Je poursuis le déroulement de la formation que je prévois sur l’identité numérique avec ce qui fait le coeur du problème : les traces.

Ces traces peuvent répondre à Cinq questions :

– Tu es qui ?

– Tu es où ?

– Tu fais quoi ?

– Pourquoi tu fais ça ?

– Comment tu fais ça ?

1. L’identité numérique est une identité tracée

Dans cette première diapo, je regarde d’abord les traces profilées, c’est à dire les traces qui servent à dresser un squelette de nous sur le web. On est là véritablement dans le coeur de l’identité numérique.

Ces traces doivent apporter la preuve de ce que nous sommes et pour cela, seules les trois premières questions sont nécessaires  : qui ? Où ? Quoi ?

Par exemple les premiers échanges avec une personne pour faire connaissance passent par ces questions :

– ah oui, votre nom c’est Hubert ? Et vous travaillez où ? Ah l’import-export c’est très bien !

Questions de belles-mères, questions intemporelles !

L’identité numérique ne va plus loin que ça pour moi. Il s’agit juste du squelette individuel, du profil.

Ce n’est que la transposition sur le web de la carte d’identité.

Sauf que le registre d’Etat Civil n’existe pas, ou plutôt si, il est éclaté sur l’ensemble des espaces numériques sur lesquels nous naviguons. Ou plutôt non, à chaque espace son registre.

Sauf que derrière, il n’y a pas un interlocuteur unique, l’Etat, qui vaut ce qu’il vaut mais que nous connaissons, et qui répond aux normes établies depuis deux siècles mais des milliers d’interlocuteurs que nous ne connaissons pas forcément et dont les intentions nous sont cachées.

La liste des traces que nous laissons, volontairement ou non, inscrite sur cette carte n’est pas limitative bien sûr.

2. Prendre le contrôle de ses identités actives

Pour aller plus loin que ces simples traces, il faut prendre le contrôle de son identité. Cela passe par  l’exposition des actes que nous faisons, professionnellement ou socialement.

Nous sommes là dans le que fais-tu ? Mais il s’agit désormais de communiquer sur ses pratiques et en même temps d’apporter la preuve de ces actes.

Il s’agit de prouver ses compétences et connaissances professionnelles, mais aussi de montrer ses engagements, ses intérêts, ses loisirs etc.

C’est à ce moment que l’on va répondre aux deux questions laissées en suspend dans l’identité numérique : pourquoi on fait cela ? Quelles sont les valeurs qui nous portent ? Et comment on procède ? Quelle est notre niveau de compétences, nos méthodes de travail, nos outils etc.

Dans le où ? c’est les espaces dans lesquelles nous établissons nos pratiques, professionnelle, sociale ou autre. C’est des espaces numériques (blog, etc.) ou des espaces physiques (entreprise, Cité).

A l’intersection entre le où et le qui ? c’est l’espace relationnel : les différentes communautés auxquelles nous appartenons / participons, nos réseaux etc. C’est nous avec les autres comme une composante de notre identité.

3. Des identités agressées

C’est aussi sur ces questions là que se jouent les agressions identitaires sur le web. C’est en tout cas là-dessus que se focalise l’ensemble des médias et se cristalisent les peurs.

Cette diapo est à la croisée entre le crime, l’intimidation, l’espionnage et d’autres choses encore et toujours articulé autour de ces deux pôles liberté / sécurité qui sont l’article 1 de la déclaration des droits de l’homme.

Dans tous les cas, ces agressions renvoient aussi bien à l’identité numérique qu’à l’identité active.

(Sur cette question, je ne suis pas sûr d’avoir pensé à toutes les situations existantes. Si les commentateurs éclairés veulent enrichir la diapo, je prend.)

4. Toutes ces traces…

Il convient donc de construire son profil et de veiller aux attaques dont ils pourraient faire l’objet. Un profil ce n’est pas un individu, c’est l’expression, la représentation d’un individu.

Cette représentation est faite de touches impressionnistes

Je suis en train de lire le Dieu des petits riens de Arundahti Roy (faut le lire ce bouquin).

Aucun rapport avec Twitter si ce n’est ces petits riens justement qui s’ajoute les uns aux autres et qui construisent finalement un portrait, une image, une représentation, une identité de l’autre.

Dans la vie réelle, professionnelle ou personnelle, les conversations, les relations et les échanges sont constitués d’informations, de connaissances mais aussi et peut être surtout de micro-bouts d’identité. C’est le temps de la relation à l’autre qui nous permet d’assembler ces micro-bouts en un puzzle plein de trous et qui pourrait ressembler à la personne.

Quel est le lieu de ces échanges ? La machine à café ou comme le dit joliment Michèlle Blanc, le fumoir, mais aussi la cour de récréation, la salle des profs… Tous ses lieux qui font queles gens se rencontrent et parlent ensemble.

Et sur Internet alors : Twitter.

Et on n’échange pas de la même manière avec l’un ou avec l’autre selon le niveau de connaissance que l’on a de la personne. Sur Twitter, c’est pareil.

Je ne la connais pas, je noue le contact et ce qui importe c’est le que fais-tu dans la vie ? Sur twitter, c’est dans la barre de droite en haut (prénom, blog etc.) On est ici aussi dans la phase des intentions. Pourquoi est-ce qu’on se contacte ?

On badine et c’est des bouts de personnalité que l’on échange

on échange des liens et c’est des bouts d’expertise que l’on communique

Et on n’échange pas de la même manière avec l’un ou avec l’autre selon le niveaud e connaissance que l’on a de la personne.  se met en phase avec son

locuteur. Je crois que c’est ça que permet twitter.

Et comme dans les conversations de tous les jours, à ces bouts

d’identité s’ajoutent les bouts de connaissances que nous échangeons. Le

blogging permettait déjà ça, le micro-blmogging, encore moins

institutionnel le renforce.

Et comme on le voit, c’est le « je » qui prédomine. Le nous devient donc

des « je » en relation. L’engagement commun, l’implication existe toujours

d’autant plus s’il y a un projet commun mais désormais le « nous » passe

par le « je » à mon avis.

Ceci étant cela à toujours était le cas à mon avis et « l’intérêt commun »

est aussi une vision idéologique porté par des « je ».

Après comment est-ce qu’on organise ça ? L’intelligence collective

(sacré serpent de mer) ? Il faut toujours qu’il y ait effectivement une

conduite et un leadership. Ceci étant beaucoup postule

l’auto-organisation. c’est pas si évident que ça sinon comment expliquer

qu’un groupe de tpe fonctionne et l’autre non. Il faut quand même des

principes organisateurs mais là on est dans le groupe.

Pour moi twitter est antérieur à cette phase de groupe. C’est la phase

de connaissance de l’autre. On est effectivement dans la trace ! Mais

est-ce qu’il peut aussi être un outil de construction d’une connaissance

? C’est la question que j’ai posé en créant ce fil !

Pour le retour d’expérience, pas avant avril par contre

Pour aller plus loin.

http://www.webmarketing-com.com/2008/12/31/2289-creer-un-contenu-retweetable-sur-twitter

http://www.michelleblanc.com/2009/01/21/a-propos-du-bruit-dans-twitter/

http://www.conseilsmarketing.fr/referencement/quel-usage-professionnel-pour-twitter

http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2009/01/micro-m%25C3%25A9so-macro-les-m%25C3%25A9diasph%25C3%25A8res-et-le-moteur.html

http://blog.jeanlucraymond.net/post/2008/12/14/Twitter-et-microblogging-%3A-reconstruire-des-histoires-et-donc-du-sens

http://zeroseconde.blogspot.com/2008/06/outils-twitter.html

http://www.internetactu.net/2008/05/22/que-disent-les-gens-quand-ils-twittent/

http://fr.mashable.com/2008/05/31/twitter-150-outilsservices-pour-aller-plus-loin/

http://www.guidedesegares.info/2008/05/08/twitter-ou-la-veille-personnelle-prendre-soin-plutot-que-de-surveiller/

http://www.internetactu.net/2008/03/31/la-conversation-a-t-elle-quitte-la-blogosphere/

http://webusage.blogspot.com/2009/01/twitter-astuces.html

http://smaxblog.com/featured-articles/lusage-de-twitter-revele/

http://pisani.blog.lemonde.fr/2008/12/02/twitter-info-en-fragments-et-%C2%ABstory-telling%C2%BB?xtref=http://pisani.blog.lemonde.fr/2008/12/02/twitter-info-en-fragments-et-%C2%ABstory-telling%C2%BB

http://www.documental.com/v2/article_5872.php

http://ppmartin.wordpress.com/2009/01/24/twitter-astuces/

Photos Libres

Posted on May 1, 2009
Filed Under Acquisition de connaissances, Management de la connaissance, Outils numériques, Veille, communautés virtuelles, didactisation, identité numérique, liens | |

Sur le modèle du schéma sur le cycle de l’information, je viens de créer un schéma sur la veille communautaire. Autant le premier est bien fixé par la tradition, autant celui-ci est en cours d’ébauche et devrait évoluer.

Deux pré-requis avant de commencer :

– pour moi, je l’ai déjà dit, la veille et l’acquisition de connaissances sont deux processus très proches (voire confondus).

– « l’apprentissage se fait toujours seul mais jamais sans les autres » – Philippe Carré

Veiller c’est donc collecter des informations pour les relier et les intégrer à un système de connaissances, individuel ou collectif, en vue d’agir, et donc de transformer son environnement.

En avant sur le cycle communautaire de la veille et de la construction de connaissances.

Avec le développement des médias sociaux, tous le monde est d’accord je crois, pour dire que la veille, ou du moins une partie du cycle de l’information est techniquement à  la portée de tout le monde.

La recherche des sources et la collecte notamment, avec un poil de pratiques et un peu de bon sens deviennent des opérations aisées pour tout un chacun.

Tout le monde est d’accord, je pense également, pour dire que le problème n’est plus l’accès à l’information mais sa surabondance et sa sur-réplication. Et même avec tous les moyens technologiques, qui évoluent aux mêmes rythmes soutenus que l’inflation de données, nous n’avons que deux oreilles et deux yeux (et parfois un cerveau au bout).

La réponse n’est donc pas seulement technologique. Elle est aussi et surtout humaine. Nous sommes donc « condamnés » à nous mettre en réseau ! Les services numériques qui apparaissent sont une réponse technologique. Ce que nous y faisons, que cela réponde à un usage (ce pour quoi ils ont été conçu) ou à une pratique (ce que nous détournons et que nous inventons) est une réponse sociale.

Le deuxième temps de cette veille communautaire est le temps du partage : le contenu partagé par les utilisateurs par analogie avec l’UGC. C’est typiquement l’expérience d’aaaliens que certains ont appelé du journalisme de liens. C’est aussi ce que nous faisons avec la veille sur le tutorat blogdetad via delicious que nous voulons mettre en place avec #geoloc sur twitter.

Cela va un peu plus loin que le bookmarking social mais cela reste très basique et cela n’engage pas à grand chose finalement.

La troisième étape est à mon avis celle de la conversation. On a tous en tête l’exemple de la machine à café dans l’entreprise qui est le lieu le plus important de n’importe quelle structure. On échange ici des connaissances sur un sujet (qui soit un besoin d’information) dans un cadre défini (la structure). Il s’agit à la fois de contenu mais aussi de connaissances sur l’interlocuteur (identité nous revoilà).

C’est le lieu de synchronisation des personnes. C’est le lieu premier où on médiatise et où on se médiatise ! C’est un processus fondamental car de la connaissance des personnes naît le carburant de la société actuelle (et de toujours, désolé de le rappeler) : la confiance.

Une précision ici, je suis passé de la notion d’information à la notion de connaissance. il ne s’agit plus simplement de fait qui m’intéresse, mais aussi de manière de faire, de processus, de structure etc.Il y a ici des choses à expliciter !

Converser reste malgré tout une activité assez simple (quoi que !). Elle est plus impliquante que le simple partage d’informations car on échange également des bouts de soi-même.

Le plus compliqué à mon sens est le passage entre cette conversation et l’action. La mise en projet à plusieurs.

Soit le cadre est fixé comme dans une communauté d’apprentissage universitaire par exemple (ce que je connais un peu) soit il convient de le créer ex-nihilo (créer sa communauté = choisir les outils, choisir les hommes, fixer le cadre de travail en terme de temps, de ressources etc.)

Une fois le cadre mise en oeuvre, il convient d’y être actif et de l’animer (le rôle du communite manager) ou de le co-animer.

Dernière étape, l’objectif ultime est de produire de la connaissance qui soit opérationnelle. Elle doit donc servir à soi-même comme aux autres et elle doit conduire à changer son environnement ainsi que sa place dans cet environnement ainsi que son regard sur ceux avec qui s’est construit cette connaissance.

Veiller en communauté, c’est donc prendre individuellement en main le cadre (étape 1), agir en échangeant des informations potentiellement (pas toujours) utiles un jour  (ou jamais) sur un sujet qui peut m’intéresser (sinon ce n’est pas de l’information) (étape 2), échanger des connaissances (étapes 3), pour les enrichir (qui est la  plus value de cette étape) et proposer au final une connaissance nouvelle qui permettent de changer son environnement (étape 5).

A discuter pour m’aider à enrichir cette connaissance.

Posted on April 27, 2009
Filed Under analyse de situations, démarche qualité, expression des besoins | |

Pour le compte d’une association d’accompagnement à la recherche d’emplois, j’ai dernièrement procédé à l’analyse de leur site internet. Je l’ai fait car ils ont un moteur joomla qu’ils ne savent pas utiliser complètement en édition et pas du tout en maintenance/mises à jour.

Je me suis servi de l’outil d’auto-évaluation de Temesis, basé sur la méthode VPTCS (Visibilité, Perception, Techniques, Contenus, Services) pour juger de l’accessibilité du contenu.

J’ai ensuite travaillé sur le référencement du site, hébergé chez free, où il apparait que les pages en  .free.fr sont mieux référencées que les pages du nom de domaine, ce qui pose la question du coût de ce service (pas cher mais non rentable). De manière général le site n’est pas optimisé pour les moteurs de recherche (balises meta absentes – pas de liens entrants même de la part des associations similaires).

Cet existant pose la question des objectifs du site qui ne sont probablement pas explicités.

J’ai ensuite procédé à l’analyse de la page d’accueil, bloc par bloc et j’ai identifié les dysfonctionnements dans l’accessibilité aux contenus, qu’ils soit d’ordre fonctionnel (manque, confusion, ou mauvaise mise en musique des fonctionnalités) ou d’ordre conceptuel (analyse des besoins peu travaillée ou mal interprétée)

Il apparait de cette analyse que beaucoup de contenus sont inutiles ou obsolètes et que les contenus importants ne sont pas suffisamment mis en valeur, surtout les contenus à forte valeur ajoutée.

A partir de ce travail d’analyse du site et en discutant avec les responsables sur leurs besoins, j’ai proposé une première expression des besoins. Je ne suis pas allé plus loin sur ce travail.

Analyse ici.

Posted on August 23, 2009
Filed Under Evaluation de l’information, base de données, connaissance en cours de construction, document, identité numérique, info-documentation, recherche d’informations | |

J’étais parti pour faire un petit billet sur mon ”vite dits” et il apparaît que non ce n’est pas vite dit et qu’en plus, il faut que je fouille un peu ça.

Trois billets ce matin pour parler du sujet de l’évaluation.

le billet de Internetetopinion revient sur la pyramide des médias pour en faire une critique très intéressante. Il montre l’importance de la notion de prescripteur, dont je parle assez régulièrement (mon histoire sur le pharmacien ou celle sur l’accident) mais sur laquelle il faudrait, je pense, insister en la distinguant de la notion d’auteur avec laquelle elle est liée.

Ce billet relate une manipulation qui ne peut pas être taxé de mensonge mais de jeu sur l’implicite du lecteur et qui renvoie aux intentions du prescripteur. Et là, on est donc sur deux niveaux, celui des méthodes utilisées pour manipuler et celui des logiques d’acteurs en oeuvre.

Le second billet est de Jacques Breillat sur les métadonnées. Il part des 15 items « légitime » du Dublin Core qui sont pour lui une grille à exploiter dans une usage avancé de Google. Nous passons là d’une recherche classique à une recherche sur champs, ce qui signifie une connaissance du fonctionnement d’un moteur de recherche.

L’évaluation, ici s’appuie sur cette connaissance pour donner une vision « structurée » du contenu. Nous sommes quasiment ici dans une vérité mathématique du contenu (assertion à modérer fortement bien entendu par les logiques d’acteurs).

C’est ici du travail documentaire classique. il faudra d’ailleurs que l’on m’explique comment on en vient au terme de web sémantique et pourquoi pas au terme de web documentaire (bon c’est moins sexe).

le dernier billet est écrit par Bruno Devauchelle (qui m’aura fait phosphorer ce matin : ici et ici et ici) sur le nécessaire apprentissage des processus de popularité à l’oeuvre sur le web et sur le besoin d’évaluer ces processus. Ce qui est à évaluer n’est plus sur le contenu mais rejoint les logiques d’acteurs. On doit travailler d’une part sur les acteurs mais aussi évaluer les processus sociaux, c’est à dire les chemins de prescription (ou d’auto-prescription)

Si je reviens sur ces trois articles, c’est qu’à mon avis ils montrent ensemble une évolution du web et des pratiques d’évaluation avec l’arrivée programmée du web sémantique et un web social de plus en plus pregnant.

Pour évaluer, il va falloir donc dans un premier temps avoir une connaissance fine de ce qu’est le web, une base de données, un auteur, un prescripteur (ou une recommandation)…

Il va aussi falloir travailler sur les techniques de manipulation, sur la rumeur, sur plein d’autres choses qui vont bien au delà de la seule pratique du web, vers une culture de l’information probablement mais surtout vers la redéfinition d’un honnête homme du 21e siècle.

Posted on June 22, 2009
Filed Under 2009, Démarche commerciale, Outils numériques, identité numérique, management de projet | |

Dans le cadre de la construction de l’exposition sur le réalisme magique dont j’ai déjà parlé ici, ici, et ici, nous avons été amenés à échanger avec des personnes de l’extérieur qui ne nous connaissaient pas.Soit il s’agissait pour nous de recueillir de l’information, soit il s’agissait d’intéresser des personnes pour qu’elles viennent échanger avec nous.

Dans tous les cas, le premier mail que nous avons envoyé avait toujours la même forme.

Après les formules de politesse, éventuellement suivie d’une recommandation si nous en avions une, venait la déclinaison de notre identité :

  • en tant qu’individu, c’est la carte d’identité c’est à dire la marque administrative, nom, prénom, localisation

  • en tant que professionnel, c’est la mention de notre identité professionnelle qui indique également le contexte dans lequel se situe notre demande

  • en tant que membre d’une institution légitimante.

C’est ces mentions là qui vont nous donner la crédibilité pour aborder la personne et qui nous permettent ensuite de présenter le projet et l’objet de la demande.

Ce processus de présentation identitaire, nous l’abordons un peu avec les élèves aussi dans le cadre des Travaux Personnels encadrés quand ils ont besoin de faire une demande à l’extérieur. L’objectif est toujours d’aller le plus rapidement au but  (économie de moyens) pour rendre l’interlocuteur le plus réceptif possible sans qu’il ait l’impression de perdre son temps.

Une fois le projet explicité en quelques mots, nous indiquions les références de nos outils (blog twitter) pour permettre aux personnes d’en savoir plus mais aussi dans le but implicite de les engager à participer.

Il est un outil qui aujourd’hui me paraît évident et que nous n’avons pas utilisé, c’est l’univers netvibes du projet. J’ai déjà expliqué en quoi un netvibes était un tableau de bord d’un projet. Il peut aussi en être la carte de visite.

En effet, on pourrait alors créer un onglet pour expliquer les enjeux du projet, un autre pour les acteurs/promoteurs (Etablissement, Docs, etc.), et les rendre visibles dans l’univers.

L’intérêt d’une carte de visite est de donner un objet lien à une personne pour engager une relation. et je pense qu’un univers netvibes en est probablement la meilleure déclinaison numérique. il permet de véhiculer l’identité du projet et les identités connexes (professionnelle, institutionnelle, personnelle) des acteurs. C’est donc avant tout un outil de communication.

La mise à disposition de ressources, à savoir les onglets de veille mise en place ainsi que les onglets liés à la gestion de projet seront  donc à considérer dans le cadre de cet objectif de communication.

Posted on June 27, 2009
Filed Under Outils numériques, Veille, info-documentation, scénario pédagogique, storrytelling | |

En terminale, on a mis en place un module de veille que je ne trouve pas satisfaisant.

En fait, le problème survient avec la présentation de l’outil de bookmarking social. Quel sens trouver à cet outil pour des élèves de terminale. Facebook, c’est directement compréhensible, google aussi, mais diigo ?

En fait le déclic est venu lors de la formation que j’ai fiate à l’URFIST sur les scénarios pédagogiques avec Hervé. Ils nous a demandé de construire un début de séance et de l’animer devant les personnes présentes à la formation.

Avant de décrire ce que nous pourrions faire en terminale, il y a une chose évidente que je retiens et que j’ai évoqué plus haut. Le plus difficile dans l’apprentissage d’un outil est le sens que l’apprenant va lui donner, ou le non-sens.

Ce n’est que si la personne y trouve du sens, c’est à dire qu’elle reconnaît, ou qu’elle va découvrir, un besoin dans l’utilisation de cet outil qu’elle va pouvoir se l’approprier.

A partir du sens, l’appropriation technique. Mais ce n’est rien encore. Il faut ensuite l’utiliser régulièrement. La variable temps est importante. Car c’est elle le critère principal d’intérêt de l’outil. Je décide de prendre du temps pour m’approprier un outil.

Vient enfin deux points importants dans l’utilisation d’un outil : la pratique et l’usage qui sont les deux versants d’une même réalité. Cette distinction je l’ai rencontré chez Christian Fauré On en retrouve une explication également chez IHMmedia. L’usage c’est la capacité à maîtriser correctement un outils, la pratique c’est ce qu’en fait l’homme. La part inventive est dans la pratique, c’est à dire concrètement ce que moi, j’en fais.

Mais revenons sur Diigo et la séance que je vais essayer de monter. Pour cela il faut donc que j’installe le sens de l’outil.

Je vais donc rappeler la séance précédente pendant laquelle on a présenté l’usage d’un agrégateur (netvibes pour ne pas le citer). Et je vais installer le sens en reprenant le fil d’une recherche d’information classique.

Je pose donc la question suivante : une fois que vous êtes sur votre agrégateur, que vous êtes en train de lire les actualités de vos flux, vous tombez sur un texte intéressant, que faites-vous ?

Il faudrait alors faire émerger un certain nombre de choses (sans forcément que se soit dans l’ordre):

– je le lis

– je l’imprime

– je le bookmarke

– je copie/colle

– je surligne

– je l’envoie par mail chez moi

A partir de là, il y a deux pistes de travail à aborder sur deux séance (je pense) : travailler sur des stations différentes ; travailler à plusieurs.

Toujours sous forme de question, je demande alors : Désormais on travaille sur le micro du réseau de l’établissement, mais vous pouvez aussi travailer chez vous, ou sur votre i-phone ou… Comment faire : un outil de bookmarking social qui va permettre de faire tout ce dont on a parlé précédemment.

Ensuite, on va passer, avec un diapo et un vidéoprojecteur, à l’appropriation de l’outil

– création du compte

– bookmarking

– surlignage et prise de note

On passe ensuite à l’installation de l’addons pour firefox et on laisse travailler les élèves.

La séance suivante, après rappel de l’outil, on va présenter les fonctionnalités de partage de cet outil : création de groupe, usage d’un forum interne au groupe, abonnement aux BS etc.

On va ensuite demander aux élèves de créer un groupe par groupe de travail.

Cette séance je l’ai expérimenté devant un public de professionnel de l’info-doc et c’est vrai qu’elle a bien fonctionné. Il faut maintenant passer à un public de lycéen. On verra l’année prochaine.

L’intérêt que je vois dans cette démarche est d’inscrire un nouvel outil dans des pratiques existantes. C’est ce que j’avais essayé de faire avec une séance sur google et c’est ce qu’on va proposer en seconde pour l’année prochaine avec Claudie.

Posted on February 16, 2009
Filed Under Veille | |

Anne m’a demandé hier comment je m’y prendrais pour mettre en place une veille sur un sujet de société lié à l’énergie et au transport. Comme je suis en train de préparer l’atelier de veille pour les licences SRC, je vais en profiter pour appliquer le canevas méthodologique en traitant cet exemple.

Pour moi, la veille est une part/se confond au processus d’apprentissage.

Sur ce schéma, en jaune, la connaissance acquise, la flèche rouge symbolisant l’acquisition continue de connaissances via la veille.

Il est bien évident aussi que ce travail de veille/apprentissage est à mesurer sur le temps long. il ne devient pleinement efficace que par la régularité de la consultation/apprentissage.

Il ne s’agit pas non plus de penser la veille/apprentissage comme un temps d’apprentissage linéaire, un long fleuve tranquille pour reprendre le titre d’un film mais aussi comme un processus parsemé par des temps plus intense que d’autres. C’est en règle générale l’apparition d’une question connexe qui va déclencher un pic d’activité. Cette nouvelle question entraînant l’identification d’un nouveau besoin d’informations (cf André Tricot).

Sur ce schéma, le besoin d’informations apparaît avec les lignes bleues qui introduisent une rupture linéaire dans le processus et qui vont ainsi le reconfigurer

Sur ce schéma également, la veille est un processus infusif marqué par des lignes de ruptures qui reconfigure toujours le processus d’apprentissage selon un mode itératif.

Sans oublier que les finalités de la veille/apprentissage sont dans l’action définie comme anticipation (proaction) ou comme réponse à une question qui se pose (réaction).

Veille sur le temps long et recherche sur le temps court se complète donc selon les besoins et selon le système mis en place. On parle alors de deux processus : pull and push

Leux technologies associées : le moteur de recherche et les flux rss.


Posted on November 14, 2009
Filed Under Veille | |

(maj – image gracieusement prêtée par @neuromancien)

Tous les matins, je me lève, allume l’ordinateur comme d’habitude ;

je vais sur gmail, regarde mes veilles, comme d’habitude ;

J’agrège sur Gmail 6 adresses mails différentes, créées en fonctions de mes besoins professionnels et personnels (une pour les services, une pour une activité pro, une deuxième pour une autre activité pro, une pour mon job principal, une pour les contacts professionnels centrée docs, une pour les contacts professionnels centrée web, une pour les contacts perso)

On y trouve :

– les veilles collectives auxquelles je suis abonnés. j’utilise beaucoup feedmyinbox pour ça : le bouillon des bibliobsédés, aaaliens, la veille collaborative du réseau apprendre2.0, secrets2moteurs,  mes planetaki (docs, technologies, bd, emplois, cuisine), pluri(TAL), Echosdocs

– les veilles emplois particulière biblioemplois et veille et tic mais aussi quelques trucs ponctuels avec wanajob

– consultation des listes (foademplois, I-KM, KM-GC-Montréal, adbs et quelques autres

– lecture des newsletters diverses et variées

– les alertes google, sindup (apparemment c’est désormais un service payant), youtube, assemblée nationale, twillert, diigo, pikanews

– les messages en provenance des réseaux sociaux (facebook, twitter, linkedin, viadeo etc.)

– et bien sur l’activité professionnelle et personnelle

Je vais sur twitter, regarde le flux, comme d’habitude

– le flux principal très rapidement,

– les @jadlat et les DM

– les nouveaux followers et les nouvelles listes

je vais procéder ainsi une demi douzaine de fois dans la journée à peu près. Je suis en général plus attentif le matin ou le soir. Dans la journée le flux est trop important et il ne peut s’agir que d’un écrémage en surface.

je lis mon journal, mon twitter times comme d’habitude

puis je jette un oeil sur mon fidèle feedly comme d’habitude

ces deux services font un peu office, pour moi, de ce qu’était la lecture du journal matinal avant

twitter times me permet de voir ce qui intéressent mes followers très rapidement

feedly est un service qui est adossé à google reader et qui permet de faire remonter, en première page, selon un algorythme, des news intéressantes (euh, en fait je sais pas comment ça marche).

j’ai aussi créé trois rubriques à destination d’une lecture quotidienne :

– une pour les quotidiens que je lis (slate, rue89, nachchich, vie des idées, nonfiction, courrier international, monde diplo, acutalitte)

– une pour le suivi de mon identité numérique (également visible avec les twillerts et avec trois google alerts)

– une pour quelques blogueurs (très peu en fait) que j’aime lire par plaisir de les lire simplement

Je passe rapidement sur Facebook, que je n’aime pas vraiment, comme d’habitude,

Comme d’habitude je partage ce que je lis et je te le dis

– via feedly et sa fonction de partage direct sur twitter

– via twitter en direct en utilisant l’addons firefox spedr

– via diigo qui est cablé avec aaaliens et avec le bouillon, d’une part et avec mon blog d’autre part,

– via shr.im qui me permet de faire un suivi statistique intéressant

cela fait plus d’une heure que je te regarde comme d’habitude

allez je te quitte, il faut que je vive, comme d’habitude

Posted on November 11, 2009
Filed Under Evaluation de l’information, auteur-autorité, connaissance en cours de construction, identité numérique | |

Actuellement je travaille sur la notion d’auteur. En seconde on avance juste la notion de crédibilité et en première on essaye de la construire avec les élèves. Ce travail va aussi me servir pour le travail que je prépare pour les étudiants de l’IUT SRC de Laval.

Après avoir fait un billet synthétique sur les figures de l’auteur, autour d’un diaporama, j’ai mis en avant le fait que la confiance est au coeur de la relation qui existe entre un auteur et un lecteur.

Cette confiance est construite par la perception qu’un auteur est au coeur d’un réseau humain qui le crédibilise. Tout revient donc à repérer les liens qui relie l’auteur à ce réseau. Ils sont de deux ordres, soit il émanent, soit ils conduisent vers l’auteur. dans tous les cas, le seul vecteur visible de ces liens est le texte et ce qui l’entoure.

1. Les liens que met l’auteur dans son texte : les citations d’un autre auteur, les notes de bas de page, la bibliographie etc. et qui renvoie à cette idée que ce texte n’a pas été écrit tout seul mais qu’il s’appuie sur un réseau humain porteur d’un réseau de connaissances verbalisées : un réseau scientifique.

Ce faisant, l’auteur affirme ainsi son identité d’auteur par rapport à d’autres qu’il reconnait  et qui le reconnaissent comme des pairs,  ou des maîtres/élèves. On est là dans les problématiques classiques de l’identité.

2. Les liens qui pointent vers le texte : c’est à dire, dans le circuit classique la somme de tous les lecteurs.

– Le nombre de lecteur est un critère de sélection qui repose sur l’audience. Plus l’audience est large, plus le texte est lu et plus on peut supposer le texte intéressant. C’est le phénomène de best sellers. cela ne signifie pas que c’est un grand texte, cela ne signifie pas que c’est le seul texte à lire. Par contre cela crée des phénomènes « moutonnier ». On lit parce que d’autres lisent.

mais surtout les lecteurs qui comptent pour dire si ce texte est intéressant. Parmi ces lecteurs il en est qui comptent plus que d’autres :

–  il y a ceux qui filtrent une fois que le texte a été publiés, les prescripteurs d’une part et les commentateurs de l’autre.

Les premiers sont enseignants, journalistes, documentalistes etc. Ils sélectionnent afin de rendre intelligible un contenu donné à destination d’un public identifié. Ils ont un objectif de mise en perspective du contenu.

Les seconds sont commentateurs et critiques. Ils recommandent (ou non) et ce faisant ils font alors eux aussi oeuvre d’auteur dans une mise en abymes intéressantes à observer. Ils suivent eux aussi une ligne éditoriale.

– Avant publication, il y a ceux qui encadrent la pensée de l’auteur : directeur, éditeur, rédacteur en chef etc. et dont l’objectif est d’assurer une certaine conformité à la norme tout en permettant de développer une certaine nouveauté par rapport à cette norme.

– Enfin il y a ceux qui appartienne au réseau de l’auteur. Réseaux d’ami dont l’objectif est de soutenir et d’encourager. Réseau de pairs, c’est à dire ceux qui sont des mêmes que l’auteur et qui sont donc les plus aptes à juger de l’intelligence du récit proposé en fonction d’un savoir partagé par tous. C’est probablement les moins visible des lecteurs mais c’est aussi les plus important car c’est eux qui vont construire la réputation de l’auteur.

Deux facteurs / liens entre alors en jeu

– la plateforme (c’est à dire le lieu ou les lieux agrégés)  où est publié le texte. Un livre n’est pas un site internet, un site internet n’est pas un blog, un blog n’est pas un forum. Cela suppose pour le lecteur de connaitre l’identité de la plateforme

– le temps fait l’oeuvre. Une réputation d’auteur se construit sur la durée en même temps que grandit (ou non) sa communauté de lecteurs et ses réseaux de validation, en même temps que se multiplie et se complexifie ses textes, marque d’une pensée originale (ce qui est la marque fondamentale d’un auteur à distinguer fortement de la qualité). L’oeuvre est alors également un réseaux de textes qui se répondent.

On voit donc que les acteurs de ces réseaux concourent chacun à valider le texte, c’est à dire à apporter d’une part la confiance et d’autre par la reconnaissance de l’auteur et par là même sa réputation.

Il y a un risque à pointer là qui est celui de ne considérer que le nom de l’auteur au détriment du contenu du texte ici et maintenant. Une oeuvre peut être grande et un texte particulier être inapproprié, surtout quand l’auteur quitte son domaine de compétence pour mettre sa réputation au service d’autres causes.

Il y a un second risque qui est celui du renvoi d’ascenceur sans présager de la qualité réelle. C’est ce qu’avait pointé Serge Halimi dans les nouveaux chiens de garde.

C’est l’ensemble de ces facteurs qui vont caractériser la crédibilité à apporter à un auteur. Au lecteur final d’avoir une vision claire de ces différents intervenants. considérer un auteur, c’est considérer son texte et c’est considérer le réseau dans lequel il s’insère.

Sur internet, bien sur c’est le lien hypertexte qui va marquer en grande partie cette crédibilité.

A critiquer bien sûr !

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