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Ce billet s’inscrit dans la série sur notre  boulot de tuteur à l’université de Limoges, avec Anne. J’ai déjà indiqué notre légitimité, notre rôle, notre position de passeur entre la théorie et la pratique et enfin les différents positionnement de l’étudiant. Je reviens ici pour parler des outils de communauté et de suivi que nous avions mis en place.

Pour cette formation le premier écueil entre le passage aux apprentissages théoriques et l’application professionnelle est le passage du travail de groupe au travail individuel du consultant. Cet écueil c’est le sentiment de solitude qui nous envahit. Pour pallier à ce problème, quand nous étions étudiants, Anne avait mis en place un wiki très simple avec lequel nous avions échangé pendant quelques temps.

Passer du temps communautaire au temps individuel crée un vide et une angoisse.

En tant que tuteur, nous avons repris l’idée en demandant à nos étudiants de créer des blogs de suivi de leur activité. il y a un intérêt évident pour nous mais il y a aussi en arrière plan cette idée que chacun puisse s’abonner aux blogs des copains. Et il y a un outil qui finalement est très bien pour ça (même si on départ j’étais pas fana), c’est netcipia.

Netcipia, c’est un moteur xwiki (@eogez ;-)) qui permet d’avoir la double fonctionnalité : blog et wiki. Et surtout,une fois identifé sur la plateforme, l’utilisateur est à la fois administrateur de son wiki/blog et lecteur/commentateur, s’il le désire, de celui des copains. Un bon outil. Un dernier avantage pour ce que nous voulons en faire : il est privé partageable.

L’année dernière, par exemple, cela a permis à des étudiants qui étaient sur le même domaine d’activité, et parfois sur des problématiques très proche de se suivre mutuellement. Et je peux vous dire que cela a donné des résultats (de leur appli) très éloignés. Le collaboratif n’est pas du copier coller. Si les périmètres ont pu être proches, les analyse de situations et de besoins allaient dans des directions différentes.

Une autre ferment communautaire a été la mise en place d’une veille partagée via delicious. C’était aussi pour nous et un moyen de faire partager notre veille et aussi et surtout un moyen de faire passer des informations aux étudiants en regard de leur travail et aux regards de leurs collègues. Historie que chacun soit au courant des besoins de l’autre.

Notre collaboration, nous l’avons initié par un chat de groupe, la première année via IRC mais l’année dernière c’était des services de chat en ligne (je ne me souviens plus exactement mais il me semble que l’on a utilisé le service de zoho). Et pendant le cours de l’application, c’est bien sur skype ouvert à n’importe quel moment de la journée (hors temps de travail légal), soir, week end et jours fériés.

Au final, l’usage de ces outils, fortement conseillé, mais jamais obligatoire, nous a permis de suivre les étudiants de manière très fine. Bien entendu, nous avons rencontré tous les types de comportement et ces outils en ont été la fenêtre. Certain s’en sont accomodés, d’autre en ont eu besoin quasi compulsif, quelques uns ne s’en sont jamais servi. Finalement leur usage (ou non usage) a réflété les besoins et les personnalités de chacun.
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J’ai lu dernièrement un billet de Sylvain à qui j’ai d’ailleurs fait un commentaire sur le réseau apprendre 2.0. Il s’étonnait de la politique canadienne en matière d’équipement informatique dans l’enseignement. A propos d’un plan d’équipement de 1996 (Marois), il dit :

Ce plan prévoyait l’achat massif de "quincaillerie", d’ordinateurs, mais absolument rien au départ pour les logiciels et pour la formation des enseignants… Disons que ça partait mal…

En fait cela me rappelle étrangement la politique française en la matière, et je pense que chaque pays doit avoir des exemples identiques à proposer.

Comme je le disais dans le commentaire que j’ai adressé à slyberu, cela me rappelle aussi les cadeaux de Noël des enfants. Chacun veut faire un cadeau, les parents, les grands parents, tatie, mamie etc. On se retrouve alors avec des objets à n’en plus savoir qu’en faire. Mais les enfants ne jouent pas ! Car un cadeau ne prend de valeur que dans l’accompagnement proposé par les parents pour que l’enfant se l’approprie : « Dis papa, tu veux jouer avec moi » !

Fondamentalement, l’intérêt d’un objet, que ce soit un cadeau de Noël ou un ordinateur réside dans l’usage que l’on peut en faire. On imagine que donner l’objet crée l’usage comme si les futurs utilisateurs étaient toujours des adultes autonomes. Mais même des adultes autonomes ne peuvent pas l’être toujours, tout le temps et pour tout.

 Photos Libres

Les objets comptent donc moins que les hommes, ceux qui vont apprendre à s’en servir et ceux qui vont les aider.

Dans ces usages, il y a à la fois l’apprentissage de l’outil, la compétence de base technique : j’appuie sur le bouton et ça fait une action et aussi la compétence supérieure qui en est l’usage véritable : j’utilise l’outil non plus pour réaliser une action mais pour un projet précis.

je sais piocher, ne veut pas dire je sais faire un trou de x profondeur pour planter un arbre.

L’appropriation n’est pas l’usage, mais elle le précède nécessairement ! Et souvent, le défaut d’autonomie se rencontre dans cette première phase mais c’est toujours sur la seconde que va porter les critiques. Ne pas maitriser l’outil renvoie souvent à ne pas savoir conduire le projet. C’est parfois vrai, parfois non !

C’est peut être la grande difficulté que nous rencontrons avec notre génération (les vieux soit les plus de 25 ans 😉 pour l’appropriation des wervices web et des réseaux sociaux. Souvent le problème dans l’usage d’un webservice c’est de savoir s’identifier.

C’est aussi la grande difficultés que nous rencontrons avec les digital natives. Ils savent se mouvoir dans les espaces web mais est-ce qu’ils savent prendre de la distance face à l’outil pour conduire un projet ?

Dernièrement, avec le réseau apprendre 2.0, nous avons eu une présentation, fait par Erwan de Moodle.

Et toujours persiste chez moi cette impression que je ressens sur la distance dans l’apprentissage : la distance rapproche.

En parlant de Moodle et de sa mise en place, Erwan nous a montré que son rôle d’enseignant changeait. Il n’est plus le dispensateur des savoirs, il est devenu un accompagnateur.

L’outil permet une plus grande souplesse et une plus grande individualisation dans la relation pédagogique avec les étudiants. D’autant plus que l’outil permet de faire une suivi statistique des activités des étudiants. Pour eux, il n’est plus question de se cacher derrière de faux arguments car l’outil statistique est là pour calculer leur fréquence d’usage. Bien entendu les étudiants sont au courant de ces statistiques, ce qui peut probablement occasionner quelques biais.

Un autre intérêt, c’est le gommage du phénomène « grosse gueule » dont parlait déjà Richard Collin lors des étés TIC de Rennes 2007. Erwan nous a rapporté le cas d’une étudiante qui ne s’exprime jamais dans la classe, qui n’est pas très bonne, mais qui utilise à très bon escient la plateforme pour comprendre et progresser et qui s’y exprime beaucoup plus facilement qu’en classe. Comme si il y avait deux étudiantes en elle, celle qui est réservé en classe et celle qui s’exprime sur la plateforme et qui a noué une relation autre avec le formateur.

Mon expérience de l’apprentissage à distance va dans ce sens. j’ai travaillé avec des gens avec qui je n’aurais probablement pas travaillé et surtout avec qui je n’aurai pas eu la même liberté. Le fait d’être en présence des gens créé des phénomènes de retenues. Et la distance change la relation, un peu à la manière des hérissons de Schopenhauer.

« Une légende sibérienne — reprise par Schopenhauer — met fort opportunément en scène des hérissons pour théâtraliser [l’]éthique de la distance idéale. Deux animaux se trouvent dans un endroit désert et gelé. La neige épaisse et la glace abondante les contraignent au grelottement, au péril et au risque de la mort par le froid. De sorte qu’ils se rapprochent, se côtoient physiquement, et finissent par se réchauffer — mais pour ce faire, ils se touchent, puis se piquent. Afin d’éviter la piqûre, ils s’éloignent, prennent de la distance, se séparent — mais se mettent à nouveau à éprouver la morsure du climat. Excessivement proche d’autrui, ou trop éloigné de lui, les risques négatifs paraissent semblables : un écoeurement de déconvenue et de solitude, une nausée de désappointement ou de réclusion, une lassitude, un désenchantement, un dégoût généralisé. » –
M Onfray sité via ce commentaire à ce billet http://emiliefolie.blogspot.com/2006/02/lanimalerie.html

La distance lève les appréhension et change le rôle de l’enseignant. Elle permet une autre liberté.

Pour finir, je vous renvoie à cette vidéo de l’université de Nantes sur le rôle d’un tuteur en université. Je la trouve vraiment intéressante car concrètement, elle dit que la distance rapproche. Je m’explique la distance géographique est abolie par les TICE mais il y a aussi la distance temporelle et surtout la distance inter-personnelle qui est abolit, « le décorum de l’université ».

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La deuxième année de tutorat sur l’application professionnelle du dess communautés virtuelles s’achève. Ce sera la dernière sur ce diplôme qui s’arrête avec la promotion 108. Nous allons continuer ce travail sur d’autres unités d’enseignement.

Comme l’année dernière, nous avons 100 % de réussite au diplôme sur les étudiants qui se sont présentés à l’oral. et comme l’an dernier, le même qualificatif est revenu dans la bouche d’une étudiante : nous sommes des anges gardiens.

Les chevilles vont bien, merci !

Ceci étant cela montre deux choses : on est dans les clous en ce qui concerne les besoins des étudiants ; le tutorat pour les étudiants, mais plus largement tout type d’accompagnement (coaching, mentorat, animateur de communautés etc.) est une pratique indispensable d’aujourd’hui. Les temps sont en effet aux hubs et aux connecteurs.

L’occasion de revenir à nouveaux sur quelques aspects de notre action de tuteur et particulièrement la démarche que nous avions adoptée.

Nous sommes deux tuteurs, Anne et moi. On travaille ensemble depuis trois ans et nous sommes complémentaires. Sur certains points Anne est beaucoup plus pertinente que moi, et il m’arrive parfois d’avoir une idée intéressante sur d’autres points 😉

Surtout, nous fonctionnons pas mal en gilette deux lames. Nous sommes vraiment deux individus avec une histoire professionnelle très différente, ce qui nous permet, quand nous intervenons, de proposer deux points de vue à la fois alternatifs (l’étudiant peut choisir de privilégier l’un plutot que l’autre ou d’écouter les deux ou pas du tout) et complémentaires. 

C’est un pure fonctionnement collaboratif.

Une des caractéristiques fondamentale est que nous ne nous concertons pas avant d’intervenir. On intervient donc d’abord par rapport à un ressenti personnel. Ce qui peut expliquer que nous soyons plus en phase avec un projet plutôt qu’avec un autre. Ce qui peut expliquer que nous n’intervenions pas sur certain.

Ce mode de fonctionnement n’est possible que si nous savons ce que l’autre dit (c’est la condition sine qua non du collaboratif). Donc nous sommes systématiquement en copie ou alors sur les autres outils mis en place et sur lesquels je reviendrais bientôt.

Ensuite, on peut échanger sur des projets quand on sent des difficultés fortes chez un étudiant (par skype principalement) et déterminer comment on intervient. Et on peut aussi se refiler un projet que l’on a trop suivi quand on sent que notre discours ne passe plus, justement pour proposer à l’étudiant une autre façon de présenter les choses.

Pour conclure, on fait je crois ce boulot, essentiellement pour travailler ensemble ! Et plus que ça, on fait essentiellement ce boulot pour collaborer ensemble, à distance.

J’ai déjà indiqué ici, ici et ici le travail d’accompagnement que nous effectuons avec Anne comme tuteur à l’université de Limoges. Je reviens dans ce billet sur les différents rôles que doit endosser un étudiant qui fait son application professionnelle pour le DESS communautés virtuelles…

Bridge of Saint Martial.

Il s’agit pour nous tuteurs,  de les aider à se positionner dans ces différents rôles. Et pour cela, nous devons  expliciter ces différents rôles.

Un étudiant du DESS CVIR, quand il commence son application professionelle va d’abord devoir se positionner par rapport à un interlocuteur qui est un client (même s’il fait son appli dans le cadre de son travail). Il est donc un consultant à qui on confie la mission de résoudre un problème organisationnelle en mettant en oeuvre une solution qui soit à la fois technologique et managériale. La relation est donc une relation consultant/client.

Mais c’est un stage ! Et le client est souvent aussi le maître de stage. C’est à dire celui qui à la fin du stage va donner son ressenti sur le travail de l’étudiant. Si le consultant doit apporter une réponse à un périmètre identifié et si possible se positionner pour obtenir un nouveau contrat, le stgiraire lui, doit avoir un diplôme. 

Et parfois, ce maitre de stage est aussi le patron de l’étudiant dans la vie professionnelle courante. Il faut donc veiller à ce que l’étudiant, surtout si l’application ne donne pas les résultats escomptés, ne se retrouve pas en porte à faux une fois le travail achevé. On ne peut pas tout dire dans un rapport de stage (l’oral est là pour cà !)

L’étudiant, s’il est dans son contexte professionnel se retrouve également parfois à gérer deux rôles (surtout si ce stage est stratégique pour lui pour changer de statut) : le sien propre qui est connu de tous et le rôle de manager de projet qu’il tient pour cette application. Ce n’est pas simple pour lui d’indiquer à ses interlocuteurs la distinction, surtout quand le temps du projet et le temps du travail se télescope.

Pas simple non plus de constituer une équipe avec des collègues de travail, voir des supérieurs hiérarchiques, qui ont une représentation de l’identité de l’étudiant  qui n’est pas celle que veut véhiculer l’étudiant pour ce travail.

Pas simple, pour lui non plus de changer de rôle plusieurs fois dans la journée. Il faut être un peu schyzophrène.

Enfin, le consultant, stagiaire, salarié, manager de projet en herbe est aussi… un étudiant. Et de ce fait, il doit des comptes (les rapports) aux enseignants qui le suivent (et accessoirement aux tuteurs). Si dans ces rapports, c’est le "je" du consultant qui s’exprime, c’est à destination des correcteurs qu’ils sont écrits. L’objectif est de montrer son action ET d’avoir son DESS. C’est un "je" de jeu.

C’est notre rôle à nous, tuteurs, que d’aider l’étudiant à se positionner correctement face à ces différents interlocuteurs.

Je reprends avec ce billet, le fil d’une activité dont j’ai déjà parlé ici et ici : le tutorat que j’assure à l’université de Limoges.

Nous accompagnons les étudiants dans leur travail aussi en terme de connaissances. La différence qu’il y a alors entre eux et nous c’est que nous avons déjà appliqué les savoirs théoriques acquis lors de notre année de formation alors qu’eux en sont à ce stade. Notre boulot consiste donc à les accompagner dans l’application de leurs apprentissages théoriques.Porteñitos

Quelles connaissances apportons nous ?

Nous les aidons en terme de démarche : démarche de veille, démarche de management de projet, démarche d’étude d’avant projet, démarche de management des connaissances, démarche de travail collaboratif, mindmapping et conceptmapping etc.

Nous les aidons aussi en terme d’outils et notamment tous les outils estampillés web 2.0 : blog, wiki, web services, réseaux sociaux…

 

Sur les anciens du DESSCVIR, un billet à propos du partage du savoir en entreprise revient sur une interview très intéressante de Martine Le Boulaire qui me permet de dessiner en creux le profil d’un pilote de flux : veilleur, knowledge manager, pédagogue, innovateur…

 

Sur Knowledgemouv, des billets de Philippe Martin sur Twitter à essayer quand j’en aurai le temps.

Retour sur une marotte la différence entre connaissance et savoir à propos d’un article de Jean-Michel Salâun. Connaissances sur Internet et savoir dans le codex ? Voire… 

Un environnement personnel d’apprentissage sous forme de mindmap issu de Mindomo. La version embarquée ne passe pas sur blogger, je sais pas pourquoi ?

Pour mémoire, trois formes de tutorat auprès des jeunes librement inspiré d’un billet de savoirspoureussir.fr

 

Sur le Jardinderiri, je me reprends un peu à blogger par là-bas. Un billet sur les clématites en fleur et un autre sur une recette à base de jambon coupé très fin, d’huile d’olive et de parmesan en copeau.

dans un premier billet, j’ai indiqué quelle était ma légitimité à être tuteur à l’université de Limoges pour l’application professionnelle du DESS communautés virtuelles.

Pour les étudiants que sommes-nous ?

En creux, nous ne sommes pas des profs, tel que l’université les présente. A savoir des personnes qui mettent en place un dispositif pédagogique à distance, des situations d’enseignement, des ressources pédagogiques, des objectifs d’apprentissage etc.

Mais l’application professionnelle n’est pas un cours non plus. il s’agit d’accompagner des étudiants adultes, en formation permanente dans la mise en place d’une communauté virtuelle.

Ces personnes ont payé. Ce sont aussi des clients. cette position de l’étudiant de Unilim est importante par rapport à un étudiant classique en formation initiale.

Les personnes ont payé et elle attendent un résultat, si possible positif mais certainement pas galvaudé. Cet étudiant, j’ai pu le dire quand j’ai fait cette formation attend un diplôme, mais plus que ça acquérir des compétences et aussi vivre une expérience. Ce dernier aspect est très important. Par exemple, l’année dernière, un des membres de la promo 107 nous a expressément indiqué avoir fait cette formation pour voir ce qu’était une formation en e-learning !

Dans cette optique-là, si nous ne sommes pas des profs, nous allons avoir d’autres fonctions très importantes.

Nous devons faire passer, auprès des étudiant un autre discours sur ce diplôme et l’application professionnelle. Nous devons arrondir les angles des consignes données par les profs. De la même manière, quand un étudiant éprouve une difficultés nous devons plaider sa cause ? Nous sommes les interfaces entre Limoges, l’application professionnelle et les étudiants. Nous sommes donc des médiateurs.

Lors de l’application professionnelle, les étudiants peuvent éprouver des difficultés conceptuelles (traitement des données de l’AVP par exemple) ou expérimentale (comment faire pour intégrer un membre dans la communauté virtuelle qu’ils veulent mettre en oeuvre par exemple). Nous sommes donc des conseils.

Nous pouvons aussi nous montrer plus directif dans les démarches à suivre. Nous pouvons apporter du contenu et élaborer avec les étudiants des stratégies. Nous devenons alors des coaches.

Le travail demandé est très implicant émotionnellement et certaines difficultés peuvent paraître insurmontable entraînant parfois des situation de désespoir. Nous devenons à ces moment-là, parfois pour certains étudiants, des confidents.

Et parfois, nous allons plus loin et n’hésitons pas, quand nous ne sommes pas satisfait du travail de l’étudiant ou de son engagement à le lui dire de manière très affirmée. Nous devenons parfois des pères fouettards.

Ces différents rôles montrent bien ce que nous sommes, des interfaces, parfois relationnel (médiateur), parfois techniques – apports de contenus, de méthodes, de pratiques partagées, de pilotage humain etc. (conseil), parfois de l’ordre du management (coaching) et toujours une bonne grosse dose de psychologique (confident et père fouetard).

Dans tous les cas, nous avons l’obligation de doser notre intervention en fonction des personnes que nous accompagnons. Un qui est indépendant et nous respectons son fonctionnement, un qui a besoin de soutien et nous le lui prodigons. A chacun selon ses spécifictés.

Et c’est un art de tous les instants.

J’ai découvert au deuxième trimestre de cette année 2007 que j’avais le don d’ubiquité. Je peux être documentaliste dans un lycée à Laval la journée et tuteur à l’université de Limoges, le soir.

 

Et normalement, je vais continuer en 2008. En quoi cela consiste-t-il ?

 

J’assure le tutorat pour l’application professionnelle des étudiants du DESS communautés virtuelles, l’unité d’enseignement 183 pour les puristes. Et ce travail nous le faisons à deux, avec Anne, un de mes copines de DESS avec qui je continue ce moment rare de collaboration, vécu il y a quelques années.

 

Plus particulièrement, il s’agit d’accompagner les étudiants, tous des adultes en formation professionnelle qualifiante, à réussir leur application professionnelle. pour mémoire, voici en quoi cela a consisté pour moi.

 

Car le point de départ qui fonde notre légitimité à les accompagner réside dans notre expérience personnelle de cette application professionnelle : nous SAVONS, de part notre vécu, la nature des diverses difficultés qui les attendent et qui vont s’enchainer. Lors de notre présentation au groupe d’étudiants, l’année dernière, cela avait été les premières questions. Très pratiques ! Comment est-ce que cela se passe exactement ?

 

Notre premier rôle a donc été d’installer cette légitimité sur ce postulat : nous l’avons fait et vous non. Et c’est beaucoup.

 

Je pense que ce sera différent cette année, car aujourd’hui nous ne sommes plus seulement les jeunes diplômés mais nous sommes aussi les anciens tuteurs. Et plus cela ira, et plus nous allons remplacer notre expérience vécue du dess par une expérience plus distanciée liée à notre métier de tuteur.

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Ce billet a été publié initialement sur le blog des anciens du DESS cvir

Voici ce que je retiens des étés TIC de Rennes, début juillet. Je vous ai déjà parlé de la veille 2.0, ce billet se veut plus un mashup de ce que j’ai entendu, à savoir les différents flux entendus, un peu arrangés, et surtout complètement mixés à la moulinette richard qui débouchent sur une application forcément nouvelle (pour moi, mais je ne pense pas être novateur en la disant)

– L’architecture du web 2.0 repose essentiellement sur deux procédés techniques : le rss et les API. l’un comme l’autre sont de l’ordre des flux.

– Le web 2.0 c’est aussi Ajax

– La veille est désormais accessible à tout le monde sur du contenu visible, mis DELIBEREMMENT à disposition par les fournisseurs et selon une ligne éditoriale pré-définie, sans préjuger des intentions du fournisseur. Cette veille est avant tout une veille sur les experts et sur des données formelles. Elle s’apparente de plus en plus à la mise à jour des tendances à venir et participe donc pleinement de l’innovation.

– On remarque de plus en plus l’externalisation sécurisée des données et des applications. La perte de contrôle est contrebalancée par l’obligation absolue de sécurité des hébergeurs, gage de confiance.

– Il est de plus en plus facile d’identifier un usage alors même que le coût économique pour la création d’un logiciel est de moins en moins cher.

– Ce coût faible est un des arguments contre l’explosion de la bulle 2.0, car les coûts d’entrée sont très faibles par rapport à 2001.

– Désormais, ce qui importe, c’est la vitesse et la confiance. les cahiers des charges deviennent des freins et toutes les versions logiciels sont désormais en béta ; la veille devient un moyen de gagner du temps.

– Les SSII font de plus en plus de l’assistance à maîtrise d’ouvrage, que ce soit ou non prévu dans les contrats.

– Il convient de plus en plus de différencier contenu et service.

Pour conclure, je retiens une intuition essentielle pour moi : l’avenir des métiers du web se situe dans les interstices. Les intermédiaires (intermédiaires de vente par exemple), les accompagnateurs (assistance à maitrise d’ouvrage), les animateurs de communautés, les veilleurs etc., Tous ces knowledge workers qui se situent le long de la chaîne qui part des besoins, passe par le logiciel pour servir les usagers sont devenus des pilotes de flux.

Mendoza est celui qui pilote la caravelle et les enfants à la recherche des mystérieuses cités d’or.
Il ne sait rien des horizons dans lesquels il s’engage mais connaît les chemins

 




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