veille et communauté

Posted on May 1, 2009
Filed Under Acquisition de connaissances, Management de la connaissance, Outils numériques, Veille, communautés virtuelles, didactisation, identité numérique, liens | |

Sur le modèle du schéma sur le cycle de l’information, je viens de créer un schéma sur la veille communautaire. Autant le premier est bien fixé par la tradition, autant celui-ci est en cours d’ébauche et devrait évoluer.

Deux pré-requis avant de commencer :

– pour moi, je l’ai déjà dit, la veille et l’acquisition de connaissances sont deux processus très proches (voire confondus).

– « l’apprentissage se fait toujours seul mais jamais sans les autres » – Philippe Carré

Veiller c’est donc collecter des informations pour les relier et les intégrer à un système de connaissances, individuel ou collectif, en vue d’agir, et donc de transformer son environnement.

En avant sur le cycle communautaire de la veille et de la construction de connaissances.

Avec le développement des médias sociaux, tous le monde est d’accord je crois, pour dire que la veille, ou du moins une partie du cycle de l’information est techniquement à  la portée de tout le monde.

La recherche des sources et la collecte notamment, avec un poil de pratiques et un peu de bon sens deviennent des opérations aisées pour tout un chacun.

Tout le monde est d’accord, je pense également, pour dire que le problème n’est plus l’accès à l’information mais sa surabondance et sa sur-réplication. Et même avec tous les moyens technologiques, qui évoluent aux mêmes rythmes soutenus que l’inflation de données, nous n’avons que deux oreilles et deux yeux (et parfois un cerveau au bout).

La réponse n’est donc pas seulement technologique. Elle est aussi et surtout humaine. Nous sommes donc « condamnés » à nous mettre en réseau ! Les services numériques qui apparaissent sont une réponse technologique. Ce que nous y faisons, que cela réponde à un usage (ce pour quoi ils ont été conçu) ou à une pratique (ce que nous détournons et que nous inventons) est une réponse sociale.

Le deuxième temps de cette veille communautaire est le temps du partage : le contenu partagé par les utilisateurs par analogie avec l’UGC. C’est typiquement l’expérience d’aaaliens que certains ont appelé du journalisme de liens. C’est aussi ce que nous faisons avec la veille sur le tutorat blogdetad via delicious que nous voulons mettre en place avec #geoloc sur twitter.

Cela va un peu plus loin que le bookmarking social mais cela reste très basique et cela n’engage pas à grand chose finalement.

La troisième étape est à mon avis celle de la conversation. On a tous en tête l’exemple de la machine à café dans l’entreprise qui est le lieu le plus important de n’importe quelle structure. On échange ici des connaissances sur un sujet (qui soit un besoin d’information) dans un cadre défini (la structure). Il s’agit à la fois de contenu mais aussi de connaissances sur l’interlocuteur (identité nous revoilà).

C’est le lieu de synchronisation des personnes. C’est le lieu premier où on médiatise et où on se médiatise ! C’est un processus fondamental car de la connaissance des personnes naît le carburant de la société actuelle (et de toujours, désolé de le rappeler) : la confiance.

Une précision ici, je suis passé de la notion d’information à la notion de connaissance. il ne s’agit plus simplement de fait qui m’intéresse, mais aussi de manière de faire, de processus, de structure etc.Il y a ici des choses à expliciter !

Converser reste malgré tout une activité assez simple (quoi que !). Elle est plus impliquante que le simple partage d’informations car on échange également des bouts de soi-même.

Le plus compliqué à mon sens est le passage entre cette conversation et l’action. La mise en projet à plusieurs.

Soit le cadre est fixé comme dans une communauté d’apprentissage universitaire par exemple (ce que je connais un peu) soit il convient de le créer ex-nihilo (créer sa communauté = choisir les outils, choisir les hommes, fixer le cadre de travail en terme de temps, de ressources etc.)

Une fois le cadre mise en oeuvre, il convient d’y être actif et de l’animer (le rôle du communite manager) ou de le co-animer.

Dernière étape, l’objectif ultime est de produire de la connaissance qui soit opérationnelle. Elle doit donc servir à soi-même comme aux autres et elle doit conduire à changer son environnement ainsi que sa place dans cet environnement ainsi que son regard sur ceux avec qui s’est construit cette connaissance.

Veiller en communauté, c’est donc prendre individuellement en main le cadre (étape 1), agir en échangeant des informations potentiellement (pas toujours) utiles un jour  (ou jamais) sur un sujet qui peut m’intéresser (sinon ce n’est pas de l’information) (étape 2), échanger des connaissances (étapes 3), pour les enrichir (qui est la  plus value de cette étape) et proposer au final une connaissance nouvelle qui permettent de changer son environnement (étape 5).

A discuter pour m’aider à enrichir cette connaissance.

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