiguïté dans le titre qui m’échappe car il finis "par Gérard Jean-Montclerc) sur apprentissage intitulé "comprendre l’intérêt du copier/coller…

Elle revient sur la bibliographie qui doit être la marque du travail effectué. Elle cite 7 points importants à indiquer aux élèves pour indiquer clairement ses sources :

  • Pour donner de la crédibilité à ses propos.
  • Pour illustrer qu’un travail de recherche a été fait.

  • Pour permettre au lecteur de vérifier les références utilisées.

  • Pour accorder à l’auteur le crédit qui lui revient.

  • Pour offrir au lecteur des références sur le thème abordé, au cas où il voudrait en savoir davantage.

  • Pour se protéger soi-même du plagiat.

  • Pour respecter le travail des autres:<http://www.bibliotheques.uqam.ca/recherche/plagiat/eviter.html>

Le document est traditionnellement la preuve de ce que l’on avance et donc la bibliographie marque ces raisons "juridiques".

Je pense que la bibliographie est aussi la marque de la construction identitaire de celui qui a produit un document.

– Lors d’un travail de recherche, type TPE, lire permet aux élèves d’entrer en relation avec des interlocuteurs de tous niveaux, scientifiques ou journalistes, vulgarisateurs ou enseignants, farfelus et vrais experts, simples particuliers ou véritables pro-am… Ces relations sont souvent d’ordre lecture/écriture mais parfois, il y a rencontre réelle, physique ou virtuelle. Une année, des élèves ont travaillé avec un astrophysicien hollandais, par téléphone et en anglais s’il vous plait !

– Indiquer sa bibliographie c’est dire son appartenance à un réseau de chercheurs. Les élèves sont des chercheurs, à leur niveau, mais des chercheurs biens réels. Qu’est-ce que la bibliographie sinon ce qui nous relie à la recherche fondamentale par tous les passeurs dont j’ai parlé plus haut.

– Troisième point, en lien avec les précédent, dire sa bibliographie, c’est dire ce que l’on a appris. Et dire ce que l’on a appris c’est dire son identité. "Apprendre, c’est construire son identité" dit Serge Ravet, président d’Eiffel, relayé par thot-Cursus (vu ici).

– Enfin, dernier point, les experts, journalistes, scientifiques… que l’on convoque dans sa bibliographie disent, par effet de miroir notre propre expertise. L’enfer c’est les autres dit Sartre. Le regard des autres participe de la construction de notre identité. Dire une bibliographie c’est exposer le regard des experts sur soi.

Quand le met dans ma bibliothèque, visible de tous, les livres que j’aime, je dis l’importance de ces livres pour moi. Quand quelqu’un met toute la collection du livre de poche (cf. un vieux Bertrand Blier), ou tous les Zola, visiblement dans sa bibliothèque, il dit sa culture, ou ce qu’il voudrait qu’elle soit. Je pense que la bibliographie dit la même chose : elle dit ce que je suis et elle dit ce que je voudrais être quand j’ai fini un travail de recherche !

Et je crois que ça il faut le dire aux élèves !

Sur les anciens du DESSCVIR, un billet à propos du partage du savoir en entreprise revient sur une interview très intéressante de Martine Le Boulaire qui me permet de dessiner en creux le profil d’un pilote de flux : veilleur, knowledge manager, pédagogue, innovateur…

 

Sur Knowledgemouv, des billets de Philippe Martin sur Twitter à essayer quand j’en aurai le temps.

Retour sur une marotte la différence entre connaissance et savoir à propos d’un article de Jean-Michel Salâun. Connaissances sur Internet et savoir dans le codex ? Voire… 

Un environnement personnel d’apprentissage sous forme de mindmap issu de Mindomo. La version embarquée ne passe pas sur blogger, je sais pas pourquoi ?

Pour mémoire, trois formes de tutorat auprès des jeunes librement inspiré d’un billet de savoirspoureussir.fr

 

Sur le Jardinderiri, je me reprends un peu à blogger par là-bas. Un billet sur les clématites en fleur et un autre sur une recette à base de jambon coupé très fin, d’huile d’olive et de parmesan en copeau.

Les élections municipales sont finis. La liste conduite par Laurence a perdu. Je ne serais donc pas conseiller municipale pour les six années à venir.

J’en retiens une incroyable aventure humaine et des rencontres étonnantes. Je pense à ce vieux monsieur que nous avons rencontré quand nous battions le pavé électoral et qui était simplement content que quelqu’un vienne le voir.

Je retiens aussi d’avoir participer, pendant un peu plus de six mois, à la création, ex nihilo, à partir d’une communauté d’intérêt diffuse, d’une communauté de projet qui a réussi à présenter une liste crédible, cohérente avec un programme fidèle aux valeurs que nous souhaitions promouvoir.

A cette occasion, j’ai expérimenté l’importance de l’implicite et de la distribution des rôles dans la création d’une communauté. J’ai pu aussi constater l’importance des trois fonctions principales, tel que définit par le CEFRIO du parrainage, de l’animation et du coaching.

J’en retiens également d’avoir participé à une expérience collective transversale et non manager par le haut. Ce qui ’empêche pas le leadership et la prise de décision, bien au contraire. Simplement, la prise de décision résulte d’un contrat passé librement et non de manoeuvres top down.

J’en retiens d’avoir énormément appris auprès des personnes que j’ai cotoyées : mener une campagne, mettre en place une stratégie de communication, tenir un territoire… Même nos adversaires m’ont beaucoup appris et je les en remercie Smiley!

Mon implication personnelle : travail sur le programme avec les copains, notamment sur le participatif (veille informationnelle sur le sujet, recueil et analyses des besoins, propositions, rédaction) ; un peu de pavé à la rencontre des personnes ; intervention dans les débats de la campagne, présentation lors de la réunion collective…

Une expérience enrichissante !




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