Archive for the ‘info-documentation’ Category

Je viens de terminer une formation à netvibes pour les élèves de terminales pendant laquelle j’ai abordé la question de l’usage du mail et des distinction privé/public et personnel/professionnel. Dans le même temps, on réfléchit, en ce moment, avec le groupe de profs de l’université de Limoges (Serge, Anne, Brigitte) sur le contenu de la première UE de DEUST et on a abordé ce sujet hier soir.

 

Aujourd’hui, le mail est la porte d’entrée, comme identifiant, de l’ensemble des webservices.

Le mail est aussi la porte d’entrée de notre identité sur le web. Quand j’aborde cette question, je dis toujours aux élèves qu’envoyer une offre d’emploi avec comme mail zézette@zzz.zz ne fais pas très sérieux. D’autre part, certains webmails sont connotés. Hotmail, c’est la boite à spam, Gmail, c’est les pro du secteur IT, laposte, c’est ceux qui croient encore à l’Etat…

Je conseil donc fortement aux élève de bien distinguer boite personnelle, celle qui sert aux échanges avec les copains et boite professionnelle, celle qui va servir pour toutes les demandes d’emploi, de réseau social etc.

A cette distinction professionnel/personnel, je rajoute le binôme public/privé. Le mail sert donc à avoir des relations d’ordre :

professionnel / public (mon blog pro)
professionnel / privé (ma page netvibes)
personnel / public (mes jeux en ligne)
personnel / privé (msn)…

Avec les webservices que je veux tester ou pour faire des transactions commerciales, je conseille même une troisième boite : une boite poubelle qui me sert à m’identifier et que je peux détruire dans la seconde si elle est trop spammée ou pour d’autres raisons.

Personnellement, je me connecte sur viadéo avec mon adresse professionnelle, sur mon netvibes avec mon adresse webservices, sur ebay avec une adresse transactionnelle etc.

Désormais, en tant qu’individu, nous sommes responsables de tout, y compris de notre identité numérique, c’est à dire la représentation de nous sur le web. Je crois qu’il nous faut lutter contre la tendance  mashuper cette représentation en un grand maelström unique.   Professionnel ou personnel, privé ou public sont encore des grilles de lecture que nous devons appliquer. Et que nous devons apprendre aux élèves !

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Cette activité s’appuie sur les thèmes au choix en SVT seconde. Elle se fait au CDI depuis 7 ou 8 ans, en fin d’année scolaire. Les premières années, nous travaillions sur l’affiche sciientifique.

Elle est née d’une formation en commun que nous (les documentalistes de l’enseignement privé + structure DDEC) avions monté en Mayenne. Il s’agissait de faire une formation en binome, un documentaliste et un prof de sciences (tous les établissements mayennais) sur la notion de document. A l’issue de la formation nous devions monter une activité pédagogique en commun.

Cette activité est conçue comme l’application finale des enseignement info-documentaires de seconde. Elle dure entre 3 et 5 séances pour un total d’une dizaine d’heures sur deux à trois semaines.

Les premières années, nous avions demandés au musée des sciences de nous prêter une vingtaine d’affiches d’expositions diverses. Quelques affiches  pouvant appartenir à la même exposition.

Nous avions ensuite demandé aux élèves d’observer chaque affiche, de nous la décrire et de nous dire ce qu’était une bonne affiche. J’avais ensuite commenté chaque affiche avec les élèves et nous avions construit ensemble un document récapitulant ces échanges.

Les élèves ont ensuite commencé une recherche documentaire classique et devait réaliser une affiche selon les modalités définies ensemble. Un oral de présentation clôturait ce travail sur lequel nous avions demandé qu’il y ait interaction avec l’affiche réalisée.

En faisant le ménage dans mes fichiers, je viens de retrouver des séquences pédagogiques que j’ai fait il y a quelques années. Beaucoup tournent autour de la lecture documentaire.

Cette séquence a été faite en 2003 avec des filles (ultra-majoritaires dans cette section) de bep habillement. Elle s’inscrivait dans un projet de la section sur la découverte de l’artisanat (pour faire rapide) et de construction de son projet d’orientation. A cette période, une grosse campagne publicitaire était menée par ce secteur, autour notamment de ce site internet.

Nous avions monté cette séquence avec une prof d’enseignement général autour de deux actvités : la visite de la chambre des métiers (nous avions rencontré un responsable peu avant) et une activité lecture/accès à l’information d’une page web : celle du site lartisanat.info.

 

(copie d’écran dela page d’accueil du site en 2003)

J’avais préparé un questionnaire que nous avons réalisé en deux heures. La première partie concernait la page d’accueil proprement dite. Les autres questions ayant trait au contenu du site. Chaque batterie de questions faisant l’objet d’un accompagnement individualisé.

De mémoire, c’est une séquence qui avait été difficile mais qui avait pu être réalisée en entier par un bon tiers des élèves, à une époque où la navigation web n’était pas aussi aisée qu’aujourd’hui. J’ai le souvenir de quelque chose qui avait bien fonctionné. Je n’ai jamais renouvelé l’expérience et c’est probablement bien dommage.

J’ai indiqué la formation que j’ai faite avec les profs de mon établissement scolaire sur Google. Il y avait un objectif caché : inciter les enseignants à travailler sur ces questions avec les élèves.

Bon, ça a été plus vite que prévu puisqu’une prof de français est venue quelques jours plus tard pour une formation sur google avec les secondes.

Dans le même temps, Frédéric Rabat à publié la deuxième partie de son billet sur Google qui est une séance pédagogique. Autant dire que je me suis resservi du travail effectué (le mien et le sien) sans trop l’adapter aux élèves.

Ces élèves ont déjà suivi des formations toute l’année. Ils ont vu les opérateurs booléens, ils ont vu les mots clés, ils ont travaillé sur la démarche de recherche d’information, ils ont vu d’autres moteurs : le logiciel documentaire, exalead, yahoo search, quintura, ils ont travaillé sur la référence, etc.

Mais ils n’ont pas vu google ! A chaque fois nous leur disons : "il n’y a pas que Google dans la vie". Mouais ! Discours !

Bien plus que sur le contenu de la formation, c’est la démarche qui a été intéressante et que je retiens pour l’année prochaine.

Le dispositif

Ces élèves de seconde ont été regroupés, la dernière semaine selon leur orientation prochaine. Il s’agit donc de futurs élèves de première. Donc, nous avons proposé une séance avec une thématique de première en français.

Les élèves doivent, dans le cadre de cette année, acquérir une culture littéraire de base. Pour chaque auteur qui fera l’objet d’une étude, ils doivent faire des recherches sur son contexte. Cela doit aller un peu plus loin que la simple bibliographie. Nous leur avons donc demandé de faire une recherche sur Voltaire comme possible objet d’étude.

Introduction : le cadre de la formation

La prof présente donc le cadre puis, on demande aux élèves d’indiquer par oral ce qu’ils savent de voltaire. La prof note au tableau ce que les élèves disent sans commentaires. Il y a des choses justes, des approximations, des erreurs.

En même temps, au vidéo projecteur, sur le tableau blanc, une diapo "titre de la séance" s’affiche. La présentation faite, nous demandons aux élèves de faire une recherche sans autres consignes. Une demi heure de recherche. Nous observons !

Partir des méthodes de recherche des élèves, ici et maintenant

Au tableau, une seconde diapo avec 6 questions :

– Quels outils avez-vous utilisé ?

– Quels mots clés avez-vous utilisé ?

– En utilisant l’historique, quel a été votre chemin de recherche ?

– Comment prenez-vous des notes ?

– Avez-vous noté vos références ?

– Qu’avez-vous appris ?

Il y a suffisamment d’espace entre les questions pour que je puisse écrire au marqueur les réponses.

Réponse à la question 1. Quels outils de recherche ?

Trois chemins apparaissent :

– recherche directement sur google : la majorité

– Recherche directement sur wikipedia : le reste

– Entre les deux, il y a ceux qui sont passés par google pour accéder sur l’article de wikipedia sur Voltaire.

Je leur indique qu’ils ont un comportement de chercheur conforme à 90 % des utilisateurs en France… et ce malgré avoir travaillé dans l’année sur d’autres moteurs de recherche.

Je leur demande aussi pourquoi wikipedia arrive en premier dans les résultats. C’est l’occasion de revenir sur le pagerank avec cette animation d’Hubert Wassner que je trouve très bien faite.

Réponse à la question 2. Quels mots clés ?

3 séries de mots clés reviennent : "voltaire", "biographie de voltaire", "vie voltaire" (je mets entre guillemet pour la commodité de lecture mais les élèves ne les ont pas utilisés pour leur recherche).

Je présente alors mes quatre diapos sur les mots clés (nintelligent petit nélève à nous, Polnareff, expressions, attention) et je leur demande de comparer le nombre de références trouvées avec et sans guillemets ; en utilisant le "-" pour enlever des références non pertinentes, en utilisant le "OR" pour chercher voltaire OR diderot ; en forçant la présence du mot avec +déiste +voltaire…

Réponse à la question 3. Cheminement de la recherche via l’historique

Chacun, comme pour les questions précédentes, va indiquer ce qu’il a fait pour arriver sur le site qu’il est en train de lire. C’est plus l’occasion d’introduire la recherche comme un chemin dont la trace est l’historique.

Réponse à la question 4. Prise de notes

Pour cette question, il va y avoir 3 types de réponse plus une

– je prends des notes et je reformule sur une feuille de papier

– je prends des notes et je reformule sur un billet numérique

– je fais des copier-coller

– Je prends des notes en fonction de la question posée. cette réponse est celle d’un seul élève que j’exploite à cette occasion.

J’indique aux élèves que je n’apporte aucun jugement sur leurs pratiques. Je veux juste pouvoir comparer ce qu’ils font.

J’en reste là sur cette question. Vu les réponses apportées, ils savent, parce que l’institution le répète depuis la sixième, qu’il ne faut pas faire de copier coller. Alors quand la question est posée par un adulte, il donne la réponse que l’adulte attend (pas tous heureusement).

Ceci étant, vu les débats de ce printemps sur e-doc sur la prise de notes, je suis beaucoup plus circonspect sur le copier-coller.

Réponse à la question 5. Prise de références

Et là, je pleurs. Personne. Quand les profs mettront autant de hargne à travailler ce point qu’ils le font avec le copier coller ou wikipedia, on aura bien avancé ! Ceci étant, je ne suis pas persuadé que le bourrage de crâne soit la bonne méthode !

Il faudra retravailler cette question de la référence (bibliographique, référencement des notes, des sources etc.) Je pense qu’il faudrait argumenter plus sur le versant social et identitaire. Et comme le dit Bruno Devauchelle, si c’est pour faire du formalisme au détriment de l’apprentissage, cela ne vaut pas le coup. Car là aussi et la dernière question est là pour le rappeler, l’objectif est d’apprendre !

Réponse à la question 6. Qu’avez-vous appris ?

C’est vraiment la question centrale. celle qui nous permet de dire cette chose simple : "si vous venez faire une recherche d’information, c’est pour apprendre quelque chose et non pour faire une recherche pour la recherche". C’est quelque chose dont les élèves n’ont pas conscience et je pense aussi quelques docs (je ne parlerais même pas des profs – LoL !!!)

On reprend alors notre brainstorming et les élèves précisent, corrigent ou enrichissent leur travail initial !

Et là, je crois qu’on est loin de google !

Je viens de lire mes statistiques sur IceRocket. les mots clés utilisés pour arriver sur une des pages de ce portfolio sont parfois étonnantes.

A conserver dans une optique de formation

Après avoir indiqué la bibliographie que j’ai utilisé pour mettre en oeuvre cette formation et comment j’ai procédé, j’en viens à la première formation, scénario et animation.

Les besoins exprimés par les enseignants, à mettre en lien avec la commande institutionnelle, tourne autour du besoin de maitriser la recherche avancée d’un moteur de recherche.

Comme objet d’étude, j’ai hésité entre le logiciel documentaire et plusieurs moteurs web, voire en faisant une étude comparative sur plusieurs moteurs. Et puis finalement j’ai opté, sur les conseils de Frédéric rabat pour une formation centrée sur Google. C’est à dire, partir de l’existant exclusif de 90% des re-chercheurs français, et élargir vers des problématiques sociétales liées à ce moteur.

Les outils choisis

J’ai déjà indiqué comment j’ai procédé. J’ai une page web qui me sert de page d’entrée dans la formation pour les enseignants, un mindmap qui m’a servi à la charpenter.

Le diaporama est le fil conducteur alors que le bureau symbaloo est l’outil de travail des enseignants.

 


Introduction à la formation

Je reviens d’abord sur la commande, le B2I à mettre en place l’année prochaine et le domaine 4, savoir rechercher. J’en profite également pour rappeler les pratiques liées à Internet. la recherche d’information n’est qu’un des possibles et représente autant de requêtes sur les moteurs de recherche que les pratiques sociales (Je n’ai jamais trouvé le chiffre des pratiques sur le web. Si quelqu’un l’a, me le dire en commentaire svp). Je présente enfin la manière de procéder et les outils.

Pourquoi Google ?

Je reviens en premier lieu sur l’enquête belge de la maîtrise de la recherche d’information des étudiants : 7,65/20. Donc rechercher sur internet ne va pas de soi. Cela nécessite un apprentissage. une enquête britanique précise les choses "leur rapidité et leur dextérité n’est pas pour autant synonyme d’une plus grande efficacité."

Ensuite, je présente la situation hégémonique de Google via le panel secret2moteurs

Je présente enfin, à partir d’une diapo d’Alexandre Serres pourquoi sortir de Google :

– Briser le monopole de Google. une situation de monopole absolu, surtout dans un domaine touchant à la connaissance est dangereuse d’autant plus que Google est avant tout une régie publicitaire

– Résister à la googlisation des usages. C’est à mon avis l’argument le plus important, car c’est une vision du monde qu’impose Google comme en son temps microsoft. Pour les élèves Google est le web !

– Adapter les outils aux besoins. pourquoi utiliser une dégrossisseuse quand on a besoin d’une perceuse de précision ?

– Suivre l’innovation techniques des moteurs. Et Dieu sait si ça innove. Le fait que Google soit en position hégémonique en est peut être la cause aussi !

Des bons usages de Google en particulier et de la recherche en général

Je demande ensuite aux participants de faire une recherche sur google en lien avec leurs besoins. Je leur demande alors combien ils ont employé de mots clés pour préciser que trois mots clés sont souvent nécessaires pour arriver à un résultat intéressant.

je leur présence ensuite la notice d’un résultat de Google en comparaison d’une notice BCDI. J’attire particulièrement leur attention sur la notion de mot en contexte (KWIC). A partir de là, je leur indique les différences entre indexation automatique et indexation manuelles. J’aborde juste la notion de metadonnées comme l’avenir où la notice documentaire est embarqué avec le document.

On passe ensuite à la recherche avancée de Google. Je parle principalement des opérateurs boobléens (à ce propos, j’ai été étonné d’apprendre là quelque chose d’inconnu aux personnes présentes). On travaille aussi un peu sur la commande "site:", sur la date, sur les formats que l’on peut retrouver via un moteur web…

A partir des requêtes des enseignants, j’attire leur attention sur l’écriture d’une équation de recherche dans le mode de recherche simplifié. S’il faut retenir quelque chose :

– utiliser les guillemets pour une expression,

– utiliser avec parcimonie le OR qui ne peut s’employer qu’avec des mots clés du même registre sémantique,

– le "-" qui permet utililement dans un deuxième temps d’éliminer les références hors propos par exclusion du contexte (l’exemple d’une recherche sur Laval avec, en ce qui nous concerne l’utilisation du "-québec").

Effectivement, on arrive ainsi à bien circonscrire une demande. Mais, et j’insiste là dessus, les résultats obtenus sont probablement intéressant. Il y a surement mieux mais, en regard de sa demande, ce qu’on obtient est suffisant. Ce n’est certainement pas le plus pertinent !

Ensuite, on travaille un peu sur la notion de mots clés avec quatre schémas maison que je trouve rigolo (mais je crois que je suis le seul – je suis bon public avec moi-même) : la distinction sens / forme, les mots inutiles dans une recherche, l’emploi des guillemets pour rechercher une expression, et les différentes raisons pour lesquels les mots clés posent problème dans une recherche.

J’ai été étonné de la difficulté pour certain de s’abstraire du sens dans l’utilisation des mots clés. Travailler sur une pure forme est pour certain un obstacle conceptuel.

Qu’y a-t-il derrière la lucarne ?

Je passe ensuite à l’explication du fonctionnement d’un moteur de recherche. j’utilise alors les diapos d’Alexandre Serres, bien que certaines ne me conviennent qu’à moitié (je ne vais pas faire la fine bouche en plus 8-). Comment un moteur constitue sa base de données ?

Ce qui permet de travailler sur le gigantisme de ce qu’est une base de données d’un moteur comme google. Je parle alors des data centers et du googleplex dont le coùt de construction est de 2,5 milliards de dollars, ainsi que les besoins énergétiques des data centers (2% de la consommation électrique des Etats Unis) pour bien faire prendre en compte que le web et google sont des entités physiques matérialisables.

On parle également des modes d’affichage avec le fameux pagerank. Après une explication sommaire, c’est l’occasion d’aborder l’opacité qui entoure cet algorithme comme par exemple pourquoi il n’est pas le même en Chine par exemple. La technique n’est pas neutre !

Une réflexion sur la recherche d’information

J’aurais aimé ensuite travailler sur qu’est-ce qu’une recherche d’information, mais comme j’avais déjà bien chargé la mule, je n’ai pas beaucoup travaillé sur cette partie.

j’aurais aimé montré que la recherche d’information est confondue avec la recherche plein texte. Hors, ce n’est pas la seule, et encore moins la meilleure manière de chercher. A voir comment procéder à l’avenir sur cette question qui est en elle-même un objet de formation à part entière.

Dans la même idée, j’aurais bien aimé aussi aborder les notions de classement et d’indexation qui sont aussi au coeur du web. Histoire d’aborder également des notions de folksonomie, d’ontologie etc. Là aussi, probablement trop ambitieux.

Je pense de toute manière que ces parties n’étaient pas suffisamment travaillées.

Il n’y a pas que Google dans la vie

J’ai ensuite rapidement indiqué qu’il n’y avait pas qu’un moteur de recherche mais des centaines et que beaucoup se créaient chaque jours.

J’ai abordé rapidement les différents moteurs en fonction des questions que l’on se pose. Sur le bureau symbaloo, j’en avais mis quelques uns et j’ai laissé les enseignants jouer avec un peu avec ce que j’avais sélectionnés.

Il m’a manqué une diapo que je n’ai finalement trouvé que le lendemain et que j’aurais probablement mise à cet endroit de la formation, c’est le taux de recoupement entre les principaux moteurs de recherche, moins de 12%.

http://graph.benchmark.fr/journaldunet/solutions/0/4/9/0/0/0/940_369677.png

J’ai terminé rapidement cette partie en abordant le web invisible avec la traditionnelle représentation de l’iceberg.

Google est le web

Je conclue cette formation sur ce qu’est google, à savoir plus de 150 services dont l’objectif est de garder captif les internautes avec un seul objectif vendre de la pub. Car Google est avant tout une régie publicitaire.

Je termine par la vidéo de Googleinside et par l’aspect totalitaire de google, en précisant bien que le problème est avant tout la position dominante du moteur. Car tous les petits copains de Google aimeraient bien être à sa place, et tous ont le même objectif.

En ce qui concerne la pertinence, Google est un bon moteur.

http://graph.benchmark.fr/journaldunet/solutions/1/9/4/3/0/0/3491_186365.png

Et en clap de fin, je dis aux enseignants : "vous êtes des prescripteurs, quand vous donnez une recherche à faire à vos élèves, par pitié, ne leur dites pas d’allez chercher sur google mais d’aller chercher sur le web avec plusieurs moteurs de recherche".

Je rebondis sur un article déjà ancien (un mois, une éternité) de Christine Paillard (je crois mais il y a une ambiguïté dans le titre qui m’échappe car il finis "par Gérard Jean-Montclerc) sur apprentissage intitulé "comprendre l’intérêt du copier/coller…

Elle revient sur la bibliographie qui doit être la marque du travail effectué. Elle cite 7 points importants à indiquer aux élèves pour indiquer clairement ses sources :

  • Pour donner de la crédibilité à ses propos.
  • Pour illustrer qu’un travail de recherche a été fait.

  • Pour permettre au lecteur de vérifier les références utilisées.

  • Pour accorder à l’auteur le crédit qui lui revient.

  • Pour offrir au lecteur des références sur le thème abordé, au cas où il voudrait en savoir davantage.

  • Pour se protéger soi-même du plagiat.

  • Pour respecter le travail des autres:<http://www.bibliotheques.uqam.ca/recherche/plagiat/eviter.html>

Le document est traditionnellement la preuve de ce que l’on avance et donc la bibliographie marque ces raisons "juridiques".

Je pense que la bibliographie est aussi la marque de la construction identitaire de celui qui a produit un document.

– Lors d’un travail de recherche, type TPE, lire permet aux élèves d’entrer en relation avec des interlocuteurs de tous niveaux, scientifiques ou journalistes, vulgarisateurs ou enseignants, farfelus et vrais experts, simples particuliers ou véritables pro-am… Ces relations sont souvent d’ordre lecture/écriture mais parfois, il y a rencontre réelle, physique ou virtuelle. Une année, des élèves ont travaillé avec un astrophysicien hollandais, par téléphone et en anglais s’il vous plait !

– Indiquer sa bibliographie c’est dire son appartenance à un réseau de chercheurs. Les élèves sont des chercheurs, à leur niveau, mais des chercheurs biens réels. Qu’est-ce que la bibliographie sinon ce qui nous relie à la recherche fondamentale par tous les passeurs dont j’ai parlé plus haut.

– Troisième point, en lien avec les précédent, dire sa bibliographie, c’est dire ce que l’on a appris. Et dire ce que l’on a appris c’est dire son identité. "Apprendre, c’est construire son identité" dit Serge Ravet, président d’Eiffel, relayé par thot-Cursus (vu ici).

– Enfin, dernier point, les experts, journalistes, scientifiques… que l’on convoque dans sa bibliographie disent, par effet de miroir notre propre expertise. L’enfer c’est les autres dit Sartre. Le regard des autres participe de la construction de notre identité. Dire une bibliographie c’est exposer le regard des experts sur soi.

Quand le met dans ma bibliothèque, visible de tous, les livres que j’aime, je dis l’importance de ces livres pour moi. Quand quelqu’un met toute la collection du livre de poche (cf. un vieux Bertrand Blier), ou tous les Zola, visiblement dans sa bibliothèque, il dit sa culture, ou ce qu’il voudrait qu’elle soit. Je pense que la bibliographie dit la même chose : elle dit ce que je suis et elle dit ce que je voudrais être quand j’ai fini un travail de recherche !

Et je crois que ça il faut le dire aux élèves !

281 milliards de gigabits ont été créés en 2007 dans le monde, soit 451 GB par personnes, plus que l’ensemble des étoiles de l’univers (à voir ici aussi).

"Internet n’est pas encore prêt à absorber le tsunami de données qui s’apprète à déferler" nous dit adscriptor ! et à l’appui de ses dires, les schéma issu de l’étude Cisco sur laquelle il s’appuie.

"Le premier histogramme représente le trafic américain sur la décennie 1996-2006, le deuxième les prévisions de Cisco jusqu’en 2011, et le troisième la cassure entre 2011 – 2015, avec une démultiplication du trafic, qui devrait passer d’environ 100 exaoctets par an (toujours aux US…) en 2009, à 1 ou 2 zettaoctets vers 2015, selon l’évolution de la vidéo HD sur Internet !"

Je rappelle, pour ceux qui aurait oublié les échelles de mesures sur Internet cet article du journal du net qui rappelle qu’en 1999, nous consommions/produisions 250 Mo de données par an, par habitants.

Où est stocké cette information ? Dans nos disques durs, mémoire d’appel… Et surtout sur le web, dans d’immenses data-centers comme le rappelle Louis Naugès ici (à lire pour les commentaires également !).

"En 2007, Google a investi 2,4 milliards de dollars pour construire quatre nouveaux méga-centers. L’unité d’œuvre d’un centre de calcul est aujourd’hui de 600 $M. Sachant que Google investit chaque année entre 13 et 14 % de son CA dans de nouveaux centres, il est facile d’imaginer que 2008 verra naître 6 nouveaux centres de calcul pour un investissement de 3,6 milliards de dollars."

Pour faire marcher un data-center, il faut de l’électricité, beaucoup d’électricité pour refroidir les milliers de serveurs. Voici ce que Yves Casseau, en commentaire de ce dernier billet dit :

"Pour donner des ordres de grandeurs: conso US: 4000TWh, France 450 TWh. Un serveur de base : 200W, soit 1.6 MWh (cf. doc précédent) Google avec 1 millions de serveurs (OdG, mais tout n’est pas pour les US :)): 1.6 TWh."

A Lire aussi pour le rapport d’où sont extraits ces informations. Anne, du DESS CVIR revient sur cette question également ici.

Derrière les pin up du web qui nous font fantasmer il y a des ordinateurs, de gros ordinateurs, et ces ordinateurs sont disséminés sur la planète sous le contrôle de qui ? Et les données que nous produisons sont stockées dans ces ordinateurs ! Il est fort à parier que la prochaine superproduction s’appellera Matrix on the clouds !

Pour relier ces data-centers, il faut de très gros câbles.


Tout cela pour dire que le travail fait avec les élèves en première est d’actualité ! Nous avons changé d’échelle !

 

C’est une des premières histoires que j’ai inventé pour expliquer les relations de hiérarchie et d’association entre descripteurs dans un thesaurus.

La banane est un fruit exotique, les fruits exotiques sont des fruits. Dans les fruits exotiques, il y a des bananes, des mangues, des ananas etc. Toutes les bananes sont des fruits exotiques, tous les fruits exotiques ne sont pas des bananes. Nous sommes dans une relation disymétrique. A ce moment là, je fais une représentation par ensemble des relations entre ces termes.

J’indique l’intérêt pour la recherche de jouer sur les deux niveaux spécifique / générique.

Ensuite j’indique qu’un autre processus intéressant pour la recherche, est l’utilisation des associations d’idées. Un mot me fait penser à un autre qui me fait penser à un autre etc.

Je demande ensuite ce qu’évoque pour eux le mot banane : singe, martinique, peau etc.

Je reviens ensuite sur ce qu’ils ont dit, et face à eux, je vais répéter chaque mot en faisant un pas de côté pour chacun de manière à m’éloigner de plus en plus de ma position initiale. A la fin je leur montre le chemin parcouru et je l’ai mets en garde contre un usage immodéré du processus d’association


Je ne suis pas très satisfait du travail effectué.

 

Je n’ai pas su accrocher les élèves. Une des raisons est probablement de ne pas avoir pris assez de recul par rapports aux outils et à mes pratiques. J’ai trop centré sur les outils alors que je suis le premier à dire que ce n’est pas là l’essentiel. En même temps les outils actuels, de part leur facilité d’utilisation induisent cette entrée.

 

J’ai aussi voulu faire un copier coller de mes pratiques, hors, ça ne marche pas ou alors cela a marché avec quelques élèves technophiles en voie de geekisation. C’est loin d’être la majorité de nos élèves.

 

Le sujet ne se prêtait peut être pas vraiment à un travail de ce genre, quoi que…

 

Il aurait alors peut être fallu que j’individualise plus la pratique mais nous sommes contraint par le temps. On retrouve la même problématique que partout : comment monter des séances alors que tous les temps transversaux à notre disposition sont déjà bien remplis et que les enseignants voient, en paralèlle à une perte d’heures dans leurs enseignements, l’accumulation de tâches qu’ils vivent comme parasites. A force d’imposer aux gens sans leur demander leur avis, il ne faut pas s’étonner qu’ils deviennent réservé quand, nous documentaliste avons une proposition à leur faire.

 

En fait, il faudrait faire ce travail sur l’année, avec des enseignants qui comprennent l’intérêt d’une telle activité et qui n’acceptent pas de faire ce travail par amitié. Il faut du temps pour installer ces pratiques et du temps pour prendre l’habitude de les appliquer. Ce pose maintenant la question de la stratégie à employer pour généraliser ce travail sur un temps long, l’année prochaine.

 

Une chose m’a également étonné, c’est que les élèves n’ont pas adhéré au morcellement que j’avais mis en place, soit 10 à 20 minutes de formation à la veille et le reste du temps (30 minutes) en recherche sur le thème d’ECJS, la pauvreté. L’unité de temps d’une heure n’est pas partageable !

 

En fait, je crois qu’ils se sont demandés ce qu’il faisait là ! A la question qui tue, continuez-vous à vous servir de ces outils, j’ai eu un grand et profond silence.

 

Bon, 100 fois sur le métier, remettre son ouvrage !

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